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Les Abîmes j p

LE TRAVAIL VERTICAL DES EAUX D'INFILTRATION i20

tout est changé, par ce seul fait que Teau contenue dans la cavité n'est plus stagnante : elle peut s'écouler par le bas; alors elle ruisselle rapidement sur les parois et c'est en bas seulement qu'elle est efficace. Aussi l'élargissement commence-t-il en bas et se propage-t-il peu à peu en remontant.

On voit dans cette remarque la réponse à une objection qui avait été faite par MM. de Lalinay et Martel * à la conclusion de M. Stanislas Meunier, que les poches à pointe inférieure ont été creusées par des eaux agissant de haut en bas sans aucune exception possible. Et c'est la réponse en même temps à des observations un peu plus anciennes de M. de Grossouvre dans le même sens ^

Mais il ne faut pas oublier qu'on rencontre dans la nature des poches coniques à pointes supérieures, méritant la comparaison, non plus avec un entonnoir, mais avec un éteignoir. Ainsi, dans les grottes de Baumes-Chaudes , on connaît des accidents de ce genre, et dans un grand nombre d'autres localités. M. Stanislas Meunier est parvenu également à les imiter synthétiquement en faisant agir le liquide corrosif, poussé de bas en haut, à la face inférieure d'une dalle de calcaire. L'appareil représenté au n" 2 de la figure 17 suffit à faire comprendre le mode opératoire.

Les résultats produits (n** 3) ont une analogie intime

1. Bulletin de la Société géologique de France^ 3® série, t. XIX, p. 142,

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