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Les formes du terrain, p

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semble intimement au profil des flancs de coteaux précédents.

Il n'est pas inutile de remarquer que la dénudatîon météorique a pour résultat fréquent d'arrondir les formes, et de supprimer les angles, et comme ce résultat est indépendant de la dimension des masses considérées, un des effets de ce mode de dénudation est d'amener, à l'aide d'éclats anguleux, la production de vrais galets sans charriage.

Dès 1872, M. Stanislas Meunier a signalé* l'existence à Coye (Oise), noyés dans la terre végétale, de blocs tout à fait arrondis, parfois ovoïdes, qu'on prendrait pour des galets ordinaires si l'on ne voyait à leur surface des Nummulites faire saillie de toute part. La présence de ces fossiles doit faire écarter toute idée de friction comme procédé d'arrondissement des pierres, et la conséquence c'est que des roches peuvent s'arrondir sans avoir été roulées. Chacun de ces pseudo-galets n'est autre chose que le résidu de la dissolution, en voie d'accomplissement, d'un bloc, d'abord anguleux, soumis à l'action corrosive et mécanique en môme temps des eaux superficielles. Cette corrosion est bien plus active sur les angles et sur les arêtes que sur les larges surfaces, et c'est ainsi que toutes les aspérités disparaissent et que le cube se fait sphère.

L'auteur a reproduit expérimentalement les conditions de cette formation et la figure 7 ci-jointe met sous

\, Comptes rendus de V Académie des sciences, t. LXXV, p. 890.

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