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APPLIED IMAGE Inc
grandes nappes, au contraire, se sont refioidies lentement, la cristallisation s'est opérie méthodiquement et il s'est formé une diabase à gros grains entièrement cristalline. Très communément les cristaux d’augite et de feldspath qui composent la diabase des nappes sont d’un diamètre d'un quart de pouce et leur grossièreté a fait donner à la roche le nom de gabbro, sur le terrain. On rencontre par endroits des lambeaux d'un grain d'une grosseur exceptionnelle, dans lesquels les cristaux ont individuellement une longueur d’un pouce et demi. Il existe naturellement, entre les variétés les plus grossières et les plus fines, tous les degrés intermédiaires, dès que les masses intrusives diffèrent considérablement en dimension. Les dykes, mêmes les plus grands, sont d’une uniformité très prononcée de texture, mais la roche des nappes change, souvent d’une manière subite, d’un grain moyen aux phases très grossières et vice versa.
Roche rouge—1T1 existe quelquefois, associés aux nappes de diabase mais jamais apparemment dans les dykes, des lambeaux d'une roche d’un rouge terne d'apparence syénitique à laquelle on a donné le nom descriptif de roche rouge. Elle est en quantité beaucoup moins considérable que la diabase. Son grain est grossier comme celui de la moyenne des nappes de diabase, mais elle est plus riche que celles-ci en feldspath qui, au lieu d'être d'un gris clair, comme dans la diabase, est d'u rouge terne et donne à la roche sa couleur distinctive. Un examen minutieux révèle aussi, en outre des gros grains daugite, un autre élément constituant feuilleté comme le mica. Ces distinctions entre les deux roches ne sont pas cependant toujours aussi prononcées, car ordinairement lune de ces roches se change presque impercepriblement en l'autre La roche rouge a cristallisé en même temps que la diabase et n’en est pas nettement séparable, mais elle s'offre en lambeaux vaguement définis de différer ‘es dimensions. Dans un cas, un spécimen portatif de diabase présentait de nombreuses paillettes d'un rouge saumon de cette roche, d'environ un huitième de pouce de diamètre, qui donnait à toute la roche une coloration pommelte brillante, A l'autre extrême, des masses de roche rouve, longues Ce plusieurs cents pidds et d’une épaisseur considérable, se montrent sur le rivag: du lac Gowganda, à l’ouest directement de la grande île. Dans ce dernier cas et dans la plupart des autres cas qui ont été enregistrés, la roche rouge repose près de la super-
ficie supérieure d'une nappe de diabase.
Aplile.—Les nappes, mais non les dykes de diabase, ou les roches plus anciennes, sont aussi recoupées par des dykes d’une roche finement granitique d’un rose tendre, connue sous le nom d'aplite. Ces dykes sont presque toujours d'une largeur moindre de 4 pieds quoiqu'il en existe un énorme, d’une superficie large de 50 pieds dans le voisinage de Cobalt. En règle générale, leurs limites sont clairement définies et les deux roches sont parfaitement distinctes. Mais il n’en est pas toujours ainsi. Dans les puits d'essai foncés dans la diabase de la propriété Lett, près du creek Wapus, on peut voir l’aplite se mélanger irrégulièrement avec la diabase. L’aplite n'est uniforme ni en apparence ni en composition. Un spécimen de moyenne pourrait se décrire comme étant un granit rose d’un grain extraordinairement fin, pauvre en minéraux noirs, mais il existe des variétés fort différentes de ce type. L’aplite, dans sa phase basique le plus accentuée, consiste en un feldspath rouge et en une abondance de mica noir, dont les teintes combinées donnent à la roche une couleur d’un rouge terne semblable à celle de la roche rouge. Une phase très acide est d’un blanc pur et consiste entièrement en feklspath et quartz blancs. Entre ces deux extrêmes, il existe une série complète de variétés intermédiaires.
