‹ La géologie de la division minière de Gowganda [microforme]Chapitre 6 sur 38 · FE · texte numérisé non relu

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les contours du district. Son examen cependant n'ayant été qu’ cident à d’autres opérations, les comptes-rendus publiés de celles ne traitent pas au long de la faible superficie dont nous trait actuellement, Un examen Plus systématique Poursuivi en 18! et dont les résultats sont consignés dans une carte géologique, « celui que nous devons à M. Burwash®, que le Bureau des Min de l'Ontario avait chargé d'étudier Ja géologie du terrain sit le long de la frontière Sudbury-Nipissing, lors de l’arpentage celle-ci. M. Burwash a dressé la carte e

t fait la description n seulement d’une étroite lisière

le long de la frontière Sudbur Nipissing, mais aussi de la région qui avoisine le lac Pigeon, d’ur Partie de la rivière Grassy et de l'alignement de Sinclair, à part de son intersection avec la frontière du district, jusqu’au Mor Sinclair, à l’est, En 1900, J. L. R. Parsonst, le géologue de | mission n° 3 des dix expéditions organisées par le Départemer des Terres de la Couronne de VOntario, durant cette année, a pa: couru les eaux supérieures de la rivière Montréal. Ses obse- ‘ation géologiques sont reproduites dans une carte à l'échelle de 8 mille au pouce, publiée plus tard par ce département,

Les années que durèrent ces opérations n’ont vu se produir aucun incident susceptible de stimuler le prospecteur à porter 801 attention sur le district de la rivière Montréal, qui présentait uw aspect géologique semblable à celui de milliers de milles carrés di territoire avoisinant, Mais la publication, en 1905, du géologre Provincial vulgarisa Ja Connaissance des r gisements de minérai de Cobalt avec les

du rappor elations des particularités géologiques du sol, et l’on se mit immédiatement à la recherche de Jocalit offrant les mêmes caractères dans les districts voisins, plus spécialement vers l'ouest. Le district de la rivière Montréal devint l’objectif d’un groupe considérable de Prospecteurs. Un stimulant réel existait enfin à entreprendre une exploration à fond et il ne tarda pas un instant à produire son effet. C. W. Knight, fut le Premier à arriver sur le terrain en 1907 et à explorer, pour le compte du Bureau des Mines, une superficie de 225 milles carrés

és

3 E.-M. Burwash, Rapport Annuel, Bureau des Mines (Ontario),

4J.-R.-L, Parsons, l'Ontario-Nord, 1900.

1C.-W. Knight, Rapport Annuel, II, 1907.

Rapport des Arpentages et Explorations de

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dans les townships de James, Tudhope, Barver, Speight et dans leur voisinage. L'année suivante, A. G, Burrows?, continua un travail de même nature autour des lacs Miller et Bloom, tandis que l’auteur se mettait à l’œuvre entre la branche orientale de la rivière Montréal et la frontière Algoma-Nipissing. Un rapport préliminaire sur ce travail paraissait l’hiver suivant. En 1909, M. Burrows étendait aux townships de Haultain, Morel, Charters, Leith, Milner et Van Hise ses opérations de l'année précédente. La mission de l’auteur s’occupait en même temps des superficies intermédiaires non explorées, principalement de celle située entre la branche orientale et le théâtre des études de Knight en 1907, de manière à compléter l’ensemble des investigations qui s'étaient confinées aux aires isolées auxquelles on attachait le plus d’importance, Une faible partie de le, saison de 1910 fut consacrée à recueillir, dans les townships de Raymond, Corkill et Leonard, les renseignements supplémentaires nécessaires à la préparation de la carte en sa forme actuelle,

On mena de front le travail topographique et l’étude géologique. Tous les lacs et cours d'eau qu'il était possible de traverser en canot furent arpentés au moyen du micromètre Rochon et de la boussole prismatique. Les mares éloignées furent mesurées et déterminées au moyen de lignes rapidement tracées à la chaîne et à la boussole, à travers les bois, ou bien leur position fut établie au moyen d’alignements prolongés jusqu’au réseau des lignes des concessions arpentées, que l’on trouve dans les localités minéralisées. Les mesures de quelques collines en évidence furent établies par la triangulation.

Le cours paresseux de la rivière Montréal et de ses tributaires facilita la détermination du niveau des eaux dans diverses parties du district. Tous ces cours d'eau consistent en des expansions de lacs et en épanchements d’eau dormante, s’écoulant l’un dans l’autre au moyen de courts rapides ou de faibles chutes, de sorte que la descente entière s’accomplit en une série de marches abruptes. A calculer avec soin les hauteurs de tous les rapides et cascades de la rivière, en y ajoutant les chiffres d'une juste estimation des pentes intermédiaires insignifiantes, la somme obtenue

2A.-G. Burrows, Rapport Annuel, Bureau des Mines (Ontario), Part. II, 1908.

