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LIVRE SECOND. PAYS HORS DE LA PALESTINE

z^;rr, Schekencib, non loin de Nahardaa, où R. Nahman so rendait souvent l. Les habitants de cette ville avaient la réputation d’être fort caustiques, c’est pourquoi Rahba 2 recommanda à ses fils de ne pas y demeurer. D’après Scherira :i, il y existait une académie à la fin du troisième siècle. Schekencib est peut-être identique avec Es-Sib sur le Tigre *.

tCZ'SiN, Artibana, non loin de Pome-Beditha5; c’est probablement une ville construite par le roi Artaban

Nmn '2 7, Be-Thortha, se trouve sur le chemin de Pome-Beditha, d’après le Talmud 8. On peut l’identifier avec Bithra. au sud du canal royal, sur le chemin de Séleucie, endroit habité exclusivement par les Juifs et incendié par l’empereur Julien 9.

■npo 'n: l0, Nehar Pakor, est toujours cité comme

i Tal. de Bab., Yebamoth , 37 b et ailleurs.

-Même Tal., Pesahim, 112 b. Il faut lire (avec le msc.) N2T au lieu de ™ppn U’Z'l

:l M. Greetz, l. c. R. Nahman se serait réfugié là après la destruction de Nehardaa par ben Naçr.

* Ritter, l. c., t. X, p. 191. Peut-être l’endroit NrC'î (Ziphtha), que porte le msc., au lieu de (Tal. de Bab., Eroubin, G4 a), représente-t-il la localité d'Ei-Sib. Le canal inj qu’on

mentionne à côté, s’écrit dans les liai, yvtdoloth (5 b) NTU ipcvn ; il »e pourrait qu’un canal près de Sib portât le nom de la ville ou vice versi.

5Tal. de Bab., Eroubin, Si b.

a M. Rappoport, l. c., p. 196.

"M. Lierenbourg ( Essais , etc., p. 179] croit que ce nom, ainsi que -irr.'Z, est en quelque sorte la traduction de nOS’C, ce nom est rendu dans les Turgoumim par KHCD- Cf. ci-dessus, p. 21.

S Tal. de Bab., Abodah zarab, 26 a et ailleurs.

,JM. Forbiger, l.c.. I. II, p. 625.

<°Ce nom est écrit dans le Talmud -ppQ Tll (Nahar Pekod); peut-être l’a-t-on fait par allusion à Pekod, nom allégorique de Bubylone (Jérémie, h, 21).

une ville qui était probablement située sur un canal du même nom. Nous donnerons relativement à cet endroit un passage qui u'est pas sans importance pour la philologie: LaMischna défend de demander au boucher de la vi.mde les jours de fête contre de l'argent; le boucher doit préparer des parties égales et les distribuer aux clients, sans que ceux-ci désignent la somme représentant la valeur de la viande. Or, laGuémare pose à ce sujet la question suivante : « Gomment les personnes demanderontelles de la viande? On répond : A Soura on demande un Tharta ou un demi-Tharta; à Neresch, un Helkaou un demi-Helka;àPome-Beditha,unOuzia ou undemi-Ouzia;

Neliar Pakor et à Matha Mehasya, un Riba ou un demi- Riba1. * Les endroits mentionnés dans le passage précité ne se trouvaient pas loin l'un de l’autre; on en cite quelques-uns conjointement. » R. Guidai dit au nom de Rab* : « Si un habitant de Neresch t'embrasse, compte tes dents; si quelqu’un de Nehar Pakor t’accompagne, c'est parce qu’il a vu sur toi un bel habit ; si un habitant de Pome-Beditha va avec toi, change ton hôtel (alin qu’il ne sache pas où tu demeures). » Nous verrons dans la suite encore que toutes ces contrées avaient mauvaise réputation.

Nehar Pakor était sans doute situé dans le voisinage de Neresch. LeTalmud raconte ce qui suit3: Un homme avait loué un âne; le loueur lui lit la condition de ne

» Tal. de Bab. Beçah, 29 a, {jna NtOT) bci'C! NÎ2T1 '"OR NTD3 ma ntn n:7ci n’tintdn «nnsoiss Npm n;7oi Npm net*

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3 Tal. de Bab., Kethouboth, 27 b.

