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LES PEUPLADES MENTIONNÉES DANS LES LIVRES TALMUDIQUES

Nous ne donnerons pas ici tous les passages relatifs à ce sujet; nous les réservons pour le prochain volume, où nous rapporterons même les passages agadiques. Nous nous bornerons simplement à mentionner les noms des peuples, qui sont le complément nécessaire de ce volume.

En première ligne doit venir l’explication que donnent le Talmud 1 et lesTargoumim de quelques peuples énumérés dans la Genèse, ch. x, et I Paralipomènes, ch. i. (V. le tableau ci-contre.)

Gomer est rendu dans les deux Talmuds par Germamia, sans doute les Gammaei demeurant en Assyrie, entre les fleuves Gorgos et Capros. Ce pays est appelé, chez les Syriens, Beth-Garmé, et chez les Arabes, Djerma*. Le Midrasch, ainsi que les Targoumim,

i Tal. de Jér., Megvillah, i, Il ; Tal. de Bab., Yoma, 10a.

4 Cf. Pauly, Rcaleitcycloprdic, a. v. Il est possible que le mot CTN bc (Tal. de Bab., Megvillah, 6 b) se rapporte au

mAme peuple.

APPENDICE

rendent Gomer par Africa, ce qui nous semble une faute de copiste. Nous avons rapporté que quelques savants expliquent, dans ce passage, Africa par la Phrygie ou par l'Ibérie'.

Magog est rendu dans le Tal. de Jér. [>ar Golhia, ce qui se rapporte à l’invasion des Goths, que la tradition juive identifie avec celle du peuple Gog et Magog*. Le Tal. de Bab. rend Magog par Kandia, ce qui est sans doute une faute de copiste 3. Quant au Targoum du Pseudo-Jonathan, qui lit ici Get'mania, il faut le faire rapporter au mot Gomer.

Madaï, c’est la Médie. L’explication Mekedonia du Tal. de Bab., se rapporte au mot suivant *.

Yavan , c’est Éphêsc ou Makedonia. Le Midrasch l’explique par lsenia . que M. Rappoport 5 identifie avec Ausonia.

Thoubal est rendu dans le Tal. de Jér., ainsi que dans le Midrasch et les Targoumim, par Vithinia, ce qui est sans doute la province de Bithynie. Le Tal. de Bab. lit ici Beth Oneïké, qui représente le mot Bithiniea. Nous avons rencontré 8 le même mot dans la Mischna, où

< Cf. ci-dessus, p. 401.

- Saint Jérôme, Comm. ad Gen. : < Scioquendam Goget Magog ad Gostorum nuperin terra nostra vagautium historiam retulisse; » cf. M. Graetz, dans le Monatsschrift de M. Frankel, année 1853, p. 199.

3 Le msc. (Opp. Add., fol. 23) porte en effet N’J’JT;, qu’on doit sans doute lire xù'DU • H est possible que dans quelques msc. on lisait K’TpO, et on le faisait rapporter aux Scythes (Gèles), nom que portent également les Goths ; cf. Paulv , Realcncyclopedie, a. v. Gothi. Joséphe [Ant., 1, vi, 3) rend Magog par îâûOai.

1 Cf. M. Graetz, loc. cit.\ les Targoumim ont Hamadan, capitale de la Médie.

3 Op. cit., p. 28.

6 Cf. ci-dessus, p. 203.

APPENDICE

ii est question de fromage provenant de cet endroit, situé, croyons-nous, en Palestine. Il est possible, toutefois, que la Mischna vouille parler du fromage de la Bithynie, que Pline 1 mentionne comme très-renommé. Ou le préparait avec du vinaigre.

Meschekh est rendu par Mosia *, probablement la province de Mysie dans le voisinage de la Bithynie et de Troas a.

Thiras. R. Simeon l’explique par Paras (Persis); les autres docteurs (ainsi que les Targoumim), par Tharka. ce qui est probablement la Thrace 4.

