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LES PAYS HORS DE LA PALESTINE

Dans les chapitres suivants nous trouverons des vilies et descontréesappartenant aux parties les plus éloignées de la Palestine, que les Talmuds citent souvent. Pour les unes, ils ajoutent des observations intéressantes pour les sciences géographiques et ethnographiques; pour d’autres, ils se bornent à donner simplement le nom, sans que nous puissions nous en servir en aucune façon dans l’identification avec les localités actuelles.

Il serait difficile de dire à quelle époque et dans quelles < circonstances les Juifs ont émigré dans les différentes contrées de l’Asie, de l’Afrique et de l’Europe ; mais le fait est confirmé non-seulement par les Talmuds, mais aussi par d’autres sources. Les Actes des Apôtres 1

i Actes, ii, 9.

mentionnent l’existence de Juifs parmi les Parthes, les Mèdes, les Élamites et les Babyloniens. Alexandre le Grand contribua à développer la colonie juive naissante à Alexandrie 1 ; sous Antiochus le Grand ils s’établissent en Syrie et en Asie mineure, et on leur accorde à Antioche et à Séleucie le droit de cité, appelé isopolitêia *. Cicéron 3 les a connus à Apamée, à Laodicée, à Pergame et à Hadrumète. Ou trouve en Asie mineure surtout de très-importantes communautés juives au temps des Apôtres; saint Paul mentionne une synagogue florissante à Corinthe *. Mais il semble que les Juifs de ces contrées connaissaient aussi peu l’hébreu que leurs frères d’Égypte; l’idiome grec prédominait parmi eux. R. Meïr qui se rendit en Asie pour y accomplir une cérémonie religieuse, ne trouva pas chez les habitants le livre d’Esther en hébreu r>; il le leur écrivit de mémoire, afin de pouvoir en faire la lecture dans la synagogue le jour de Pourim. La Grèce aussi renfermait des Juifs, peutêtre déjà avant que l’ambassade de Hyrcan n’y arrivât 6. Si l'on en croit Cicéron, un grand nombre de Juifs habitaient Rome ; il est probable que le premier noyau de cette communauté date de l’époque où les Macchabées conclurent une alliance avec les Romains. La Babylonie, ou plutôt la Mésopotamie, était déjà le centre des écoles quand florissaient encore celles de la Palestine. Le chapitre qui traitera de ce pays sera par conséquent le plus

l Josèphe, Con. A pion, u, 4.

* Josèphe, An/. Xlt, m, 4; Con. Ap., l, 2.

;l Pro flacce ; cf. M. Delaunay, Philon d'Alexandrie, p. 95 etsuiv. lActei, xviii, 4, 19.

5 Tosifllia, Afeguüla, ch. 2, N'Otib ’jbîTJ TND "O HTPÇ

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fi Josèphe, XIV, vm, 5.

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