‹ La géologie de la division minière de Gowganda [microforme]Chapitre 17 sur 38 · TYPES M ÉTAMORPHIQU ES SCHISTEUX · texte numérisé non relu

TYPES M ÉTAMORPHIQU ES SCHISTEUX

Distribution. —L'arrangement périphirique des roches schisteuses autour de celles moins disloquées des townships de Tyrrell, Knight et Raymond, se manifeste non seulement par la distribution particulière des premières, en autant qu’on peut le constater, mais aussi par la foliation. Le plongement de ces schistes est toujours très accentué, mais la direction de l'allure s’incurve de manière à se faire parallèle au contact keewatinien-laurentien, partout où ce contact peut être observé. On en relève le parcours à travers le district avec peu de difficulté. Un petit lambeau de roches keewatiniennes, commençant du côté nord du township de

Rankin, est composé surtout de schistes de chlorite, quoique ceuxci se transforment graduellement, du côté est, en schistes de hornblende. L’orientation moyenne est sud 60° ouest. Le prolongement vers le sud de ces roches est caché par la formation Huronienne surjacente, mais, à 3 milles plus loin, dans à peu près la direction de l'allure, elles paraissent de nouveau pour former une aire de plus grande étendue, entre le lac Duncan et la branche Ouest, Ici encore, les schistes de chlorite se transforment, vers l'est, en une variété cristalline de hornblende. Deci-delà s'offrent aussi, dans les schistes, des amas résiduaires de roches massives qui paraissent avoir mieux résisté à la déformation que les matériaux environnants, dont elles ne se distinguent pas clairement. Dans la partie nord de cette aire, la foliation est presque nord-sud, mais, vers le sud, elle dévie pour s'orienter sud 259 est.

L'Huronien intervient de nouveau, mais à trois milles plus loin, dans la direction de l'allure incurvée, les schistes se montrent encore une fois à découvert, dan, le township de Van Hise. On trouve des noyaux massifs résiduaires vers le lac Serpentine, mais la structure schisteuse domine ailleurs. Près du lac Firth, l'allure varie de l’est à l'es: 20° sud. En se rapprochant du lac Obushkong, elle s'oriente ve,s à nord-est, dans la partie nord. et vers le sud-est, dans Ja partie sud, comme si elle se préparait à contourner la masse circulaire Laurentienne, située dans le township de flaultain, directement à l'est. La foliation orientée sudest est probablement continue dans le township de Nicol, où la Keewatinienne est encore exposée à découvert, et où, après M. Burrows, qui a exploré cette partie du district, en 1908, elle consiste en schistes chloritiques, felsitiques et de hornblende, associés à une certaine proportion d'autres matériaux massifs, L'allure de ‘es roches, le long de la ligne nord de Nicol, varie de l'est 20 suil à l’est 50° sud. Plu: au sud, près du lac LeRov, Burrows a constats qu'elle indiquait sud 65° ouest. À partir de là, en allant vers le sud et l’ouest, on n'aperçoit le fond cristallin que rarement à travers les trous du manteau [uronien, mais à ces endroits il est Keewatinien. ja description faite par M. Burrows du petit lambeau à Pouest du lac Elkhorn n'a Pas encore été publite, mais on sait que l'amas situé du côté droit du township de Milner est imparfaitement schisteux, Enfin, le Keewatinien du township

dé de Leonard est bien feuillets dans une direction nord et sud, les - echistes de la partie <1d de ce township étant particulièrement sr fissiles. | Schistes Chloriliques.—%La zone schisteuse, pour de beaucoup la peu plus grande part, consiste en schistes chloritiques. Sous sa forme Re le plus considérablement développée, le schiste chloritique est .e une roche ardoisière d’un vert terne, d’un clivage facile en plaré ques présentant une surface micacée luisante. Mais le clivage ” est ordinairement moins parfait, et quelques traits caractéristiques “eu des matériaux origiaires, dont dérive le schiste, persistent. A Q l'ouest du lac Firth, le schiste chloritique se transforme graduelle- ment en roche de diabase massive. Directement à l’est du lac e Foot, et encore dans l’angle sud-est extrême du township de ee Knight, on a observé un schiste chloritique fissile portant des taches grises ovales, aplaties, dans le plan de la schistosité, qui lus représentent les phénocristes triturés de feldspath de quelque Le roche porphyritique. Outre qu'on retrace leur provenance jusse: qu'aux types massifs primitifs, on peut observer que les schistes RE; chloritiques se transforment, par un métamorphisme plus intense, th, en un schiste de hornblende:; celui-ci n'offre par conséquent se LE qu'une contenance approximative, au point de vue des caractères = F. lithologiques.