Aschkenaz, c’est Asia ; nous en avons déjà parlé 5.

Ripliath est expliqué par lladaïb (Adiabène), sans doute par similitude avec la prononciation Diphath, dans les Paralipomènes. Les Targoumim l’expliquent par Parsoï (Perses)0.

Togarmah est expliqué par Germanikia, probablement la ville du même nom dans la province de Commagène, à la frontière de la Cappadocie 7. Le Midrasck rend encore Togarmah par Ger mania, probablement le pays de ce nom en Europe; les Targoumim l’expliquent par Barbariah, sans doute allusion à la Germania Barbara0.

• Hisl. nat., xi, 97 ; cf. aussi M. Wiesner, Ben Hananyoh (talm. forech.), 1866, col. 75. -

- n’DIN et N’DONi dans les Targoumim, sont sans doute une faute de copiste; le Midrasch n’a pas d'explication pour ce nom.

3 Actes des Apôtres, xvi, 7.

* Quelques commentateurs expliquent le mot p-qp (Cant. des Cantiques, i, 3) par le nom d’un endroit; on traduirait alors: « Ton nom est l’huile de la Thrace. » Cf. Ibn. Esra, au passage.

0 est une faute de copiste.

7 M. Forbiger, op. cil., t. II, p. 653.

0 M. Graotz, lor. cil., cite un passage intéressant du Midrasch

APPENDICE

Elischa est rendu par Elis ou Æolis.

Tarschiscli par Tarsos eu Asie.

Kittim par Achaïa nom que les Romains donnaient à toute la Grèce; les Targoumim le rendent par I ta lia (peut-être Graecia magna).

Dodanim est rendu par Dardania, probablement la ville de Dardanus en Troas, sur la côte de l’Hellespont.

Le Talmud de Bakylone explique encore Sabtlia Raama et Sabtakha par « Sakistan intérieur et extérieur. » Ils sont distants l’un de l’autre de cent parsa, et leur étendue est de mille parsa ®. Peut-être comprend-on sous le nom de Sakistan, la province de la Scythie , dont les habitants sont appelés Sakat. Ptolémée parle de la Scythie « intra et extra Lnaum 3. »

Le Midrasch rend Pathrosim par Parvitoth, et Kaslouhim par Pakosim '. Ce ne sont pas des noms propres de peuplades ; mais ils signifient peut-être « brigands (pirates) et hommes forts 5. »

Nous avons déjà parlé de l’explication talmudique sur les peuplades Arvadifi, Cemari et Hamathi. Quant à

Tilim, où l'on nomme les Barbares à côté des Goths ; sous la dénomination de Barbares, on comprendrait ici, selon l'opinion de M. Graetz, les Teutons.

» Il faut lire n'3!s* au l*eu de n'3K dans le T. de JM et K”3N pour dans le Targ. du Pseudo- Jonathan; M. Rappoport (op. cit., p. 3) propose encore Eubœa.

lYoma, 10 a, NT! j'3 W!,rO jflD'pDI RmU jnD'pO

•r-o ’oïn nc'pm 'a^o dns

3 M. Forbiger, op. cit., t. II, p. 462.

4 Bcretchüh rabba, ch. 37,

s Le Midrasch prend peut-être C'DlpD dans le sens de ■ cèdre » (tr. targ. de nrNPJ, gens de haute taille ; un autre docteur dit que les Kaslouhim étaient au contraire des nains.

11 Cf. ci-dessus, p. 300. Le mot Qnn dans le Tal.de Jér., Tebamotk, vin, 1 , est une faute de copiste, Rhodes ne paraissant

APPENDICE

l’explication des autres peuplades dans les Targoumim, nous ne devons pas nous en occuper ici, puisque les Talmuds n'en parlent pas.

DHN, Edom est une dénomination pour les Romains’. On trouve cependant aussi l'expression c^ovi pour désigner ce peuple.

