‹ La géologie de la division minière de Gowganda [microforme]Chapitre 18 sur 38 · CARACTÈRE LITHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

CARACTÈRE LITHOLOGIQUE

Une texture granitique uniformément grossière de couleur grise ou rougeûtre distingue aisément les roches Laurentiennes de chacune des autres roches Pré-Cambriennes. Elles sont beau- Coup moins parfaitement fenilletées que les schistes Keewatiniens, variant comme elles Je font d’un gneiss Parfaitement défini à un granit entièrement massif. Les variétés £&neissiques montrent peu de constance dans Je plongement ou l'allure. Les deux principales espèces sont reconnaissables: un granite de biotite et un granite de hornblende assujetti parfois à des phases syénitiques.

Le granite de hornblende est une roche ayant l'apparence de la fraîcheur et d’un grain moyen, qui doit sa surface tachetée aux cristaux de hornblende noirs dispersés dans la masse pr'ncipale de feldspath gris et de quartz. [l n'est jamais riche en quartz, et ce quartz diminue souvent jusqu'à ne plus exister qu’en proportions accessoires, où à disparaître entièrement. En minces tranches il apparait Composé doligoclase, de hornblende, d'orthoclase et de quartz; les cristaux dapatite, de zi.con et de magnétite sont accessoires, La hornblende est de la variété verte commune et tout à fait fraîche, d'où il suit que les quelques écailles de chlorite de Ja coupe ont été considérées comme représentant un petit contenu originaire de biotite. L’oligoclase finement striée est j’élément constituant de beaucoup le plus abondant, et son volume est considérablement plus gran ! que celui de Porthoclase.

Le granite de biotite offre une texture très semblable à celle du type contenant !a hornblende, si ce n'est qu'il est ordinairement £nelssique d'une manidre plus prononcée, La biotite plus Où moins transformée en chlorite, entre aussi en assez forte proportion comme élément constituant; sous forme d’écailles, elle renferme quelquefois de gros grains de feldspath qui lui donnent une structure légèrement œillie. Les phases grossières et ln pegmatite se présentent Souvent, aussi des masses en forme d'amas entreiacés de quartz, dont ces phases au moins représentent les Varlations acides des matériaux originaires, On croit que les schlierens vaguement définis plus riches en biotite et par conséquent de couleur plus sombre que le gneiss qui les entoure, sont des

ségrégations basiques,

Les vrais gneiss Laurentiens contiennent souvent des rubans ou des lits de schistes scintillants de hornblende noire, semblables au schiste de hornblende que l’on trouve vers les bords des aires du Keewatinien. Les relations sur le terrain indiquent assez clairement que ces masses sont réellement des inclusions de la Keewatinienne, qui ont été ré-cristallisées et dont les formes actuelles ont été dessinées par des mouvements Laurentiens. Elles sont particulièremet communes près des contacts Keewatiniens dans lesquels on constate souvent qu’elles vont jusqu’à pénétrer, mais elles ne sont en aucune facon confinées à ces endroits, car, à l'extrémité sud du lac Mistinikon, dans d’autres localités également éloignées de tont lamheau Keewatinien, le Laurentien en est rempli. L'étroite lisière du Keewatinien qui s’étend, à partir de l'extrémité nord du lac Everett jusqu’au lac Obushkong, est réellement d'un Laurentien considérablement encombré d’inclusions d’un schiste de hornblende Keewatinien.

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