B. 4 Schistes felsitiques et séricitiques.—Dans le voisinage du lac si Beaverhouse, township de Knight, les chistes de couleur noire d- qui dominent sont parfois traversés par des bandes d’un gris la léger de quelques pieds de largeur. Ces bandes sont, en certains I. cas, fortement schisteuses, mais, dans d’autres cas, on peut les es reconnaître encore comme étant des dykes de granite porphyritique. fe De même, sur le lac Breese, on voit un schiste felsitique couleur 5 de cendre, d’une allure nord 20° ouest, et plongeant verticalement, qui a été produit par la dislocation locale de la roche porphyria tique sousjacente à cette partie du township de Tyrrell. Le t TYPES MÉTAMORPIIQUES DE CONTACT.

à Entre les schistes fissiles qui viennent d'être décrits et le : Laurentien, repose une étroite bande de produits métamorphiques fortement cristallins de contact qui, dans le district de Gowganda,

consiste presque entièrement en schistes de hornblende. Vers le Laurentien, ce schiste présente une eurfacs tourmentée dont dos

fragments ont été partiellement ou intégralement enlevés et empâtés dans le gneiss: dans la direction opposée, il se transforme par degrés en schiste chloritique. Les limites de cette auréole de contact ne sont Pas Consiquemment très bien définies. Cependant sa largeur n'est pas loin d’être d'un demi mille.

Comme le schiste de hornblende est restreint au voisinage immédiat du Laurentier et a une allure en ligne parallèle avec le contact, il offre un criterium de certitude pour la détermination de la position de ce contact et de la forme de la principale superficie keewatinienne, à laquelle appartiennent toutes les plus petites aires visibles. 11 se confine à une bande unique que l’on peut suivre à travers le district de Gowganda. Cette bande parait d’abord du côté est de la Kcewatinienne qui repc.e au nord précisement du township de Rankin. Comme elle contient parfois des rubans de gneiss, il est probable que le Laurentien n’est sousjacent à l’Huronien que sur une courte distance à l’est. Le schiste de hornblende reparait le long du côté est de l'aire Keewatinienne suivante, au sud. Près du lac Africain, ses relations avec le Laurentien sont particulièrement bien marquées, Le côté ouest du lac est entièrement Composé d’un schiste de hornblende qui, plus à l’ouest, se transforme en sch'stes chloritiques verts. Su: la rive sud, le schiste de hornblende est traversé parallèlement à l'allure, et, à des intervalles considérables, rar des rubans de granit de hornblende (l’une largeur de quelc pieds ou de quelques pouces. Plus loin à l'est, ces rubans : crusifs s’élargissent jusqu’à ce que, à une distance d’un demi :ulle à partir du lac, les relations quantitatives se trouvent renversécs, et que des rubans de schiste de hornblende paraissent par intervalles dans le granit de hornblende Laurentien. Ceux-ci, plus loin encore, diminuent en importance jusqu'à ne plus être que des intrusions dispersées. Le schiste de hornblende s'étend autour des bords noru et est de la superficie Keewatinienne, dans le township de Van Hise, et de là, à Pest, vers le lac Everett. Une lisière s’en prolonge à travers le milieu du township de Iaultain, dessinant ainsi, au-delà de la 3 0 laurentienne principale, une aire circulaire de deux milles carrés détendue. Il existe dans la superficie du lac Miller un schiste de hornblende-chlorite, ‘imparfaitement développé, mais de là, en allant vers le sud, on ne le trouve plus exposé à déccuvert dans les limites de la région que nous étudions. On le

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rencontre cependant à quelques milles plus au sud. Si ce n’est à l’état d’inclusions dans le Laurentien, le schiste de hornblende n'a pas été observé ailleurs, en dehors de la bande sinueuse dont la description précède,

Quoique les spécimens de cette roche, recueillis à différentes distances en dehors du Laurentien, varient considérablement, on les distingue tous par une abondance de hornblende jetant l'éclat noir du jais. Au contact, la roche est formée d’un schiste d’amphibolite grossière ou de gneiss, suivant l'absence ou l'abondance des minéraux de couleur claire. La foliation est plus prononcée que dans un gneiss ordinaire. Plus loin du contact, la roche se montre plus fine, elle a un éclat pur de couleur noire et devient plus schisteuse, se fendant comme du bois, dans un sens, en feuillets plats et en éclats. Encore plus loin de l'influence du Laurentien, on la trouve chloritique, moins manitestement cristalline et se rapprochent finalement des schistes chloritiques, au point de n’en pouvoir être distinguée,

On relève 1. ement, à l'aide de la loupe, cette « isition du schiste chloritique à l’amphibolite. La hornblende parait d’abord en une aggrégation confuse de minéraux secondaires, formant un schiste chloritique, sous la forme de délicates aiguilles orientées de manière à reposer dans le plan de la schistosité. A une phase plus avancée, la hornblende remplace entièrement la chlorite, et le mélange enfumé des autres minéraux secondaires fait place à une très fine mosaique de quartz de feldspath et d'épidote ou de zoïsite, associé avec la magnétite, la titanite, la pyrite, ete., en plus faibles proportions. Les grains de hornblende sont disposés, avec leurs longs axes dans la m°îme direction, de manière à produire une schistosité marquée. Un méitamorphisme plus intense élimine graduellement l'épidote et la zoïsite, agrandit les grains des minéraux qui restent et réduit le degré de schistosité. Il suit de là que le produit final, que l’on observe dans le voisinage immédiat du contact Laurentien, est un gneiss comparativement grossier, composé de grains anédriques (anhedral) d’une dimension remarquablement uniforme. Le bon état de conservation de tous les éléments constituants n’est pas moins digne de remarque. La hornblende, le feldspath et le quartz forment la plus forte proportion de la roche. Des grains irrézuliers, souvent de forte taille, de titanite, magnétite, pyrite et de 1.{ites baguettes nette

el! Lexagorales l'apatite forment les accessiires, Quelques cristai. grains d'un £renat incolore se rencontrent Auss) rarement,