L’aplite est le plus souvent légèrement colorée et confinée aux dykes, tandis que la roche rouge est d’un rouge foncé et se trouve en masses irrégulières dans la diabase. (Cette distinction est suffisamment générale pour servir à l'étude sur le terrain, mais elle disparait plus ou moins complètement là où les dykes d’aplite revêtent la même couleur que la roche rouge, ou pénètrent la diabase de la même irrégulière façon.
Caractère microscopique.
Diabase—Un trait microscopique très apparent de la diabase est l’extrême variété de la finesse de sa texture, suivant la dimension des masses intrusives et la rapidité plus ou moins grande de leur refroidissement. La série sous ce rapport eit très nombreuse. On observe toutes les unités de la gradation entre le basalte noir compact et la diabase de gabbro qui contient des cristaux d’augite d'une longueur d’un pouce. Le basalte, à partir du bord d’un dyke étroit, consiste en un verre foncé renfermant un grand nombre de petites baguettes de labradorite et des prismes plus
volumineux d'augite (fig. 2, planche III). Une diabase à grain fin provenant d’un dyke d’une largeur de 5 pieds est holocristalline et essentiellement composée, en parties à peu près égales, de grains irréguliers d’augite et de bâtonnets pénétrant ophitiquement d’une labradorite intermédiaire. De petits interstices anguleux résultant de l’arrangement ophitique sont remplis d’une faible quantité de quartz. La magnétite titanifère, ainsi que la pyrite et la chalcopyrite en petites quantités, se rencontrent aussi en grains irréguliers à l’intérieur des cristaux d’augite ou à proximité. Les seuls autres éléments constituants accessoires sont l’apatite, dont de petits bâtonnets pénètrent à la fo « le plagioclase et l’augite, et de rares paillettes de biotite. Le diamètre moyen des cristaux de plagioclase et d’augite, dans un spécimen de cette diabase, est de 0.12 millimètres. 11 existe une petite variation, quant au caractère minéralogique, parmi les échantillons dont le grain excède 0.2 millimètres.
La grosseur croissante à partir de 0.2 millimètres est accompagnée de certaines divergences minéralogiques d'avec le spécimen à grain fin, dont la description précède immédiatement. La labradorite intermédiaire de diabase à grain fin fait place à un plagioclase de composition plus variable, qui comprend les diverses variétés à partir de la labradorite basique (Ab,, An,,) jusqu'à l’andésite (Ab,, An,,). Un élément constituant normal fait aussi son apparition; c’est un accroissement intercalaire micrographique de quartz et de plagioclase acide, qui remplit les espaces anguleux que l’on trouve parmi les cristaux d’augite et de plagioclase. Le quartz et l’andisite intercalés existent dans les proportions respectives de 40 et de 60 pour cent. L’accroissement intercalaire fait son apparition d'une manière intéressante. On découvre dans la diabase dont le grain varie du fin au moyen, des traces minuscules dans lesquelles un fort grossissement seul permet de discerner Ja structure micrographique. Lorsqu'on examine des diabases progressivement plus grossières, le volume de l'accroissement intercalaire augmente régulièrement ; il en est ainsi de la dimension du dessin micrographique. Les types gabbroïdes contiennent 10 pour cent ou plus de cet accroissement grossier au point qu’on peut le distinguer sans grossissement (fig. 4, planche ID). La relation qui existe entre la somme de l'accroissement intercalaire dans un spécimen donné de diabase et le degré de finesse de la diabase
elle-même trouve son expression dans la Fig. 3. On observe quel- Il
quefois des cristaux de titanite à l’intérieur des superficies de 15
l'accroissement intercalaire, de même que, dans une tranche mince, un individu de calcite, que l’on croit être primaire, à ceuse de É l'état de fraîcheur des minéraux encaissants.
