‹ La géologie expérimentaleChapitre 64 sur 132 · COMPLÉMENT D'OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

COMPLÉMENT D'OBSERVATIONS

s'enliser, comme on dit dans le pays du Mont-Saint- Michel.

Une fois sorties de Feau, soit par soulèvement, soit par recouvrement de sédiments nouveaux, les. masses dont il s'agit doivent subir une dessiccation relative et la rétraction qu'elles éprouvent se traduit ordinairement par la production de fissures dont la considération est intéressante à deux points de vue différents : d'abord, parce qu'elles sont, par leur ensemble, comme un stéréogramme des actions endodynamiques dont les roches sont le théâtre; en second lieu, parce que ces vides se sont parfois constitués en localités propres à la genèse de minéraux cristallisés.

Aussi est-il indiqué de soumettre le sujet à l'étude expérimentale et tout d'abord importe-t-il de mesurer l'intensité de retrait dans certains cas très définis.

CoUin, dès 1846, étudiant le glissement des terres argileuses, fit l'expérience suivante :

Un vase cubique en cuivre, de 10 centimètres de côté, ouvert à sa partie supérieure, a été rempli d'argile bien comprimée comme un corroi. Ce vase a été exposé alternativement à l'air libre et clos, au soleil et à l'ombre, durant trois mois, par une température moyenne de 18°. Après ce temps, le cube d'argile qui remplissait le vase de 10 centimètres de côté, s'étant contracté, ne présentait plus que m. 0945 de longueur sur chacune de ses trois faces.

La figure ci-jointe montre l'expérience réalisée par M. Stanislas Meunier pour rendre très sensible aux yeux la valeur du retrait de l'argile (fig. 35). La

Page 1