‹ La géologie de la division minière de Gowganda [microforme]Chapitre 5 sur 38 · DIVISION MINIÈRE DE GOWGANDA ET DE SES ALENTOURS · texte numérisé non relu

DIVISION MINIÈRE DE GOWGANDA ET DE SES ALENTOURS

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W. H. Collins.

INTRODUCTICN.

Situation et importance de ce territoire.

L'année 1903 marqua la découverte, à peu de distance de Cobalt, Ontario, de veines de minérais de cobalt argentifère. Ces minérais—des sulfures et arséniures de Cobalt, nickel et argent, semblables à ceux dont on fait l'extraction sur l’ilot Silve: du Lac Supérieur. de même qu’en Saxe—<étaient d’une richesse remarquable. Av , dès que, en 1905, leur relation et leur intime association avec les masses laccolithiques de diabase furent divulguées, vit-on l’attention des prospecteurs se porter avec empressement sur chaque lambeau de diabase dont l’existence dans le voisinage pouvait être connue. L'activité du travail d'exploration qui atteignit son plus haut degré d'intensité en 1909 s’est maintenue jusqu’à aujourd'hui, enregistrant à maints : droits de nouvelles découvertes sur une superficie de 1,500 milles carrés, à partir du Lac Témiskaming, à travers toute l'étendue du district de Nipissing. Ce territoire n’avait ét l’objet que d’un faible intérêt avant les premières découvertes d'argent qu'on y signala, et au moment où commença le travail de la prospection, ce que l'oùi pouvait obtenir, en fit de renseignements exacts s’y rattachant, se résumait à per de chose. La tâche s’imposait dès lors au Bureau des Mines de l'Ontario et à la Commission Géologique d’en entreprendre une eartographie très détaillée, surtout là où de

1W.-G. Miller, rapport du Bureau des Mines pour i Ontario, 1905, Part. 11.

grandes accumulations de diabase ou des indices réels de minéralisation le :endaient digne d'intérêt, au point de vue économique.

La description qui suit et la carte attachée à ce mémoire “e rappertent à une fraction de ]n superficie argentift > dont, en même temps que la région uljacente, l’auteur et ses aides ont fait l'étude depuis 1908,

Cette fraction forme un rectangle de 42 milles sur 254 milles, situé dans la partie occidentale du district de Nipissing, Ontario, pre“ue directement à l'ouest du lac Timiskaming. Sa limite occidentale coïncide avec Ja ligne ‘rontière qui sépare les districts de Nipissinz et de Sudbury. Quoiqu’elle se prolonge dans la Division Minière de la rivière Montréal, à Pest, la Division Minière de Gowganda nouvellement créée en embrasse la plus grande portion, Si on l'envisage sous son aspect géographique, elle est comprise dans Ja Par”: supérieure du bassin que l’on désigne communément sous le nom de “ District de la Rivière Montréal.”

Contributions.

Par entente avec le Bureau des Mines de l'Ontario, on s'esi servi, dans la compilation de la carte qui accompagne ce mémoire, des travaux d'exploration de MM. Knight, Burrows, Rogers et Bowen, et, en différentes circonstances, ces Messicurs ainsi que Mess. Sheppard et Browning, régistrateurs des mines à Gowganda et à Elk Lake, ont eu la comivisie de nous fournir d’autres renseignements et de nous procurer des matériaux de laboratoire. Une forte proportion du travail sur le terrain a été exécutée, pour le compte de la Commission Géologique, par les divers assistants qui m'ont accompagné durant les trois saisons d'exploration que j'ai passées dans le district de Gowganda. L'intérêt que les foncdonnaires du Ministère des Mines ainsi que d'autres personnes ont pris aux opérations en cours, de même que leur inlassable obligeance, ont efficacement contribué aux progrès du travail sur le terrain.

Au cours de la préparation de ce mémoire, l'auteur a également tiré grand profit des conseils amicaux et expérimentés du Prof. Leiteh et d'autres membres du personnel du Department of Geology, de PUniversité qu Wisconsin.

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Historique des explorations.

Les premières explorations d'importance dans le district de la Rivière Montréal ont été faites par MM. Duncan Sinclair et A. G. Forrest Le gouvernement provincial semble avoir eu soul de l'établissement d'une route charr-tière ou d’un chemin d> fer, à l’ouest, et, agissant d'après les instructions qu'il en reçut, Sinclair traça, à partir d’un point sur la rivière Montréal en aval des Fourches de celle-ci, sur une Gistance de 105 milles vers l'ouest, un alignement à la chaîne et à l’équerre qu'il entendait raccorder à un alignement semblable que Messieurs Slater et Gilmour étaient occupés à arpenter dans la direction de l’est, à partir de Michipicoten, sur le lac Supérieur. Ce raccordement ne fut cependant jamais effectué. A la même époque, Forrest parcourait avec la chaîne et l'équerre la rivière Montréal dans toute sa longueur, ainsi que la plus grande partie des branches orientale et occidentale de ce cours d'eau. On ne recueillit à proprement parler aucun autre renscignement durant les treute années qui suivirent, jusqu'au moment ou Alexander Niven fit l’arpentage de la frontière, entre les district de Nipissing et de Sudbury. Il y eut progrès régulier depuis. La série des © wnships une fois ouverte par la délimitation de ceux de uames et de Barber, le non:re de ces townships s’accrut d'année en année, jusqu’à ce que la superficie qui nous occupe se trouvât, en 1910, complètement subdivisée. A compter de 1906, on à rapidement relevé les détails topographiques se rattachant au régime des eaux, en même temps que l’on poursuivait les explorations géologiques.

Jusqu'à il y a trois ans, l'étude géologique Gu district n'a pas affecté d’autre caractère que celui d’une exploration. Au cours d'une reconnaissance qu'il effectuait, en ISST, sur une vaste étendue du pays, le Dr Robert Bell! parcourut la plupart des eaux de la rivière Montréai, en prenant note des roches qu’il observa sur sa route. Son rapport contient de bonnes descriptions des différentes variétés Iuroniennes et Laurentiennes, quoique ces appellations fussent alors appliquées tant soit peu autrement qu'elles ne le sont aujourd'hui. Dix ans plus tard, le Li: À. E. Barlow?, en explorant la contrée plus au sud et à l'est, examina

1 Robert Bell, Explorations Géologiques, Com, Geol. Canada, 1875-6. 2 A.-E. Barlow, Rapport Annuel, Com. Geol. Canada, Vol. X, part

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