Roche rouge.—Une fois que les cristaux du plagioclase ordinaire de diabase ont atteint la composition Ab,, An, ils sont optiquement identiques au plagioclase dans l’accroissement inter- { calaire micrographique qui les accompagne. Dans ces circon- $ tances, l’accroissement intercalaire est moins strictement confiné aux espaces anguleux entre les cristaux de plagioclase et d’augite, et peuvent se trouver dans des individus symétriques (euhedral) & de plagioclase d’une génération antérieure. On voit en même Ï temps s'associer avec cet accroissement de petits cristaux de titanite et des paillettes de mica d’un brun jaunâtre. La présence ue ces nouveaux métaux donne souvent au feldpsath de laccroissement intercalaire une couleur rouge saumon, quant on l’observe à la lumière réfléchie, quoiqu’en fines lamlles elle ne montre aucune couleur. C’est de cette manière que la diabase forme graduellement la roche rouge. Le pommelé brillant d’un spécimen portatif doni la description a été faite plus haut est le résultat de ce changement qui débute par des taches à travers la diabase (fig. l 5, cliché III). Le terme roche rouge est ordinairement appliqué lorsque la nouvelle association minérale, —l’accroissement inter- % calaire micrographique de plagioclase acide, de quartz, de mica et de titanite,—existe à l’état pur ou est mêlée en telle abondance avec la diabase qu’elle lui donne une couleur rouge terne uniforme.
Lcpétésure
Observée à la loupe, la roche rouge bien développée consiste pour une forte part en plagioclase, gén:ralement loligoclase, en Î É forme de cristaux rectangulaires et aussi en accroissement inter- $ calaire avec le quartz, quoique le quartz se présente en quantité variables et peut même être absent. Le minéral ferro-magnésien est représenté presque invariablement par la chlorite, malgré que l'on puisse quelquefois observer que celle-ci est un produit altéré d’un autre mica offrant les teintes pliochroïques variant du jaune doré au brun et qui a d’jà été décrit. Elle constitue jusqu'à un cinquième ou plus de la roche entière. La titanite existe en de faibles quantités sous la forme de cristaux ou de grains irréguliers. Le minérai noir de fer et les sulfures que l’on rencontre
dans la diabase s'y présentent ordinairement en quantités peu considérables et variables. Au point de vue de la texture, la roche est granitique plutôt que tenant de la diabase, le feldspath seul montrant une tendance porphyritique,
Aplile.—Quant le minérai diabasique, le minérai noir de fer, disparait de la roche rouge, il est minéralogiquement identique à l’aplite. Cette dernière est une association quatre minéraux: le plagioclase acide, le quartz, le mica et la titanite qu’accompagnent ordinairement une apatite et des sulfures accessoires, Une minche tranche (fig. 6, planche TIT) représentant la moyenne consiste en une mosaïque d'i 0 grain plutôt fin de plagioclase, quartz et mica ressemblant à un granite également d'un grain fin. Le plagioclase se rapprochant en composition de l’albite occupe environ les deux tiers de la tranche entière. Il est en faible proportion irrégulièrement entrelacé avec le quartz. Le mica à l’état de fraicheur offre les mêmes teintes pléochroïques variant du jaune doré au brun foncé, comme dans la roche rouge, mais il est généralement transformé en chlorite. La titanite est d'importance secondaire, uniquement représentée qu'elle est par quelques grains arrondis. Les délicats bâtonnets « apatite sont assez communs et on rencontre ordinairement quelques grains irrégulie:s de chalcopyrite et de pyrite.
A comparer des spécimens de l'aplite des différents dykes, on constate qu'ils différent les uns des autres, et cela, sous plusieurs rapports, d'après la description que nous venons de donner, plus spécialement quant aux Proportions relatives de leurs éléments cons‘ituants essentiels. Le plagioclase et la titanite se montrent assez constamment dans tous les cas, mais le premier varie en composition de l'andésite à l'albite; le quartz et le miva, à partir de simples traces, vont jusqu'à composer un quart ou un tiers de la roche entière, et là où l’un est abondant, j'autre diminue d’une manière correspondance, La composition de l’aplite n'est pas fike, mais variable dans de certaines limites,
A Si phase extrême, dans un sens, elle offre une 1
ariété composée de plagioclase, de titanite et d’une forte proportion de mica, mais libre de quartz; à sa phase extrême dans le sens opposé, elle présente une variété de plagioclase, de titante et de quart, mais libre de mica, et entre ces varités repose une série ininterrompue de degrés.