8 W.-H. Collins, Rapport Préliminaire sur la Division Minière de Gowganda, 1908.

ni

ü COMMISSION GÉOLOGIQUE, CANADA

représente très approximativement la mesure de ln descente entièt Suivant cette méthote, los mesurages à la main des niveaux d rapides et chutes, complétés par des estimations pour les intervalk de l'eau dormante, ont été commencés à la voie ferrée située pr de Latchford, PoursUIVis en remontant les rivières Montréal Lady Evelyn, à travers la ligne de partage, jusqu'au lac NSmootl water, en descendant la branche orientale du lne Nest, et, de là, vi la route par canot du Creek Stony, jusqu'à la rivière Montréa Puis, en revenant à Latehford, de manière à faire un cireuit com plet, et l'erreur constatée n'a été que d'environ 5 pieds. De sort que les hauteurs ainsi déterminées peuvent être considérées co. are assez exactes. Les mesures obtenues Par ce circuit ont servi d données dans le calcul d'autres déterminations barométriques.

Les bornes géologiques et les afleurements intérieurs en dehor des routes d'eau arpentées ont été fixées au moyen du chaînage du cheminement, où des lignes des concescions arpentées, Le. roches aflleurantes sont tellement abondantes que les aires diffé renciées sur la carte qui necompagne ce mémoire-sont délimitées avec une grande exactitude, Le rapide progrès de l'exploitation minière a facilité, en 1909 et 1910, l'étude des veines de minérai du district,

Développement des ressources minérales.

Un trait important qui a marqué le développement de l’industrie minière de l'Ontario est l'agrandissement de la superficie argentifère connue dans le district de Nipissing, au cours des cinq dernières années. Dans la colonie minière de Cobalt, dès les premiers jours des travaux de développement qui s’y sont poursuivis, on a inféré, les observations recueillies, l'intime relation entre les veines de cobalt argentifère et les intrusions de diabase, et on a tenu compte de cette relation ainsi inférée, en manière de vérification à effectuer tout d'abord, dans l'étude de la formation de diabase, partout où il était connu que cette formation se présentait, Un peu plus tard, un détachement de l'armée des prospecteurs qui avaient été attirés à Cobalt se porta sur les rivières Montréal et Lady Evelyn, et ce mouvement eut pour résultat la découverte des propriétés White et Darby sur la montagne Maple, en août 1906. Peu de temps après, durant l'été, on annoncait Ja présence de l’ar-

ente entière, niveaux des s intervalles située près Montréal et ac Nimootht, de là, via » Montréal, ireuit com- . De sorte rées CO. utre nt servi de iques,

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DIVISION MINIÈRE DE GOWGANDA i

gent dans le town«hip de James, Du coup l'excitation créée par les découvertes premières se raviva, et au cour+ de l'hiver et du printemps de 1907, la foule des prospecteurs envahit rapidement les alentours du lac Elk. De là, les recherches en quête de la précieuse diabase s’étendirent au hazard jusqu’au lac Bloom, où l'on trouva des minérais de cobalt, puis en suivant la diabase jusqu'au lac Miller, où, à bonne heure, en 1908, on découvrit de riches filons argentifères.

En août de la même anne, on observait un minérai de grande valeur à la surface des proprittés Mann et Reeve-Dobie, dans le district avoisinant de Gowganda. La beauté frappante des échantillons exposés dans le bureau du régistrateur des mines d'EIk Lake, au mois de septembre, provoqua uue nouvelle “ course”. La très grande imperfection des moyens de communication ne permit pas cependant à lexcitation de franchir les limites de la région avant le commencement de l'hiver, mais cette saison venue, le mouvement prit de plus grandes proportions, Avant l’arrivée du printemps, plusieurs milliers de personnes se trouvaient dans la contrée qui entoure le lac Gowganda et celle-ci fut rapidement jalonnée en concessions minières, malgré les neiges pisfondes dont elle était couverte,

Un grand nombre de prospecteurs, dont la venue avait été retardée jusqu’au printemps, constatant que le district de Gowganda était déjà occupé, se reportèrent sur les terres avoisinantes, dans le but d'y prospecter; ils se répandirent ainsi sur une très grande étendue de pays, où leurs travaux d'exploration trouvèrent encore récompense avant la fin de l'été. On découvrit l'argent près du lac Flanagan, dans la partie sud-est du township de Leith, tard en juin. Depuis lors, d’autres découvertes ont été faites dans le township voisin de Donovan, directement au sud. Le mouvement d'expansion atteignit jusqu'au district de Shiningtree, dans le township de Leonard. Ce district tire «on nom du lac Shiningtree, près duquel il est situé. Là encore on trouva des veines de cobalt argentifère du même type que celles de Cobalt et de Gowganda. La première découverte d'argent natif dans ce district est attribuée à M. Thomas Saville, et on l'a fait remonter au mois de mai 1909, mais les indices de la surface n'indiquaient pas une richesse suffisante pour attirer | à prospecter persévéramment avec des résultats de plus en plus

aucoup l'attention. On a cependant continué

satisfaisants. Lors de l'investigation dont le district fut l’objet en septembre 1910, on avait observé des veines minéralisées par la smaltine et la nickéline sur cinq ccncessions différentes, tandis que, gur une autre connue SOUS le nom de conces Neelands, une quantité considérable d'argent natif était visible

