LIVRE PREMIER. LA PALESTINE
Nous avons reconnu dans un passage talmudique la fameuse Nazareth sous la dénomination de Cerieh. Sepphoris, capitale de la Galilée, selon Josèphe, Betli-Schéarim, Ouscha et Schefaram, endroits où se trouvait la grande école aux deuxième et troisième siècles de l’ère vulgaire, sont traités avec peu de détails ; on parle à peine de la forteresse importante de Jotapata. Heïfa, où l’on trouvait les limaçons à pourpre, est mentionné, selon notre opinion, dans les Talmuds.
Nous avons parlé d’autres localités dans la Galilée inférieure, où les docteurs avaient établi leur résidence.
Le cercle de Tibériade est le pays de la vallée. Tibériade, ville construite sur un ancien cimetière , fut longtemps antipathique aux Juifs, pour devenir, en définitive, le dernier siège de la grande école. C’était une ville très-fréquentée pour ses eaux thermales. Magdala est un endroit qui avait fort mauvaise réputation; Capernatim est la ville de la nouvelle secte; Khorazim produit du bon blé.
La Galilée supérieure ou le pays montagneux commence à Kefr Anan, où l’on fabriquait des pots avec de la terre ordinaire. Dans ce pays se trouvent les forteresses de Meroth et de Giscala; cette dernière est nommée dans les Talmuds Gousch-Halab, célèbre par ses huiles abondantes. On s’occupe peu, dans les Talmuds, d’Acco (Saint-Jean d’Acre) ainsi que de Césarée de Philippe, villes habitées cependant par les Juifs. L’empereur Dioclétien aurait séjourné quelque temps dans cette dernière ville. Gamala et Hippos sont comptées comme villes galiléennes.
Le pays transjordanique (la Pérée) est traité avec le moins de détails; il est également divisé en trois parties.
La ville de Gadara joue ici le plus grand rôle; Régueb est mentionné pour son huile. Boçra, Nebo, Çoar et autres sont nommées sans données particulières.
Nous ne pouvons résumer les localités que nous avons mentionnées dans le dernier chapitre, leur identification étant trop douteuse.