"ND'N, Armai est une expression vague dans le Talmud ; on ne pourrait pas dire qu’on désigne le peuple syrien par ce nom; c’est plutôt une dénomination pour désigner un habitant de la Babylonie (Mésopotamie) et d’origine araméenne (Syrie de l’est). Dans le Talmud de Babylone, on oppose un Parsaah (Persan) à un Armaah (Araméen) *. Dans quelques passages talmudiques. Armai signifie un non-israélite 3, comme, chez les lexicographes syriens, Armcya est devenu synonyme de < païen *. »

Par la langue arami, on comprend quelquefois la langue syrienne littéraire, qu’on désigne dans le Talmud aussi par langue soursi \ Quand on dit8 que la Thora était donnée en quatre langues, « en hébreu, en romain, en arabe et en arami » , ce dernier signifie certainement la langue syrienne; car on dit dans un autre passage

pas dans les Talmuds ; il faut le lire CVH- Quant au passage du Tal. de Jér. [Abodah sarah, m, 13) OVÏÏÏ1 KC'TS. 1® leçon de l'édition de Venise , KC/ü ’IVW» est préférable; Adoré est peutêtre la divinité Adar (M. Chwolsohn, die Ssabier vnd der Ssabimus, t. II, p. 782< ou la statue d' Adonis.

1 Cf. M. Rappoport, Erekh Millin, p. 14 et suiv.

4 Baba Kama, 39 a. riKC'D ••• PINDIR NT’p'i

4 Tal. de Bob., Yebamoth , 45 b et ailleurs.

1 Cf. Thésaurus syriacus, par M. Payne Smith, col. 388 et suiv.; M. Renan, Histoire des langues sémitiques ;3" éd.), p. 232.

R M. Renan, loc. rit.

Siphré. Deutéronome , § 343 (éd. Friedmonn, p. 142 b).

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talmudique 1 : « Ne méprise pas la langue soursi, puisqu’elle se trouve dans le Pentateuque, dans les Prophètes et dans les Hagiographes. » La langue araméenne ne signifie certainement pas la langue vulgaire dans le passage où l’on dit* : « Celui qui demande à Dieu le nécessaire, en araméen, sa prière va directement vers Dieu, sans l’intervention des anges; car ceux-ci ne comprennent pas l’araméen. »

Ailleurs, on dit que l’araméen était parlé en Babylonie (Mésopotamie). Rabbi dit : « A quoi sert la langue soursi en Palestine? on devrait parler ou l’hébreu (la langue sainte) ou le grec. » R. Yosé dit : * Pourquoi l’araméen en Babylonie ? on devrait parler ou l’hébreu ou le perse 3. » On mentionne encore une langue vulgaire que les Juifs d’Alexandrie aurait employée dans leurs contrats de mariage *. Nous ne pouvons discuter ici à quelle classe appartiennent les langues des différents livres talmudiques; nous y reviendrons dans un autre volume.

’3V, Yavani. Sous ce nom, on comprend ordinairement le syro-grec, car Alexandre n’est jamais appelé

i Tal. de Jér., SotaA, vu, 2. fTTtTOC ■p’ja Pp ’DHD MIT NtC

c’N!a;a Nnnnr i;1 arc mira hok xin DDinrai Dwaioi •rvciK ~bab encan ram ara oairaa pn^non nra 2tc

On mentionne dans ce même paragraphe la langue romaine.

* Tal. de Bab., Sabbath, 12 b.

3 Même Tal., Baba Kama, 83 a. «

* îîuoTûiv yXüraa»; cf. M. Renan, tac. cil., p. 139. Tal. de Jér. ,

Yebamoih, xv,... ic;rrrrp parus vn cnn pr1?