DIVISION MINIÈRE DE GOWGANDA sl
Plus de la moitié des matériaux soumis à l'examen contiennent de la calcite. Ce minéral est quelquefois secondaire, comme résultant de sa transformation «a mica, mais l’aplite atteignant rarement un état de décomposition avancée, la quantité de calcite ainsi développée est minime. Presque toute l’aplite a l'apparence et les relations d’un minéral primaire. Klle ne se forme pas en cristaux, mais remplit les espaces irréguliers qui existent entre les autres particules minérales. Ces dernières sont fraîches ou trop légèrement altérées pour permettre de concle 8 à son origine secondaire. La calcite est en proportion ü.. grande aussi pour qu’elle puisse être considérée comme secondaire. Elle varie ordinairement d’une simple trace à une proportion de 5 ou de 10 par cent du tout entier, et sa proportion atteint parfois à un quart ou plus de ce tout. Dans deux cas observés, l’un dans le township de Haultain, l’autre au nord du township de Shillington, on a trouvé un dyke ordinaire d’aplite, non très riche en aplite dans la plupart des parties de son développement, qui se transformait graduellement en une veine de calcite. Lorsque l’on a traité avec l'acide hydrochlorique un spécimen riche en calcite du dernier de ces dykes, jusqu’à ce que toute la calcite en eut été éliminée, il est resté une masse d'apparence spongieuse de cristaux d’albite, de quartz et de chlorite du poids de la moitié environ de la masse originaire.
Le minérai noir de fer se montre disséminé dans l'aplite. Les spécimens d’aplite qui n’en contiennent pas forment le plus grand nombre.
Description des Minéraur.
Pyroxèue—Le principal minéral ferro-marnésien de la diabase est une augite, prenant, lorsque ‘a lumière la traverse, une couleur d’un brun rougeâtre terne. 11 n'offre pas de contours de cristaux, si ce n’est dans les types incomplètement cristalisés de la roche basaltique. En outre du bon clivage prismatique ordinaire, il montre des cloisons parallèles au plan des bases. 1 pléochroïsme y est à peine perceptible. 11 se transforme invari blement, par la décomposition, en une hornblende que distingu une coloration pléochroïque grise bleue accentuée dans les tranches offrant vne extinction inclinée, Une analyse chimique d’une angite partiellement altérée séparée mécaniquement de la diabase est
reproduite plus loin. La diabase de grain moyen contient de gros grains de pyroxène dont la faible birefringence et les autres propriétés optiques concordent avec celles du pyroxène rhomboïdal, quoique l'extinction soit inclinée de jusqu’à 10°
Plagioclase—L'orthoclase et la microcline ne se rencontrent ni dans la diabase ni dans l'aplite ; le plagioclase est le seul felds- Path qu'on ÿ trouve. Dans Ja diabase il varie en composition, d’après les expériences optiques, de Ab,, An., à Ab, An, et s’offre en cristaux tabulaires idiomorphiques ou en association micrographique avec le quartz. Dans ce dernier état, il parait distinctement d'une génération postérieure à celle du plaginclase symétrique (euhedral) plus basique. Le plagioclase d'aplite varie de Ab,, An,, à Ab;;6 An,; il est d'une génération uniforme et n'offre pas de bonnes formes de cristaux. Ses propriétés optiques ne se signalent par rien qui ne soit ordinaire, si ce n'est par la refringence qui est anormalement faible. La moyenne de l’index de réfraction du plagioclase, que les détermiations optiques et chimiques révèlent être de l’andésite, est presque égale à celle du “Canada Balsam,” et inférieure à celle du quartz. L'analyse reproluite à la page 70 indique que cette situation anormale est due à la présence d’une certaine quantité de feldspath de potasse. Le plagioclase est blanc ou gris dans la diabase, Dans la roche rouge et l'apatite plus basique, il est d’un rouge terne, passant au rose et finalement au blanc, à mesure que l'acidité de l’aplite s'accroît. Bowen! attribue cette coloration à de minces plaques d’hématite qui remplissent les espaces du clivage, explication que supporte le contenu en fer de l’analyse, Les variétés basiques du plagioclase se transforment principalement en épidote, mais celles de l’andésite ou de compositions plus acides développent des cordons de mica incolore,
Quart:—Ce minéral ne se signale par aucune particularité digne de mention spéciale,
Accroissement intercalaire m icrographique.—L'accroissement intercalaire micrographique du
quartz et du plagioclase, quoique présent à la fois dans l'aplite et
la diabase, est plus parfaitement développé dans celle-ci. I] n’est pas, dans l’aplite, distinctement séparable de l'arrangement granitique ordinaire des grains de
quartz et de feldspath, et son dessin est d'une grande irrégularité.
