‹ La géologie expérimentaleChapitre 8 sur 132 · LES SCIENCES COLLABORATRICES DE LA GÉOLOGIE · texte numérisé non relu

LES SCIENCES COLLABORATRICES DE LA GÉOLOGIE

qui consiste dans une fusion suivie d'un refroidissement très lent, permettant, par voie de dévitrifîcation ou de recuit, la cristallisation de composés définis dans la masse générale déjà plus ou moins consolidée : elle comprend la plupart des roches volcaniques et éruptives.

Mais cette méthode ne s'applique ni aux roches stratifiées, cela va sans dire, ni aux roches métamorphiques, ni aux roches fondamentales, qui manifestement résultent de phénomènes tout différents.

Les sciences collaboratrices de la Géologie.

Constatons d'ailleurs que parmi les sciences naturelies, la Géologie est exceptionnellement favorable aux applications de la méthode expérinrentale.

Comme je le rappelais il n'y a qu'un instant, elle constitue comme un carrefour, où se rencontrent nombre de sciences parfaitement distinctes par leur objet comme par leurs méthodes particulières et qui viennent se fusionner dans une collaboration intime dont elle sait profiter.

La mathématique collabore à la Géologie de plusieurs^

façons ; et la géométrie tire son nom de cette parenté même. C'est par son paragraphe astronomique qu'elle nous renseigne sur la forme et la dimension de notreplanète.

Quand Biot et Arago mesurent l'arc d'un méri* dien, ils font vraiment de la Géologie.

Et il en est de même encore quand La Condamine et ses successeurs déterminent en divers lieux l'intensité de la pesanteur. Si bien que M. Faye en conclura des notions sur l'épaisseur probable de la croûte terrestre en différentes localités.

Il va sans dire que la mathématique trouve bien d'autres occasions de s'appliquer aux sciences géologiques, si bien que la détermination des espèces minéralogiques résulte couramment de mesures d'anffles et de calculs de formes et de dimensions.

Et n'est-ce pas à des ordres de considérations bien voisines que se rattachent les phénomènes de mécanique terrestre, soit relativement à Tallure de notre globe dans l'espace : rotation diurne et rotation annuelle avec les forces centrifuge et autres qui entrent on jeu, — soit relativement à des déplacements relatîl's de portion du sol, comme le dépôt des sédiments par suite de destruction de la force vive de leurs véhicules, etc.

L'hydrodynamique est riche en conséquences proprement géologiques.

A la physique se rattachent des études sur la cause môme de la chaleur originelle du globe et sur la vitesse de son refroidissement séculaire.

L'histoire des glaciers est de même éclairée par les lois de la chaleur; — et celles de l'électricité et du magnétisme intéressent aussi la (léoloefie de façons fréquentes et variées.

La physique a sans doute son maximum d'utilité géologique quand elle nous procure, par l'optique, une

Page 1