A considérer la distance du champ argentifère du district de la rivière Montréal de tout chemin de fer, la rapidité avec laquelle les opérations minières de développement y ont succédé à la prospection est étonnante. Les premiers travaux ont été exécutés en 1908 à la montagne Maple. On s'est hâté de transporter les machineries au lac EÏk, au ne Silver, Gowganda, et au lac Miller durant les mois d'hiver de 1909, et, une fois le printem”s venu, on commençait le travail souterrain à chacun de ces centres. Il existe maintenant huit mines outillées en machines propres Au service, dans la région du lac Elk et du lac Silver, trois au lac Miller, quatre à Gowganda et une à ln montagne Maple. Les travaux ayant commencé à proprement parler en même temp: dans ces chratiers, et les conditions physiques y étant similaires, le développement s'y est effectué dans une mesure approximativement égale. Les puits les plus profonds ont été foncés à de 100 à 180 pieds, et les galeries, menées à un niveau unique dans chaque cas, ont parfois une longueur de 700 pieds. Antérieurement au mois d'octobre 1910, :13 tonnes de minérai au total ont été expédiées du lac Miller et de Gowganda, et 7 tonnes de la montagne Maple. Tout ce minérai était de haute teneur, du fait que jusqu'à tout récemment le transport était trop coûteux et lent pour disposer économiquement du minérai de basse teneur.

Transport.

L'amélioration des facilités de transport a répondu d’une manière remarquablement parfaite aux besoins du district. Eu 1906, la région n'était accessible qu'en canot où par une marche à pied, à partir de quelque point convenable sur le chemin de fer Timiskaming and Northern Ontario. Les routes étaient nécesgairement tortueuses et il fallait de deux jours à une semaine pour atteindre certains endroits, tels que Gowganda et le creek Wapus. La première amélioration digne de mention fut effectuée en 1907, alors que de petits bateaux à vapeur furent affectés au service du

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transport sur la rivière Montréal, entre Latchford et le lac Elk. A en excepter trois rapides de faible longueur, on franchit la distance entière de 56 milles sur laquelle la rivière est navigable en une eau dormante et profonde, d’où il suit qu’en plaçant un bateau eur chacune des nappes navigables, et faisant circuler des tramways aux portages, on a établi des communications quotidiennes entre ces terminus, D'autres lignes ont été mises en opération et le vieux service a été amélioré. On projette maintenant de faire disparaître le rapide Pork, la première obstruction, en ‘ndiguant la rivière à Lacthford, et d'obtenir ainsi une navigation continue de 35 milles, tout en s’assurant d’une énergie hydraulique de grande valeur.

Elk Lake, le terminus du haut de !a rivière de cette ligne, créé par les découvertes de 1906 et 1907, est devenu en trois ans un village d'environ 300 âmes. Relié par un chemin à Charlton et Gowganda, il forme maintenant un centre de distribution pour les mines du voisinage et le bureau du régistrateur des mines pour la division minière de la rivière Montréal y est établi.

Le développement subit des colonies minières du lac Miller et de Gowganda a donné naissance à un seco:.d centre d’affaires à l’angle nord-est du lac Gowganda. En dépit des apparences, qui témoignent avec trop d'abandon d’unc croissance hâtive, le village de Gowganda procure des quartiers généraux satisfaisants pour la Division Minière du même nom. Les chemins servant aux trafneaux qui le reliaient avec Elk Lake et Seliwood, durant l’hiver de 1909, ont été redressés ou améliorés. Dans le cours de l'été, le gouvernement de l'Ontario a construit une route cha: :-tière nivelée, de 25 milles de longueur, de Elk Lake à Gowganda. ie chemin de fer Canadian Northern Ontario se prolongeait en même temps de 31 milles, dans la direction nord-ouest, de Sellwood au lac Oshawong (Jonction de Gowgarda}, et l’on établissait un nouveau chemin d’hiver de 45 milles de longueur, à partir de la Jonction de Gowganda. On peut aujuurd’hui se rendre, soit à Elk Lake ou à Gowganda, en un jour de voyage par chemin de fer et, par la diligence, à partir des localités importantes de la province. Il y a aux deux endroits un service téléphonique, un service postal, des bureaux pour le régistrateur des mines et des banques.

La colonie minière de la montagne Maple, qui est située à une assez grande distance des autres centres miniers, a été reliée à Latchford par un chemin.

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