Protogce
Toutefois James Hall, le disciple et le continuateur de Hutton, alla beaucoup plus loin dans la même voie et obtint, dès le siècle dernier, des résultats qui, soumis récemment aux contrôles perfectionnés que permet l'outillage actuel de la science , doivent désormais être considérés comme les premières reproductions expérimentales de roches naturelles.
Hall les obtint d'ailleurs dans des conditions particulièrement intéressantes et dont le récit fait partie intégrante de l'histoire même de la Géologie. Principal défenseur de l'école écossaise. Hall empruntait à l'expérimentation des arguments contre les vues beaucoup trop exclusives de Werner et de ses élèves.
La synthèse par voie de fusion du whinstone des environs d'Edimbourg démontra à tout le monde que les roches maintenant et définitivement qualifiées d'éruptives, ne sont point, comme le voulait la doctrine de Freyberg, des dépôts aqueux provenant des mers primitives; mais que la chaleur a présidé à leur élaboration.
Cette notion primordiale, reprise de nos jours, a fourni entre les mains des expérimentateurs la synthèse de beaucoup de roches volcaniques, et l'on sait par exemple maintenant, pour en avoir suivi pas à pas toutes les phases, que la constitution des basaltes et des laves, aux dépens du magma fluide d'où ils dérivent, se fait en plusieurs temps successifs.
Comme on le pense bien, la série est longue des roches imitées dès maintenant par la Méthode de Hall^