L'ORIGINE DES ROCHES CRISTALLINES
La vitrification et la dévitrification des roches.
En second lieu, la vitrification ignée des roches feldspathiques demande à être étudiée directement, et ceci à un double point de vue : d'abord il y a dans la nature quelques roches vitreuses comme les obsidiennes, les ponces, les gallinacés, les rétinites, etc., et d'un autre côté, il y a évidemment urgence à se demander si plus d'une roche cristalline ne dérivent pas d'une vraie dévitrification.
Or, les études auxquelles on a souniis les roches vitreuses, d'ailleurs exceptionnelles, ont prouvé surabondamment qu'elles ne sont point comparables à nos verres d'origine purement ignée. Il est même remarquable que ces roches vitreuses, malgré leur homogénéité, sont plus riches encore que les roches cristallines en substances élastiques retenues par occlusion. Parmi ces substances figurent outre l'eau, qui est la plus abondante, l'acide chlorhydrique, parfois Facîde carbonique et divers composés organiques, sur le rôle géogénique desquels l'attention n'a peut-être pas été suffisamment arrêtée.
Cette circonstance, comme M. Stanislas Meunier y a insisté, rend très spéciale la série des essais qu'on peut tenter pour obtenir des reproductions de roches cristallines, par la dévitrification des verres naturels. Dans une série d'expériences installées, les unes à la faïencerie de Choisy-le-Roi, les autres à la cristallerie