S 3. DOMESTICATION, CAPTIVITÉ
La domestication hâte la maturité ; ainsi nos races perfectionnées de moutons arrivent plus vite que les autres à maturité.
La fécondité se trouve aussi accrue chez les animaux domestiques ; ainsi, tandis que le lapin sauvage a, par an, 4 portées de 4-8 petits chacune, le lapin domestique a 6-8 portées de chacune4-11 petits. La femelle du sanglier a de 4-8 petits à chaque portée; la truie, jamais moins de 8. La cane sauvage pond 8-10 œufs; la cane domestique 80-100 œufs. L’oie sauvage, de 5-8 œufs; l’oie domestique, 13-18. Les pigeons de volière sont plus prolifiques que les pigeons de colombier.
Au contraire, les animaux qui ne sont pas mürs pour la sociabilité entre eux, ne reçoivent pas la domesticution ; ils subissent la captivité, dont leseffets sont tout différents. Le lièvre, par exemple, peut subir ‘la captivité, mais n’est pas domestiqué. Alfred Audap à fait l'expérience suivante : il a pris un couple de lièvres et l’a tenu captif;, la femelle a eu plusieurs portées qui étaient en décroissance au point de vue du nombre
des petits ; elle a eu d’abord 6 petits, puis 5, 5, 2, 4, qui sont morts en quinze jours ; 1 mort-né, puis 0. Il à gardé 17 petits de la première génération et 4, près de 25/100, sont demeurés stériles. 11 y a même des animaux qui, plus amis encore de la liberté que le lièvre, ne se reproduisent jamais en captivité.
L'histoire du lièvre et de tous les animaux captifs, mais non domestiques, est absolument celle des Australiens, des Peaux- Rouges, des Polynésiens. Ils ne sont pas tout à fait captifs, mais nous leur prenons leur terre, ieur liberté, leurs habitudes ; leurs unions demeurent stériles, ils ont moins d° enfants, leurs enfants vivent moins et la race s'éteint.