LIVRE PREMIER. I.A PALESTINE
pas la cabane qui donnera l’ombre, ce seront les montagnes. »
an, R a gai) ou Régueb, renommé dans le Talmud 1 pour son huile, est probablement identique avec le Ragaba de Josèphe2 ; Alexandre Jannée mourut devant cette ville. Eusèbe 3 parle d’un endroit. d’Arga, à quinze milles de Gerasa, vers l’ouest (? nord-est). Il a peut-être en vue la province biblique d’Argob 4, que la version samaritaine rend par Rigobaah et le Targoum d’Onkelos par Tarkhouma (Trachonitide). Le pays d’Argob est le Lcdja qui sûrement n’a rien à faire avec le Régueb, Ragab ou Ragaba du Talmud ou de Josèphe.
Un ouady Radjib se trouve en Pérée, en ligne droite avec Naplouse. On pourrait y placer le Régueb des Talmuds et le Ragaba de Josèphe.
Le Talmud donne dans sa division physique de la Pérée, les noms modernes aux quatre villes bibliques suivantes :
nnoi rra, Beth Ramtha est le nom moderne de Beth Haram ou Haran delà Bible5, sur le Jourdain, appartenant à la tribu de Gad. Eusèbe et saint Jérôme 6 connaissent également le nom de Beth Ramtha ; le dernier ajoute qu’Hérode avait donné à cette ville le nom do Livias, en l’honneur de la femme d’Auguste. Josèphe 1 l’appelle Julias; Hérode Antipas aurait ainsi nommé Beth Ramtha, après l’avoir fortifiée, en l’honneur de la femme d’Auguste, que Josèphe connaît sous le nom do
1 Misclina, Menahoth, vm, 3. Cf. ci-dessus, p. 129.
* Antiquités, XIII, xv, 5.
3 Onom., a. v. Argob.
■* Deutéronome, iu, 4.
s Nombres, xxxii, 36; Josué, xnr, 27.
6 Onom., s. v. Bethharam et Fogor.
" Antiquités, XVIII, n, 1.
Julia. Il faut dire cependant que cet historien appelle ailleurs' celte ville, Livias.
Au sud de Jéricho, dans la vallée du Jourdain, se trouve le Ueït ou Tell lïaran avec lequel on veut identifier notre Beth Rarntha*.
ptM n'2,Beth-Nimrin est, d’après le Talmud. le Belh- Nimrah de la Bible. Cet endroit se trouve, dit Eusèbe3, à cinq milles au nord de Bcth-Haram. La Mischna 4 mentionne une localité de Reth-Namr, qui n’est probablement autre que Beth-Nimrah. On rencontre des ruines sur le Jourdain, près du ouady Shaïb, que les Arabes appellent Nymréxn 5 ; on les identifie avec Beth Nimrin.
On parle dans les Talmuds6 de deux villes, Schoulami et Namri, qui sont séparées par le Jourdain et qui ont chacune un gouverneur ù elle. Si ce Namri est notre ouady Nimreïn. Schoulami ne peut pas être la localité de Salem, près de Scythopolis.
nVrn, Tarala ou Taréla est le Souccoth ' de la Bible. Eusèbe8 place cette ville dans les possessions de Gad ;
'•Ibidem, XIV, i, 4.
* M. de Raumer, loc. cit., p. 260.
3 Onom., s. v., Bethainnuram .
* Péah, îv, 5. {T3-
5 M. de Ruumer, loc. cit.
6 Les trois textes talmudiques ont ici chacun une autre leçon :
La Tosiftha { Bekhoroth , ch. 7) a le T. de Jérusalem
{Baba Bathra. ni, 3) ppyn p’CCC fP’fll "ClTr; le T. de
tiobylone ( Bekhoroth , 88 a) riC'21 "CJ jljr- Nous avons combiné la leçon de la Tosiftha avec celle de T. de Bab., et nous lisons
ncai 'abz-
7 On mentionne dans le T. de Jérusalem t Haguiga, t, 1) les habitantsde Sakoutlia NHCD Nous croyons que le mottfnirO est la traduction araméenne du motrjOSOl cf. ci-dessus, p. 21.
H Onomasticon : « Sucholli in tribu Gad trans Jordanem. >