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LA VITRIFICATION ET LA DÉVITRIFICATÏON DES ROCHES

de Saint-Gobain, l'auteur a montré* que ropération. de dévitrification doit être précédée de la substitution au verre naturel d'un verre obtenu en extrayant du précédent tous les corps volatils qu'il contient. En soumettant ensuite ce verre à des conditions analogues à celles qui, avec le verre artificiel, donnent la célèbre « porcelaine de Réaumur », on arrive à faire cristalliser quelques minéraux, mais avec la persistance constante d'une énorme masse de verre ambiant.

M, Vernadsky a montré de son côté que la porcelaine de Montereau chauffée vingt-quatre heures au blanc, et sans qu'elle soit le moins du monde ramollie, engendre des aiguilles innombrables de sillimanite; le résultat, reproduit avec le disthène, ne semble pas susceptible d'application directe à la géogénie.

Nous devons faire cependant ici une place à un travail de MM. Fouqué et Michel Lévy sur la reproduction de diverses roches^ volcaniques par des procédés purement ignés et intervention de la dévitrification. Mais nous ne craindrons pas d'insister sur les différences incontestables de ce mode opératoire avec la voie adoptée par la nature, dans le laboratoire des volcans.

Ce travail se rattache du reste de la manière la plus intime à la célèbre expérience réalisée en janvier 1798 par James Hall et qui lui procura une imitation du « whinstone » des environs d'Edimbourg, variété d'ophite qui renferme, comme on sait, de grands cristaux d'olivine noyés dans un magma microlithique

1, Comptes rendus de V Académie des Sciences, séances des 18 septembre et 4 décembre 1876.

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constitué par du labrador et de la magnétite avec traces d'augite. Le 17 janvier, une première application du feù transforme le whinstone en un vrai verre sensiblement homogène et où l'on n'aperçoit plus trace de la structure primitive. Le 27 janvier, une nouvelle expérience est faite en ménageant au creuset un refroidissement extrêmement lent : le produit manifeste alors l'apparence de la roche initiale et les études récentes y retrouvent les mêmes minéraux. Toutefois, ces minéraux diffèrent des éléments naturels par un caractère essentiel : l'absence des inclusions gazeuses si visibles dans ceux-ci et qui doivent être considérées comme des échantillons du milieu générateur.

C'est la même objection qu'on peut faire aux expériences modernes de MM. Fouqué et Lévy, sans en compter une autre sur laquelle nous insisterons plus loin et qui concerne l'ordre de consolidation relative des minéraux constituants.

Quoi qu'il en soit, le travail de James Hall constituait le premier cas de reproduction artificielle d'une roche éruptive et la portée en fut énorme, dans la grande discussion des huttoniens ou plutonistes contre les wernériens ou neptunistes. Les objections se multiplièrent et il fallut, pour les lever, recommencer l'expérience, sur la demande du D"^ Hope, avec la même matière, dont on constata d'abord l'état vitreux pour en reconnaître ensuite la cristallisation.

Dans leurs essais, MM. Fouqué et Lévy, après avoir réalisé des imitations de divers minéraux isolés, comme la néphéline et l'amphigène, se sont attaqués à la syn-

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