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Sable sticeuxs. … …: Lan, on 18.2 056 Action du sol sur l’évolution sociale, — Tout le
monde apprécie l'influence de la nature du sol sur la marche de la civilisation; ainsi les terrains d’alluvion, en général perméables et fertiles, lui servent souvent de point de départ et de milieu très favorable ; c'est sur les alluvions lacustres de l’époque miocène que vécut dans notre pays l'humanité encore à ses débuts d'Homme tertiaire, et peut-être non encore dégagé par le langage articulé du reste de l’animalité (Précurseur de l’homme). (De Mortillet.)
C’est du terrain crétacé et du terrain jurassique que nous retirons une grande partie des pierres de nos monuments ; et n’est-ce
pas la proximité des affleurements crétacés qui permit aux hommes des premiers âges d'y trouver le silex nécessaire à la confection des outils et des armes, qui devaient leur assurer la victoire dans la lutte avec le reste de l’animalité ? Supposons que les premières tribus de la pierre taillée n'aient pas trouvé sous leur main le silex qui leur était nécessaire ou toute autre substance qui pût le remplacer sans inconvénient, et les groupes même les plus contemporains de l'humanité ultérieure eussent été retardés d'autant. Est-il aujourd’hui un terrain plus civilisateur que le terrain carbonifère? On a pu dire, non sans vérité, que la richesse d’un pays se mesure au nombre de tonnes de charbon qu'il peut exploiter.
Boudin a fait remarquer, avec assez de justesse, que sur le sol de la France les terrains anciens qui correspondent au Nord-Ouest et au Sud-Est sont moins fertiles, moins peuplés que ceux plus récents relativement du Sud-Ouest et du Nord-Est; en revanche les terrains anciens, plus montagneux, ont mieux résisté aux invasions successives. Mais la configuration du sol joue 1ci un rôle aussi important que sa nature chimique; si dans les pays tempérés les populations envahies se réfugient dans les massifs montagneux, c'est que les envahisseurs ont de la peine à les y suivre : aussi est-ce dans ces populations que le type se conserve le plus pur ; témoin les Savoyards, les Auvergnats, les Bretons. Herbert Spencer cite de nombreux exemples qui plaident en faveur de cette thèse : Les Illyriens, longtemps indépendants des Grecs leurs voisins, les Suisses, les populations du pays de Galles, les Fens, les Highlands, etc. |