‹ La geógraphie médicaleChapitre 110 sur 233 · DE QUELQUES AUTRES FILAIRES · texte numérisé non relu

DE QUELQUES AUTRES FILAIRES

dragonneau se passerait dans le corps de crustacés microscopiques, les Cyclops, que l’homme avale avec l’eau.

Destruction. — Les nègres et les vieilles négresses ont au Sénégal la spécialité d'extraire ce parasite indiscret. Sitôt qu’au fond de l’abcès on a reconnu la filaire, on attire une deses extrémités au dehors, on l’enroule autour d’un bâton et l’on tire doucement. La tradition des matrones noires est que, si l’on vient à rompre le ver, la maladie devient alors très grave et que le malade peut en mourir. Cette tradition est absolument juste ; en effet, le ver rompu meurt; mort, il se putréfie et, putréfié, il expose le malade à quelque chose d’analogue à ce que nous nommons une piqure anatomique.

En Perse, on fait mieux : les matrones enroulent le ver, aussi elles, mais les médecins l’anesthésient et le tuent par le chloroforme.

$ D. DRAGONNEAU AQUATIQUE.

Il existe une autre variété de dragonneau, connu sous le nom de Dragonneau aquatique, qui passe une moitié de son existence dans l’eau et, moins ambitieux que la filaire de Medine, passe l’autre moitié dans le corps d’un insecte. Si elle est moins noble que celle que reçoit la filaire de l'homme, l’hospitalité forcée que donne le corps de linsecte à cette filaire est aussi plus sûre, car il ignore le moyen de la détruire et de s’en débarrasser.

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