‹ La geógraphie médicaleChapitre 4 sur 233 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

L’utilité de cette étude n’est plus à démontrer: nos confrères de la marine, qui, de tout temps, en ont apprécié l’importance et dont les travaux sont la mine où j'ai largement fouillé pour recueillir mes matériaux, ne sont plus seuls à avoir besoin des connaissances de cette nature et à les rechercher. L'esprit colonisateur semble, en effet, se réveiller chez nous; le nombre des médecins civils appelés à exercer un Jour loin de la mère patrie va donc, sans cesse, en augmentant. D'ailleurs la rapidité, la facilité et la fréquence des rapports internationaux (je ne parle que des rapports pacifiques) augmentent, pour chacun de nous, les chances d'observer, sans se déplacer, des malades de races différentes, venus de climats différents, et créent par conséquent la nécessité de connaître l'influence de la race et du climat sur la marclie des maladies, sur leur pronostic et sur leur traitement.

S1 là se bornait l'étude de la géographie médicale, ce livre ne s’adresserait qu'aux médecins ; or, si je ne m’abuse, il est, au moins par le plan qui a été suivi, de nature à offrir quelque intérêt aux biologistes, aux anthropologistes, aux sociologistes, aux philosophes, et même à tous les hommes qui sont aux prises avec les difficultés de la politique pratique.

En effet, si l'anatomie et la physiologie comparées nous ont habitués à reconnaître l’unité des lois qui régissent la matière vivante, depuis la monade jusqu’à l’homme, nous allons retrouver la même unité en étudiant, du bas jusqu’au haut de l'échelle zoologique, les

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