LIVRE SECOND. PAYS HORS DE LA PALESTINE 305 pas aller par le chemin de Neliar Pakor (parce qu'il y a de l’eau et que l’âne ne pourrait endurer la fatigue), mais par celui de Neresch (où il y a peu d’eau). L’âne étant néanmoins mort, il s’ensuivit un procès : l’homme avoua avoir passé par Nehar Pakor, mais il soutint qu’il n’y avait pas d’eau, ce que le juge déclara mensonger. Nehar Pakor est peut-être la localité de Pacora1 * de Ptolémée, fondée par le roi Pacorus.

8713, Neresch, sur un canal; on parle du pont de Neresch*. Les habitants étaient réputés voleurs et méchants3 ; le Talmud parle dans ce sens de tous les habitants sur l’Euphrate, excepté de ceux de Soura et de Matha Mehasya. Ou trouvait à Neresch une espèce de castors l.

Nahras ou Nahr-sar, sur un canal du même nom, du côté-ouest du Tigre3, pourrait représenter le Neresch du Talmud. On cite Neresch conjointement avec Mahouza, Paphounia et Nehar Pakor3 * 6; de sorte qu’il serait permis d’en conclure que tous ces endroits étaient voisins les uns des autres. Scherira 7 * place cette ville dans le voisinage de Soura.

’1’2, Biri, lieu natal d’Oula3, de R. Dosthaï et de plusieurs autres docteurs , est cité avec Neresch 9 et se trouvait par conséquent dans la Babylonie proprement dite.

i Ritter, l. c., t. XI, p. 340.

Même Tul., Baba meeia, 93 i. *J131 XlOJN

3 Ibid., Yrbamoth , 110a.; cl', ci-dessus, p. 364.

1 Ibidem. jC IS’N 87131 '12'2

SRitler, l. c.. t. X, p. 191.

6 Cf. ci-dcssus, p. 360 et 304.

7 Leltre ,éd. Filipowski), p. 32.

* Tul. de Bab., Eronbin, 43 a.

'-'Cf. ci-dessus, p. 103.

366 I.A GÉOGRAPHIE DD TALMDD

JCTTi, Vardina, cité conjointement avec Neresch 1 et Be-Bari. Les habitants passaient pour avares *.

ton: Diç , Pome-Nahra, situé dans une région trèsfertile dans le voisinage d’une embouchure d’un canal ou d’un fleuve. « Une grande place se trouvait près de Pome-Nahra; d’un côté on allait vers la ville, et l’autre côté s’étendait vers le chemin des vignobles. Ceux-ci descendaient jusqu'au bord du canal ou du fleuve. » Pome-Nahra se trouvait dans le voisinage de Nehardaa.

Selon le Talmud on ne peut faire les cérémonies de deuil un jour de fête, excepté pour un savant, dans le lieu même où il est mort, en un mot, devant le cadavre. R. Calma (qui résidait à Pome-Nahra) avait fait une cérémonie funèbre un jour de fête, à l’occasion de la mort de R. Zebid de Nehardaa, parce qu’on considérait la distance entre ces deux villes si peu importante, que la cérémonie était censée avoir eu lieu devant le mort même 3. R. Nahman de Nehardaa s’était rendu la veille du Kippour chez R. Calma, à Pome-Nahra •; on ne se risque pas à entreprendre un long voyage la veille de cette grande fête, la plus solennelle de l’année.

Pome-Nahra Se trouvait également dans le voisinage de Hipparenum. « R. Hamnouna était assis devant Oula et lui expliquait une halakha; Oula, enchanté de la science de ce docteur, s’écria : Quel homme! quel homme ! c’est dommage qu’il soit de Harpanya ! R. Hamnouna pâlit. Oula, voyant qu’il avait mal fait, dit à R. Hamnouna : Dans quel lieu, paies-tu la capi-

* Ibidem.

- Tal. de Bab., Froubin , 49 a; cf. Raschi à ce passage.

3Tb1. de Bab., Moëd haton, 27 b.

Tal. de Bab., tfolin, 95 b.

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