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RACES BLANCHES

Dans l’Amérique du Sud, on voit fréquemment une sorte de vitiligo, avec décoloration, taches rosées, diminution de la sensibilité ; Crevaux a observé cette maladie chez les Galibis. Dans les Andes, le mal est connu sous le nom de taches endémiques des Cordillères ou carrathes ; au Mexique sous le nom de los pintos ou pinta.

Typhus. — La fièvre typhoïde, fréquente chez les Européens, est rare chez les Indiens; en revanche, le typhus est fréquent ; c’est le matazahualt des Aztèques.

Fièvre jaune. — La fièvre jaune attaque les Indiens, tout aussi bien que les blancs; toutefois, comme les créoles blancs, ils présentent un diminutif de la fièvre jaune, qui a reçu le nom de fièvre rémittente bilieuse; néanmoins le Dr Bates voyait là une preuve de l'établissement des Indiens, dans les contrées brüûlantes de l'Amérique, à une époque relativement moderne; « leur con- « stitution, dit-il, ne s’est pas encore bien acclimatée ! »

Fièvre palustre.— Les Indiens ne sont pas aussi bien préservés de la fièvre palustre que les noirs, mais ils Le sont en grande partie. Les Chinois, les Malais se rapprochent, une fois de plus, des Américains par la manière dont ils résistent aux émanations palustres, ce qui prouve que c’est bien une affaire de race et non d'habitude, ce qui prouve encore qu'ils appartiennent bien tous à la même race jaune. D’ailleurs, la Floride, qui contient beaucoup de marais, possède une population qui résiste à merveille, les Séminoles; mais il ne faut pas oublier qu’il y a eu là une immigration de nègres. |

Dans les terres de Magellan, on trouve des furoncles fréquents, cela rappelle la facon dont à Sumatra, d’après Van Leent, se montre parfois la fièvre intermittente ; elle y prend la forme de furoncle.

Phthisie, — Au Pérou, la phthisie est fréquente, mais sur le blanc et le noir, et non sur l’Indien ; il résulte en effet des chiffres que les Indiens, au Brésil comme au Pérou, semblent peu disposés à la phthisie, que le blanc européen y est au contraire très disposé et qu'il lègue cette tendance avec son sang à ses métis.

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