I. INFLUENCE DE LA CIVILISATION SUR LES MALADIES
Chaque étape de civilisation correspondant à un état anatomique particulier et à un état physiologique particulier comporte, par conséquent, un état pathologique particulier. Malheureusement, ce serait une erreur de croire qu'à mesure que le développement cérébral s’accroit, le nombre des maladies décroit.
Sans doute, certaines maladies disparaissent, à mesure que la civilisation augmente : les maladies de famine, les maladies alimentaires sont dans ce cas; ainsi on a désigné, sous le nom d'usure paléontologique des dents, une usure qu’on croyait spé-
ciale aux races préhistoriques, qui présentent toutes les dents usées ; mais cette usure se rencontre aujourd'hui encore, chez toutes les races qui, comme les races préhistoriques, n’ont qn’une alimentation grossière; elle ne se montre plus chez les civilisés. Mais ilest juste d’avouer que d’autres maladies semblent apparaitre ou, du moins, se développent davantage: ce sont précisément les maladies sociales, celles qui vont nousoccuper. Elles varient selon certaines conditions que nous allons passer en revue.