•tairn ne» m: ’à pnnn ’nab- Ce langage était

peut-être un mélango d’hébreu et d’arménien, tel qu’on le trouve dans le Targoum samaritain. L’ Ellenisthon (pHQ’j'f Tal. de Jér., SotaA , vu. 1), que les Juifs parlaient à Césarée, étaitprobablement aussi un mélange de grec et d'hébreu.

APPENDICE

Yavani, mais Mokdon (Macédonien)1 *. L'écriture, ia langue et les sciences grecques sont mentionnées dans les Talmuds, mais nous ne nous en occuperons pas dans ce volume.

’trto, Kaldoï. Les Chaldéens sont mentionnés dans le sens d’astrologues *.

HD, Madi, sont les Mèdes. R. Akiba dit3 * : * J’aime les Mèdes à cause de trois choses : 1° ils coupent la viande sur la table; 2° quand ils embrassent, ils le font sur la main; et 3° pour discuter les affaires de l’Etat, ils s’assemblent en pleine campagne »

N’ïïd:, Nabhatiya. Le Talmud de Jérusalem 5 rapporte l’explication des peuples Keni, Kenizi et Kadmoni par différents docteurs. « R. Youda dit : Ce sont les Arabes, les Schalmia et les Nabhatiya; R. Siméon les explique par Asia, Aspamya et Dameschek; R. Eliézer ben Yakob, par Asia, Kartaguéna et Tarki. » Nabhatiya signifie, sans doute, les Nabatéens, qui demeuraient, d’après les auteurs grecs et romains, depuis l’Euphrate jusqu’à la mer Rouge 6. Le Talmud distingue, comme on voit, les Arabes des Nabatéens; telle est aussi l’opinion des historiens arabes et des savants

1 Tal. de Bab., Megaülah, 1 1 a. qijy!’

* Même Tal., Yelamoth, 21 b et ailleurs. Nous ne nous occuperons pas ici des Guèbres que le Talmud mentionne sous le nom de

3 Tal. de Bab., Berakhoth, 8 b. La Pesiktha (msc.) porte au lieu de ,C*rnTO * las orientaux. »

1 Cf. Mannert, ap. cit., p. 102.

5 Tal. de Jér., Schebiith, vi, 1. Même Tal., Kiddouschin, i, 9, n'’î227 rPir ’N'C- ; le Midrasch (Bereschilh rabba,ch. 441

le Tal. de Bab., Baba bathra, 50 a, NmflDl

6 Winer, op. cit., t. II, p. 130.

APPENDICE

modernes'. Le Targoum rend Kedari * * 4 par Nabat, et le distingue également des Aralies. Il est encore trèsdouteux si le nom biblique Nebhoyoth doit être appliqué aux Nabatéens 3.

N’plD, Sarkiya *, signifie sans doute les Saracènes, une tribu des Arabes. Le Targoum 5 * traduit « Ismaélites» par Sarkoyin.

’KDTQ, Parsii.Par ce nom on désigne les Perses, mais il n’est pas certain que le Talmud comprend sous ce nom les peuples de tout le royaume des Sassanides ou seulement de la province de Persis. Le jugement sur cette nation varie selon les circonstances : « Rabban Gamaliel dit8 9 : J’aime les Perses à cause de leur décence en toutes choses; R. Yoseph dit : Cette nation est destinée pour la Géhenne. »

En général, on représente les Perses, dans le Talmud, comme des gens sauvages : « C’est encore R. Yoseph qui dit 7 : Les Perses mangent et boivent comme les ours, et sont gras comme eux; ils laissent pousser leurs cheveux longs comme ces animaux , et comme eux, ils sont errants. » On dit cependant que le3 Perses sont très-vaillants 8.

« La régence des Perses, dit le Talmud, est une régence indigne; car elle n’a ni écriture ni langue y. »

i M. Renan, op. cil., p. 243.

* Ezéchiel, xxvu, 21.

s M. Chwolsohn, op. cil., t. I, p. 698, 703.

* Tut. (le Jér., Demo7, i, 3; Bereschith rabba, ch. 48.