1N.-L. Bowen, Jour. Géol., Vol. 18.
Dans la diabase, au contraire, il est nettement confiné aux espaces interstitiels et d’une apparence plus uniforme. Le plagioclase, partout où il est possible de le déterminer, est une andésite acide, et comporte apparemment une relation quantitative constante avec le quartz, en compagnie duquel il constitue l'accroissement intercalaire. De nombreuses estimations faites au moyen de la méthode Rosiwal établissent la présence du plagioclase et du quartz dans des proportions de près de 60 et 40 pour cent respectivement.
Mica.—T existe, dans la diabase, de petites et rares paillettes de biotite d’un brun rougeâtre, dont le volume total est extrèêmement petit. Le minéral ferro-magnésien, que l'on trouve ordinairement clans l’aplite, est une chlorite qui s'offre en écailles noires visibles à l’œil nu. Ces écailles examinées à la loupe paraissent dépourvues des formes qu'affectent les cristaux, sont d’une couleur vert pâle à la lumière réfléchie et montrent des traces des teintes interférentes encre bleue anormales de la penninite. On peut quelquefois observer que la chlorite est un produit de l’altération d'un mica brun jaunâtre. (Ce minéral se distingue par un pléocuroïsme intense et plutôt exceptionel: A= jaune doré pâle; B, € — brun grisâtre foncé. Non angle optique est très petit, les formes de l'interférence se manifestant commes celles qui paraissent enr un minéral uniaxial. Les auréoles pléochroïques sont visibles à la luraière polarisée autour des inclusions de titanite. On r° ru se procurer de matériaux frais en quantité suffisante po chimique. Ce mica consiste ordinairement en une er -e petits cordons qui lui donnent l’apparence d'être h muaire, mais on n’a pu obtenir aucun indice d’un dé, uent a : nt sa source dans un autre minéral.
Minérai de jer—L'analyse N° II, page — d'un minérai noir de fer séparé magnétiquement d’un échantillon de diabase indique qu'il est une magnétite titanifère, On ne rencontre pas souvent de bons cristaux, mais des charpentes montrant la lamellation triangulaire de l’ilménite se montrent friquemment. L’altération par influence atmosphérique produit un leucoxène blanc opaque.
Titanite.—Le titane contenu dans la diabase sous la forme dun minérai de fer, trouve son expression minéralogique dans l’aplite sous forme de petits grains de titanite; il est aussi associé parfois avec l’accroissement micrographique de la diabase.
Calcile—On ne trouve pas la calcite à l'état de minéral la diabase et on la rencontre rarement dans l'aplite. La plus grande partie s'en trouve cristallisée comme minéral primaire dans laplite; on ne l'o observée qu’une seule
secondaire dans
fois dans la diabase, renfermée dan: une aire d'accroissement intercalaire. Elle n'affecte pas les formes des cristaux.
Apatile—11 existe toujours des prismes délicats d'apatite dans la diabase comme dans l’aplite, dans une proportion d'environ un cinquième de un pour cent,
Chalcopyrite et Pyrite—Ces deux sulfures ont été reconnus. On les rencontre toujours dans la diabase et l’aplite sous forme de grains irréguliers disséminés et comme remplissages des fractures,
Zircon.—On en a trouvé un petit cristal dans une tranche d'aplite,
Grenat—On a observé, dans un spécimen de roche rouge, quelques petits octaèdres d’un minéral : otropique brunâtre, du grenat probablement.
