‹ La géologie de la division minière de Gowganda [microforme]Chapitre 24 sur 38 · RP CR ST · texte numérisé non relu

RP CR ST

fait une comparaison soigneuse des proportions de plagioclase, d'augite et de magnétite dans les différents spécimens de la diabase à grain fin, mais, d’après une comparaison ordinaire des minces tranches, elles ne varient pas d'une manière appréciable. La composition du plagioclase varie un peu de celle de la Jabradorite basique, La composition chimique d'une diabase à grain fin de cette nature, provenant d’un dyke étroit, est indiquée sous le n° 1 de la table des analy+es insérée plus bas.

Apparemment, le magma originaire, tel que représenté par cette roche cristalline rapidement refroidie, était d’un caractère homogène. Les variations marquées et les anomalies ne se rencontrent que dans les phases plus grossièrement cristallines qui se sont lentement refroidies. On pourrait conséquemment s'attendre, par la comparaison d’une suite de spécimens représentant les différents stages de refroidissement, qu'il soit possible de constater le début et le développement de ces variations. Quand, pour vérifier cette possibilité, on a comparé des échantillons provenant du bord et du centre d’un dyke d’une largeur de 60 pieds recoupant le grauwacke Huronien, on a trouvé qu'ils différaient en finesse et sous un autre rapport: la présence de la micropegmatite, Cet élément formait 3.64 pour cent du spécimen le plus grossier provenant du centre, mais ne paraissait pas dans le spécimen de plus grande finesse de la périphérie. Toutes les tranches minces que l’on a pu se procurer, provenant soit des dykes soit des nappes, ont été alors comparées, et l'on a constaté que la micropsgmatite n'existait pas ou ne paraissait qu'en simples traces dans la diabase à grain fin, mais qu'elle existait invariablement et en quantités considérables dans les spécimens à grain grossier. Ces quantités ont été, dans un grand nombre de cas, déterminées au moyen de la méthode Rosiwal, la moyenne correspondante de la dimension du grain des spécimens a été mesurée et la correction des résultats établie graphiquement (Fig. 3). On a ainsi vérifié que l’accroissement intercalaire ne parait Pas avant que le grain n’ait atteint un certain degré de grossièreté et qu'il augmente ensuite en proportion approximativement directe, jusqu'à ce que la diabase soit devenue d'une texture ressemblant à celle du gabbro. Comme la grossièreté du grain, dans les différentes parties de la même roche, offre une relation presque directe avec le degré de refroidissement,

la quantité d’accroissement intercalaire micrographique üans la

diabase quartzeuse est aussi en relation semblablement directe avec le degré du refroidissement. Les divergences sous le rapport des proportions se montrent plus prononcées dans la diabase à grain grossier.

D’après sa distribution assez uniforme sur une grande étendue, à travers toute nappe et tout dyke d'une dimension considérable, il est fort probable que la micropeginatire était un élément constituant originaire du magma de diabase. Sa relation quantitative singulière avec le degré du refroidissement revèle dès lors une tendance d'une partie du magma à opérer sa division de cette manière, plus ou moins complètement selon le temps plus ou moins long qui lui a été laissé pour l’effectuer. On conçoit que, dans des conditions propices, la micropegmatite se séparait complètement et que sa faible densité lui permettait de s’échapper du reste du magma. Pour faire l'estimation des résultats de pareil évènement, on a choisi quatre spécimens dans lesquels on pouvait

Ten L 223 Average conrseness pf disbese in sulimetres

Relation entre l'accroissement intercalaire micrographique et la texture grossière de la diabase.

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