Genèse, xxvu, 25.

|! Tal. de Bab., Berakkoth , 8 b.

' Même Tal., Kiddouschin, 72 a.

* Ibidem.

9 Même Tal., Guittin, 80 a; Abodah :arah, 2b.

APPENDICE

I2il

Nous développerons plus amplement, dans notre partie historique, les relations entre les juifs de la Habylonie avec les Perses.

«mp, Karthoii. Le Talmud 1 distingue ce peuple de Kardoï (Kurdes *). Nous croyons que par Karthoii on pourrait comprendre les Kurtioï, peuplade persique:*.

Schalmoï, mentionné conjointement avec les Nabatéens*, désigne sans doute les Salmani ou Salmioï, peuplade arabe 5 dans le voisinage de la Mésopotamie.

i Tal. de Bab., Yebamoth, 10 a. “nn^ ’TPpl Hr6 "lmp

•* Cf. Qualremere, Mémoire de l’Académie des Inscr. et Belles- Lettres, t. XIX, p. 413.

* Cf. ci-dessus, p. 427.

5 Pline, Hist. mt., vi, 26, 30; cf. Pauly, loc. cil., a. v.

APPENDICE

FRONTIÈRES BIBLIQUES DE LA PALESTINE D'APRÈS LE TARGOUM DU PSEU DO-JONATHAN ET CELUI DE JÉRUSALEM (NOMBRES XXXIV, 3 — 13»).

La rédaction de cette partie dans le premier Targoum est très-embrouillée ; nous préférons donner la traduction du texte du Targoum de Jérusalem, et nous mettrons les variantes de l’autre Targoum dans les notes.

Verset 3. Vous aurez pour frontière-sud le désert de Rekem*, sur la lisière d’Edom; cette limite aura son commencement à la pointe orientale de la mer salée;

4. Cette limite méridionale s’infléchira vers la montée d’Akrabbim, touchera la montagne de fer et aboutira au sud de Rekem de GayaI * 3, sortira vers Dirath Adraya 4 et ira jusqu’à Kesam 5 ;

I Le texte hébreu se trouvant dans de nombreuses éditions, et suitout dans la Bible polyglotte, nous nous dispenserons de le répéter ici.

* Pscudo-Jonathan a ici le désert de Ciné-Touré-Parsela ; cf. ci-dessus, p. 40.

> Pseudo-Jonathan lit Tiratli; Suadyah a ici ne' (Raphia; cf. ci-dessus, p. 20.).

!> Saadiah a ici ‘jtuc (Mazel). CD’p est peut-être le mot samaritaincjpp pour yy (Nombres, xix, 6); le Targoum aurait alors pris 'ioüT dans le sens de yy.

APPENDICE -131

5. Do Kesam, la ligne frontière déviera vers le Nil d'Égypte ', puis s’étendra jusqu'à la frontière-ouest.

C. Cette frontière sera formée par la grande mer qui est l'Océan, avec les îles *, les ports et les navires qui en dépendent ; telle est la frontière-ouest.

7. Pour la frontière-nord, vous vous dirigerez de la grande mer vers le mont Amanus;

8. De là, vous continuerez jusqu’au-dessus d'Antioche3, et l’aboutissement sera à Avlos de Kilkaï*.

11. Elle se dirigera vers Zatirin , aboutira à Dirath Aynoutha ; voilà la frontière-nord.

IÜ. Les bornes de l’Orient sont de Dirath Aynoutha vers Apamiah 11 ;

1 C’est le fleuve d’Egypte; cf. ci-dessus, p. 20. Suadiah a ici

’*IN1 (ouadi el-Arisch).

