‹ La geógraphie médicaleChapitre 181 sur 233 · II. SÉMITES · texte numérisé non relu

II. SÉMITES

Le type sémite est représenté par deux éléments : l’Arabe, l'Israélite.

Arabes.

Les Arabes eux-mêmes ont deux divisions : ceux de l'Yemen (Hymiarites); ceux de l'Hedjaz, petits-fils d'Abraham, par fsmaël son fils et Agar son esclave /Ismaélites).

L’Arabe n’a pas d'industrie ; il est arrogant, paresseux et fataliste ; nomade 1l ne sait pas cultiver. Il ne comprend que la propriété collective; son cheval au galop, dans la plaine, est son seul luxe et sa seule joie. IL est polygame et esclavagiste. Ce sont les Ismaélites qui, longtemps avant Mahomet, ont introduit à la Mecque le culte de la Kaaba ou maison carrée d'Abraham et d'Ismaël ; mais c’est Mahomet qui leur a donné l'impulsion par suite de laquelle ils ont envahi l'Afrique septentrionale, l'Espagne et la France elle-mème. L’Arabe s'étend actuellement de l'Egypte au Maroc, d’Abyssinie au pays des Foulhes, du golfe d’'Aden à la Cafrerie, sur le Tanganycka; il s'étend jusqu’au Gange, à Madagascar, en Malaisie, où 1l se mêle à la race jaune. Il est moins grand que le Kabyle, il est sec, nerveux, peu musclé; sa barbe est fournie, les oreilles rapprochées de la tête, le nez fin, délié, mince, aquilin; il est dolichocéphale (74), leptorhinien, mais moins que le Berbère (45). 11 n’a aucune tendance à l'obésité.

La sobriété de l'Arabe est proverbiale : il s’aventure dans le désert avec un petit sac de farine, une outre d’eau et quelques dattes; de cette farine il pétrit, dans une coupe de bois, cinq ou six boulettes, de la grosseur d’une noix, qu'il fait sécher au soleil ou cuire sur la braiseet avec quelques dattes, cela lui suffit pour la journée. À ce régime, il est d’ailleurs anémique et dans certaines contrées il accroit son anémie par la manie des saignées.

L’Arabe n’a pour s'exciter que le café etle catha edulis ou thé d'Arabie, qu'il emploie en infusion et dont il chique la feuille comme l’'Indien celle de la coca.

Il présente une grande tendance à la phthisie, surtout lorsqu'il quitte la vie nomade pour la vie sédentaire.

Il supporte mieux que le Kabyle les grandes opérations ; il est

moins nerveux, moins impressionnable ; les plaies guérissent, chez lui, plus facilement.

Quoique habitant des pays chauds, il paye un large tribut à la dysenterie, à l'hépatite et aux abcès du foie ; la pneumonie est chez lui grave.

La fièvre typhoide est rare chez lui, en cela il diffère notablement de l’Européen.

On a noté une fréquence remarquable des hémorrhoides.

Il est particulièrement sujet à la variole.

Israélites.

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