LIVRE SECOND. PAYS HORS DE LA PALESTINE Mo
Les Targoumim rendent le mot Sephain ville frontière de la Palestine, par Aparnéa ; ce qui ne concorde pas avec la situation de la Hamath de la Bible.
;oe, Mapeg; le Talmud y mentionne une idole du nom de Tharalham i. Mapeg, en siriaque Mabog 3, est la ville de Manbedj, dernière ville de la Syrie, à l’ouest; elle s’appelait autrefois Hiérapolis et possédait un temple très-célèbre. On y adorait la déesse Derceto ou Atergatis 4.
tfWJ Jp, Kan Nischraya ; nous y rencontrons R. Simon ben Lakisch qui rapporte deux mots usités dans le district de Kan Nischraya. Nous croyons bien faire
représente bien l’ancien Apoméa. M. le l)r Joël [MonatucArlft de M. Frankel, 1867, p. 384 et suiv.) essaie d’expliquer le nom N’CCN par NC’D“K! « ville à l’embouchure, » elle compare au nom latin Ostium et au nom allemand MUndung; si cette explication est vraie, il faudrait supposer que tous les endroits du nom d 'Aparnéa ont été fondés par des colonies sémitiques, ce qui n’est guère probable. M. Joël identifie le {OHi QIC du Talmud avec notre Apamée, ce qui n’est nullement motivé; nous en parlerons au chapitre de la Mésopotamie où cette localité de Poume-Nahra doit se trouver, du moins d’après notre opinion.
t Nombres, xxxiv, 10; cf. AViner, loc. cil., t. II, p. 460.
;Tal. de Bal)., Abodah :arah, 11 i, TO nrCFl 21 "CN
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■'jiaia Assemani, Bibl. or., t. II, p. 22.
< Atergatis est sans doute une corruption de Nnjnn (Assemani, I. c., t. I, p. 327], On explique le mot Tharutha par Janua, qu’on rapproche du temple de Janus. Nous croyons que Tharalha n’est autre que Nnjnnj? « la Vénus, » composé de -ipy, qui signifie Astharoth dans les inscriptions himyarites (cf. Fresnel, jour, as., 1846, t. II, p. 199 et suiv.; Osiander, Alorgenleendischc Zeitschrift, t. X, p. 62) et de NHJI qui signifie temps, destinée, fortune; Krirrj? donnerait presque le même sens que 7>2- ’JO
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de donner ce passade 1 qui pourrait être d’une certaine valeur pour la philologie. « R. Akiba dit : Quand je suis allé en Arabie, j’ai entendu nommer un bélier Youbla* ; pendant mon séjour en Galia, j’ai remarqué qu’on appelait une femme menstruelle Galmoudah •*; voyageant en Africa *, j’ai observé qu’un dit Keschita pour Maah (une monnaie biblique). Rabbi ajoute : Dans les provinces de la mer 5 ou emploie le mot Kira pour dire vendre. R. Simon ben Lakisch dit : Quand je suis allé dans le district de Kan Nischraya, j’ai entendu dire Nimphi* pour fiancée, et Schekhvi pour coq. »
•Tal.de Bab., Rosch haschana, 26 a. 'PsbîTwD N2’pJ? 31 "ON
N’W? ’rrPnrr to’py icm nPsv ni3*6 ;mp vn K>2ij;P icni [ntyso K", nsioj rrncP; ’tto] mioS: m^> p<p m nro upc: ’NePi Ntî’îrp njxb pup un Np'-w1? ro^nso ra'py '212P 'robrivz 'an ick (’pn dno Nn"mtnNtD'2?p nxa ’cno^ (’b tihsi&n '»noP ro’o xpoi ’noP) m’3 rr'rcp pip vn □' rtabpip vn tri»: jp Ginn^TcPrws ttppb p pyoa? 'an ion
'12Ï? PUinn^l 'Çj'y Nous n’avons pas traduit les mots entre parenthèses, qui contiennent l’application de ces idiomes à des passages bibliques. — I,e T. de Jér. (Beraklwth, IX, 2), rapporte ces idiomes au nom de lî. Levi; on y dit que c’est à Rome ('01131 qu’on appelle le coq Schekhvi.
* Ce mot se trouve avec le sens de bouc dans l'inscription phénicienne de Marseille, ligne 7.
» Une singulière décomposition du motn*TlQ;>2 * elle est sevrée de son mari.»
• Nous parlerons aux chapitres suivants des noms de Galia et A' Africa.
b II est difficile de dire de quelle province le lalmudiste veut parler. Nous croyons que le mot vvo « mon esclave, » que les Galiléens confondaient, dans leur prononciation, avec rpp «mon niBÎlre » (T. deB , Eroubiu, Î13 b), vient de l’idiome -|'o «vendre.» L’esclave est susceptible d’être vendu; cette idée trouve son analogie dans l’expression biblique 1QD2 pip. (Lév. xxn, 11) pour « esclave. »
8 C'est probablement le mot grec iNùp<pr|.