2 Pour les îles de l’Océan, cf. ci-dessus, p. 7. On ajoute encore dans les Targoumim « avec les eaux primitives de la création »

3 Le Tal. du Pseudo-Jonathan a ici « au-dessus de Tibériade » (cf. ci-dessus, p. 8), qui est sans doute une faute de copiste, puisqu’on fait aboutir la ligne à Aldus de Kilkaï. Les noms icc po’p NVunni D’üpm »m:wo itt: ’irirTn non -in y sont introduits par l’ignorance d’un copiste ; ils appartiennent au verset 15.

* C’est sans doute l’Aulon cilicus, entre Chypre et la Cilicie (Pline, Eût. nat., v, 25); il faut probablement lire au lieu de Mais il faut bien se garder de vouloir identifier le c7îK

NP2T des Talmuds (ci-dessus, p. 18) avec cet Aulon ou avec ’Aulon regius, vallée au-dessus de la plaine de Marsyas en Cœlesyrie, vers la province de Damascène ; lu frontière de la Palestine, d’après les Talmuds, ne pouvait pas être aussi loin.

5 Le Targ. du Pseudo-Jonathan lit ici : « la ligne s’infléchira vers Keren Zacoulha et Guibtha de Uatmona, et elle sortira vers Caria beth Sebel (cf. ci-dessus, p. 20) et le milieu de Dartlia rubthu, entre Tirath Invatha et Darmeschek. • Ce serait perdre du

APPENDICE

11. De là elles se dirigent vers Daphné, à l’est d’Ayuoutha ; la ligne descend et arrive près de la mer Guinosar, vers l’est 1 ;

12. Elle descend encore vers le Jourdain, et aboutit à la mer salée. Tel sera votre territoire circonscrit par les limites mentionnées*.

Ce Targoum donne encore une vaste description du pays des deux tribus et demi au delà du Jourdain (verset 13), qu’il étend jusqu’à l’Euphrate. Nous ne donnerons pas ce passage tout à fait inutile pour la géographie de la Palestine. D'ailleurs les noms propres de ce passage sont connus \ sauf le mot ’topi» (Schokmezaï) ‘.

temps que de vouloir faire des conjectures sur ces noms étranges; nous ferons seulement observer qu’Kusèbe (Onom, s. v. Hénan) désigne également la frontière-nord de la Palestine par 6p!ov Astninmi.

i Nous croyons que, dans le Targ. du Pseudo-Jonathan, tout ce qui suit les mots CN’iO mjJDOl» appartient au verset 15.

3 Le Targ. du Pseudo-Jonathan précise ici en peu de mots les frontières de la Palestine : Kekem Gavé (Kadesch Barnéa) vers le sud, l’Amanus vers le nord, la grande mer vers l’ouest, et la mer salée verst l’est,

s Pour 11» d faut y lire tOiym

* M. Schwarz [dat h. Land, p. 188) veut l’identitier avec la localité Aschmiskin (?), à trois heures et demie au sud-est de Naveh.

N 0 T K S SUPPLEMENTAIRES

KT

Page 9. note 5. M. Graetz (dans une communication particulière) nous propose d'expliquer le nom par le grec

capvl ; on pourrait donc accepter la leçon de N’fl’JCp, ce qui représenterait le mot grec KsjiXwSr,;. S’il était permis d’employer le mot « cap « pour eaput, on pourrait identifier X’TiT'Cf avec le promontoire de Laodicée, en Syrie, mentionné par Pline [Hist. Hat., v, 18).

Page 76, ligne 19. Nous avons traduit les mots q-q par « vignoble carré; » on l'explique ordinairement par « jardin des fruits de la quatrième année, » allusion au précepte mosaïque d’après lequel les fruits produits par les arbres dans la quatrième année de leur plantation, sont consacrés à Dieu. Nous croyons toutefois que la surface de ces sortes de jardins était carrée.

Page 87, note 1 . Il faut lire (K*4apjsÇi) fj.

Ibidem, note 2. Il faut lire tw r.v> Cm.

Page 247, ligne 18, Ajouter après le mot « suivantes » les mots

•jios .mro .me: ira >cin n’a

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