RES I | Il | HI.
Sn Era ee,
SiO; | 48.00 | 9H | 67% ALO, | 49 | 27 | 179 EXODPE 3.06 | 3001 | FeGi”- dre Tr 17,34 | 3116 | 1.60 LL OS TT AO | ot 17.40 Ca0 14 84 5.40 2 37 MgO 9 82 0.90 0.27 K:0.. 0.15 2.48 Na:O 0.91 6.87 #0 0.07 0.0S +H:0.. 1.00 129
DIVISION MINITRE DE GOWGANDA 85
. Augite partiellement transformée en uralite, provenant de la diabase. M. F. Connor, analyste.
Minérai noir de fer, légèrement transformé en leucoxène, séparé de la diabase. M, F, Connor, analyste. ’lagioclase séparé une diabase acide, A. G, Burrows, analyste.
Relations quantitatives de l'aplite.
On a vu que les proportions relatives des minéraux qui forment l'aplite varient grandement. On a recherché plus mutieusement la nature de ces fluctuations par la détermination des pourcentages réels du plagioclase, du quartz, du mica et de la titanite que l'on observe dans une quantité de spécimens d'aplite provenant de Gifférentes localités et par leur comparaison. Dans la plupart des cas les volumes et les masses des minéraux ont été déterminés d’après de minces tranches, en se servant de la méthode microscopique de Rosiwal. On a aussi utilisé toutes les analyses chimiques applicables, en refaisant les calculs en sens inverse de manière à reconstituer les minéraux de l'aplite. Les données totales ainsi obtenues ont été ordonnées dans un diagramme rectangulaire (Fig. 4), de manière à représenter les pourcentages de chaque minéral, par les distances verticales, et l’acidité ou le contenu en silice de ‘haque échantillon de roche, par lies distances horizontales. Dans cet arrangement, chaque spécimen est considéré comme une aggrégation de quatre sels d'acide silicique; les distances i. ntules représentent, dans le diagramme, la quantité totale du r: al acide constaté, tandis que les distances verticales donnent les quantités de chaque sel où minérai qui en dérivent.
Pour assurer une plus grande exactitude, on a déterminé les pour-
centages de la silice par lanalvse chimique. Quand les points de repère ainsi obtenus ont été revisés, on a observé que ceux qui représentaient l’un quelconque des minéraux étaient distribués d'une manière distinctement linéaire. Il devenait possible de représenter chaque rangée de points par des courbes douces exprimant assez exactement les proportions de plagioclase, de quartz, de mica et de titanite qui se trouvent dans toutes les formes qu'affecte Paplite.
Ceci est vrai pour l'aplite ne contenant que ces seuls minéraux et des quuntités négligeab’ : d’apatite et de sulfures. Il
ones cerfs mes
sms
n'en est plus ainsi si l'examen porte directement sur l’aplite contenant la calcite, On a inalysé de la unière plus haut décrite des spicimens de cette variété, et on a essayé de représenter le contenu en calcite, au oyen d’une courbe, mais sans succès, On n'a pu découvrir aucune relation entre les quantités de calcite et aucun des autres éléments constituants, tenir compte de la calcite présent nant le calcul à 100 pour cent
Mais, en négligeant de e dans chaque cas, et en repredes minéraux restants, on a constaté que ceux-ci se trouvaient dans los mêmes Proportions que duns l'aplite libre de calcite,
En étudiant deux échantillons de qu'ils étaient ordonnés quantitat où comme la composition soit basiq larité apparaissant complète, un éliminé. Il semble n'y Papli soient identiques.
roche rouge, on & observé ment comme l’aplite ordinaire, ue, soit intermédiaire, la simie fois le contenu en magnétite avoir aucun doute que la roche rouge et Elles sont semblables minéralogiquement et chi... uement et leurs relations avec la diabase sont les mêmes,
La distinction entre elles n'est que d'un degré seulement, la roche
rouge constituant une indication commo:
le pour la désignation sur le terrain des masses irrégulières d’a
plite rougeâtre, qui ne se distinguent pas nettement de la diabase, et l'aplite étant plus ordinairement d'une couleur plus pâle et s'étant échappée par les fissures pour former les dykes.
