‹ La géographie du TalmudChapitre 57 sur 219 · I.IVRE PREMIER. LA PALESTINE · texte numérisé non relu

I.IVRE PREMIER. LA PALESTINE

« Alexandre Jannoe fit creuser un grand fossé qui commençait à Kabarzaba appelé maintenant Antipatris, et qui se terminait dans la mer, près de Joppé. » Dans un autre passage cependant Josèphe semble dire qu’Antipatris fut construit dans le voisinage de Capharsaba. « Après que les solennités et les fêtes furent terminées, dit-il, Hérode fit bâtir une autre ville dans la plaine appelée Capharsaba 2 ; i 1 y choisit un emplacement abondant en eau, d'un sol excellent, où les différentes cultures prospéraient. Cette ville fut entourée d’un cours d’eau et d’un bois des plus belles essences. Hérode lui donna le nom d’Antipatris, en mémoire de son père Antipater. »

Les Talmuds nous porteraient à croire que Capharsaba et Antipatris ne sont pas identiques. On y mentionne ces deux noms. « Un arbre (sous lequel probablement on pratiquait l’idolâtrie) fut déclaré impur à Kefhr Saba 3 *. » On y dit encore 1 : « La règle du Demoi 5 pour les Samaritains était obligatoire depuis (Funduk?) Kpi:o jusqu’à Kefar Saba. »

Or, les Talmuds donnent invariablement aux villes les noms usités de leur temps. Quand il s’agit de noms bibliques changés ou altérés plus tard, ils se servent du nom primitif pour YAgadah,(\e noms postérieurs pour les discussions sur le dogme. Kefar Saba et encore moins Antipatris ne sont des noms bibliques. 11 n’y avait donc aucun motif de donner ces deux noms à une seule et même

1 Ant., XIII, XV, 1 ’Aîîb ■rijç (KaJsapM^) Vüv ’Arr.ïïïpU

xaXsfTat.

- Ant., XVI, v, 2; Iv ri*» TsotcpTÔ» Xs^opivri)

3Tal. de Bab., N'Mâh, 61 a. .«£0 703 ÏTOp2?D nrjflO

■* Tal. de Jér., JDcmoï, n, 2.

5 1.e mol \\'C7 est la transcription du mot grec oTjjioi, peuple,

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ville. En outre, les docteurs talmudiques exécraient la mémoire d’Hérodc ; pourquoi auraient-ils employé le nom de son père pour désigner une ville qui s’appelait aussi Kefar Saba ? et c’est précisément le mot Antipatris qu’on rencontre plus fréquemment que le premier.

Tout au plus pourrait-on supposer que les passades talmudiques où se trouve le mot Kefar Saba. sont d’une rédaction antérieure au nom d’Antipatris ; rien n’autorise cette hypothèse.

Il est question dans un passage talmudique 1 de la côte d’Antipatris : « On est obligé de donner la dîme des p induits du sol, qu’on achète sur les bateaux à Jaffo et à Césarée. H. Yehoudah dit : Sur les côtes de Yischmib et d’Antipatris et sur le marché de Patris tout produit était considéré autrefois comme Demol, parce qu’il est censé provenir du mont Itoyal. » Aux yeux des Talmuds, Antipatris était donc un port ou au moins une ville située près de la nier -.

La situation d’Antipatris au bord de la mer s’accorde cependant peu avec la direction du fossé de défense dont parle Josèphe Nous ne saurions pourtant tirer une conclusion absolue sur ce point qui relève de la stratégie des anciens.

La localité Ko far Svbu. «pie M. Prokesch d’Osten a

PU) et veut dire qu’on considère les denrées comme provenant d’un païen, pour lequel il y a doute s’il a satisfait aux prescription* du prélèvement des dîmes, etc., sur les denrées.

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- Guillaume deTyr et d’autres ont la même opinion. Cf. Reland. Vahrstina. t. II. p. 509 et 597 ; Robinson. Bill, retearcheg, t. II. p. 2i2.

:l Cf. ci-dessus, p. 87

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