VIII PRÉFACE
lure d’un homme qui court ou d’un cheval qui galope.
C'est en se basant sur tous ces faits qu'on admet aujourd'hui que chaque être parcourt, dans son développement individuel ou ontogénie, le même chemin qu’a suivi la série zoologique dans son développement total ou phylogénie. Cette partie de la pathologie embryonnaire devait trouver place dans la pathologie comparée et s'unir à l'anatomie et à l’embryologie comparées, pour fournir une preuve nouvelle à la doctrine de la descendance et à la reconnaissance de notre parenté avec les formes animales parfois les plus éloignées de la nôtre au premier abord.
Mais l’homme, à lui seul, est un sujet d’études assez vaste ; si donc le naturaliste s'applique, dans ses études comparées, à rechercher la place de l’homme au milieu des autres animaux, place qui est la première assurément si l’on considère le cerveau et la main, mais qui ne l’est plus lorsqu'on quitte ces deux points de vue capitaux pour se placer à d’autres moins importants, l’'anthropologiste s'attache exclusivement à la comparaison des hommes entre eux. A l'inverse du biologiste, qui tout à l’heure était surtout frappé de l'identité des phénomènes pathologiques présentés par la série animale et de ceux qu'on observe chez l’homme, il constate, il est vrai, les plus grands rapports dans les maladies que présentent les hommes de toutes races, sous tous les climats, mais il est forcé de noter des différences importantes, non seulement dans la manière dont les hommes de race et de climat diffé-