Grâce, pour une grande part, aux travaux de M. N. L. Bowen!, on dispose maintenant d'un nombre suffisant d'analyses chimiques pour pouvoir exprimer chimiquement, aussi bien que
minéralogiquement, Ja “omposition des séries de l'aplite. Dans
la Fig. 5, l'aplite est de nouveau considérée comme une aggrégation de plusieurs sels d'acide silicique. Les analyses chimiques sont indiquées de manière à ce que les distances horizontales représentent les quantités de silice que comporte chaque cas, et les distances verticales correspondantes, les quantités de chaque oxyde combiné avec cette silice. Dans celles de ces analyses où CO, existe, la calcite originaire e:t lée, déduite, et le reste calculé
de nouveau sur la base d. 100 pour cent, Les courbes interpolées l Ï
comparativement peu prononcées que
l'on obtient de cette facon sont entièrement d'accord avec ]
es courbes qui représentent la Composition minérale. Il faut conclure que,
meni et minéralogiquement, Paplite a va:
à la fois chimique- ‘ ou a été différenciée
d'une manière parfaitement définie, d'où il suit ue ses éléments constituants ont des relations quantitatives définies les uns avec les autres. Elle constitue ute série contenant de 50 à 89 pour cent de silice et comprenant, de la manière indiquée dans la Fig. 4, diverses variétés à partir de celle libre de quartz, consistant essentiellement en 66 pour cent d'andésite, 33 pour cent de mica et 1 pour cent de titanite, jusqu'à celle consistant en 58 prir cent d’albite, 40 pour cent de quartz et 1 pour cent de tit: .e.
Relations quantitatives de la diabase quartzeu.
Dès que l'on examine quantitativement la diabase quartzeuse, on y découvre une succession d'anomalies. Les analyses chimiques, dont il existe un grand nombre, établissent que c’est une roche basique contenant de 48 à ?. our cent de silice, Le quartz ne figure que rarement comme élément constituant des roches ainsi composées, Si celles-ci n'en sont pas absolument libres, il n'a qu’une importance accessoire, Mais, dans l'espèce actuelle, il forme jus qu’à 5 pour cent de l'ensemble. De plus, on pourrait s'attendre naturellement à ce que les spécimens les plus riches en quartz soient les plus acides, mais il n’en est pas ainsi. Un spécimen comportant 48.15 pour cent NiO,, ne contenait que 4 pour cent de quartz, tandis qu'un autre portant 51.85 pour cent SiO, ne contenait que ?.5 pour cent de quartz, et un autre portant 50.56 pour cent SiO, ne montrait à proprement parler auevne proportion ‘s quartz. D'une manière similaire, quand le plag.. ‘lase offre série de Ab,, An; à Ab, An... on peut conjecturer que + variétés en calcite se trouvent dans une diabase brsiqne et ses variétés sodiques dans une diabase acide, Mais de deu, pécimens contenant chacun Ab,, An, l'un portait 52.05 pe : vent et l'autre 48.15 pour cent NiO, ; un troisiènt: entenanit A, Ans comportait 51.51 pour cent NiO,. Il est à remarquer de plus que pleinement la motié des analyses de la diabase constate au-delà de 50 pour cent de silice, quantiti qui excède celle de l'aplite basique.
Ces anomalies sont des plus évidentes dans la diabase à grain grossier provenant des nappes et des parties centrales des grands dykes. Les matériaux à grain fin sont d'un caractère plus constant. Ils consistent uniformément en augite, plagioclase, magnétite et accessoirement en apatite, sulfures et biotite. L’accroissement micrographique est absent ou ne parait guère. On n’a pas