XII PRÉFACE
plus redoutables de ses ennemis et, les ayant découverts, les asservir ou les détruire. Dans la faune, il convient enfin de mettre à part ce qui constitue pour chacun de nous un milieu spécial : le milieu social.
En outre, si chacun de nous est, en réalité, un atome constituant du cosmos, au milieu duquel il est plongé, chacun de nous est aussi un microcosme constitué de molécules, d'éléments anatomiques qui vivent en lui, dont l’ensemble le forme et dont il est en réalité le milieu. C’est le milieu intérieur de chacun de nous, milieu qui diffère suivant les races, les individus, les âges, les sexes et qui crée des conditions biologiques spéciales à chacun des éléments anatomiques qui y sont plongés. Le milieu intérieur fait l’objet du livre II.
Le livre IT est consacré, non plus à l'individu, mais à la série des individus. J’y aborde la conception de l'espèce; jy suis le rôle de la pathologie dans les variations des types sans cesse flottants entre deux forces opposées, l’afavisme et l'adaptation au milieu, forces elles-mêmes servies tour à tour par l’Aérédité. Lorsque celle-ci transmet les caractères anciens, elle amène l’immobilité du type; lorsque, au contraire, elle transmet les caractères nouvellement acquis, elle entraîne le type mouvant dans la voie du &ansformisme. Sans cette dernière condition les espèces, immobilisées dans le milieu changeant, qu’elles ne peuvent suivre en s’y adaptant, subissent l’inévitable dégénérescence.