‹ La géographie du TalmudChapitre 58 sur 219 · LIVRE PREMIER. LA PALESTINE SU · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. LA PALESTINE SU

trouvée1 *, représenterait bien la plaine du même nom dont parle Josèphe, mais nullement Antipatris. car Kafar Suba se trouve [dus au nord, même si l’on accepte la rectification proposée par M. de Raumer* dans l’itinéraire de Jérusalem, et qui porte de dix à vingt milles la distance de Lyddaà Antipatris.

En outre, à Kafar Suba on n’aperçoit nulle traco de ces eaux abondantes3 * * * auprès desquelles Hérode construisit Antipatris. La supposition de Robinson ‘ que la rivière d’ Antipatris est un ouady qui tarit on été. ne nous semble guère acceptable, et ne s’accorde point avec les eaux abondantes qui déterminèrent le choix d’Hérode.

Josèphe lui-même n’est pas fixé sur la véritable situation d’ Antipatris. Il dit tantôt que cette ville était construite dans la plaine'’ de Kafar Saba. tantôt il la place près des montagnes Le fossé d’Alexandre Jannée se trouve, selon lui. une première fois entre Antipatris et la côte de Joppé ; une autre fois, le fossé commence près de ce même « Caphar Zaba qu’on appelle maintenant Antipatris7. » Nous ne pouvons pas nous prononcer par conséquent sur les données contradictoires des Talmuds et de Josèphe. Les traces de ce fossé que Josèphe indique, nous mettront peut-être un jour en état de fixer avec plus de certitude l’emplacement d’Antipatris.

1 Iteise tii das heiliyc Land , p. 120.

- Paltrstina (4e éd. ), p. 147, note 93 b.

Josèphe, Ant. X\I, v, 2. I1ot*;io3 -.pipplovro? Tr,v — o7'v.

* Bibl. researches , t. Il, p. 243.

•'■Cf. ci-dessus, p. 87.

*’ (inerr't‘ , I, iv. 7. jisTaÇy 7Ïj; ’ Ivrt-aTpfôo; napop ouxat Ttüv 1

ar'iaXtTiv.

'Cf. la noie précédente.

i.a oÈooiuMnfi Dt! TAi.Mrn

Los Talmuds 1 parlent du nitrn fabrique1 à Antlpatris et qui était inférieur a celui d’Aloxandrio.

Le tnot Patris, dans le passade précité* de la Tosiftlia, est peut-être la ville de Bélarus mentionnée dans l’itinéraire de Jérusalem, à 10 milles de Césafée *, On identifie Betarus avec le village actuel de Barin, et M. Graetz 4 croit mêhie que ce Betarus est la fameuse ville de Bctlar qui soutint un siège héroïque sous Bar* Coziba; cette dernière opinion est repoussée par presque tous les savants. Nous donnerons plus loin notre opinion sur l’emplacement de Bettar, cette ville dont la chute entraîna la ruine définitive de la nationalité juive.

21»" . Quant au mot Yischoubh qu’on lit dans le même passage de la Tosiftha 5, les commentateurs 0 l’expliquent par « lieu habité, » c’est-à-dire la côte où les Juifs ont commencé à se fixer. Cette explication est peu naturelle, puisqu’on parle dans ce passage talmudique des côtes de Joppé, de Césarée et d’Antipatris; le mot riï1* serait plus naturellement un nom propre.

On peut entendre Sous ce nom la ville maritime d’Arsuf. La chronique samaritaine, connue 30üs le hohi de « Livre de Josué, » mentionne une Ville de Y assoit p, qu’on prend pour Arsuf; or, il"” et *]1CN’ peuvent facilement s’identifier.

* Tal. de Bab., Sabbath, 90 a. .D'1î20,!3iN ITO

- Cf. ci-dessus, p. 88, noie 1.

3Reland, Palœstina , t. I, p. 400.

I Geschichte der Judcn, t. iv, p. 106.

5 Cf. ci-dessus, p. 88, n. 1.

II Minhath Bikkourim dans l’édit, delà Tosiftlia de Wilna, 1841.

"Edition de M. Juynboll,ch. 17. Ce savant identiiie Yassouf avec

la ville de Suffa entre I.od et Beth-Horon. Il vaudrait encore être mieux identifier Yassouf avec une ville du môme nom que M. de Sa ulcy [Voyage, t. II, p. 243) mentionne dans les environs de Sicliem.

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