] deterioration de la schistosits Parait résulter de a diversité ries qu'affecte la hornblende: suivant que les particules

Hi lles de ce minéral grosissent, elles cha t d'une forme d'air: à celle de grains de grande 4 Ion! À —vert-jauit Ë vert brunâtre foncé: © = vert bleu. T4 clusions

d'apitit: -ont souvent entourées d'un halo Pléochroi.

spaths sont d'un li vitreux clair. Le ‘ee tres abondant, Intis on rencontre aussi la “ l'orthoclase, I! "IvEr que la biotite existe également et déplace iwlquef: : sornblende tement que la rocle se transforme en

in seliste Er: otite Ce «chi te de biotite n'anmoins se trouve rarement «dans là superficie de Gowganda où les roches originaires de la Kecvatinienne Sont surtout basiques et donnent nnissance aux schistes chloritiques ui, à leur tour, produisent les echistes de hornble nde,

Situation des choses durant Le Koeon atin. L'ensemble Com ex: keewatini est surtout d' igine jyné ; Sou & ul sédiment, à l'exception d'une quantité peu considérable d’ardoise graphitique, est la form tion ferrifère, et encore celle-ci se montre-telle en peu d’abondance, Les ru hes ignées, au contraire, sont en grande variété, à partir des types acides jusqu'aux types basiques. Les structures en br he, amyglaloïdules es ellipsoïdales, que l’on

remarque dans le porphyrite 4: h rnblende et la dinbase, -ndiquent que ces roche: tout au 1 ns sont éruptives. La plupart des autres variétés sont d'un £rain fin, mois on eut Stablir de façon concluante qu'elles sont soit IMirusives, soit éruptive quoique la présence de roche tufacéos, en divers ocalit district, implique quelque action ultéri ure, Les ses d'harz

burgite sont Probablement intrus ves

buer la formation di presque tout cewatinien à vuleanisme d'un caractère complexe.

Quoique la complexité du vulcaniame urière lée d’une

durée prolongée, on ne peut, Sur ce point, rien infér pt avec certitude, Les données nt presque aus.) quant ce qui concerne los conditions e-istant de surface, mai on relè

deux traits qui impliquent la bmersion. Los investigations d

Van Hise, Leith et autres, dans la rigion du lac Supérieur, ont aceutmul® une masse de prerves convaineantes, indiquant que la formation ferrifère représente un précipité chimique aqueux originaire de carbonate et de silicate de fer. On ln trouve reposant directement sur les surfaces non érodées des éranchements volcaniques caractérisés par des structures ellipscïdales. La formation de l'âge Huronien est associte par concordance avec les sédiments subaquatiques ordinaires, De plus, les carbonates et silisates de fer originaires étaient des cotiposés ferreux, et ces silicates ont été produits artificiellement par la précipitation dans une solution aqueuse, La présence de la formation ferrilére Keewatinienne, dans le district de tiowganda, ndiquerait dès lors qu'elle a été submergée pendant ‘4 moins une partie de Keewatinie Les observations, au nombre lesquelles celles de Sir Archibali Geikie, en Angleterre, du Dr T. \nderson, en Islande, et d'autr s'accordent à montrer que la structure ellipsoïdale dans les 1 : volcaniques est particulière aux éruptions subaquatiques. la étant, le développement ellipsoïdal prononcé dans les roches rphyritiques des townships de Tyrrell et de Leonard apporte une nouvelle preuve de cette submersion.

Laurentien.

DISTRK. 3UTIO

La partie visible du Laurentien, : tendant ; est à partir du township de Smvth jusqu’à celui [Ê ht, rouve ainsi, pour ur+ forte proportion, confinée au roit a feuille de cart crs ud, elle "asce + manteau sécir ntaire Huronien. On ne peut de nir d maniè:: pré jusqu'où

e atteint sous l'Huronier, dens e.tion, mais l'érosion a pratiqué à travers la couvert cntaire, dans les townships de gton, Willet, Law mÛ jusque dans celui de Corkill au sud, des tro d un montre à nu un fond de gnerss Lavrenti I! par «as uent pas improbable qu’une grande portion, ou l& t t du fond cristallin de la moits orientale de la -up repoi * la carte soient Eauentienne I existe tit ambeau isolé de svéi de

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o? COMMISSION GÉOLOGIQUE, CANADA

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