LA VITRIFICATION ET LA DÉVITRIPIGATION D^S ROCHES
thèse du basalte. Ils soumettent à la chaleur, dans un creuset de platine, un mélange pulvérisé de 6 parties d'olivine, 2 d'augite et 2 de labrador et constatent qu'après quarante-huit heures de séjour à la température du rouge blanc, le culot consiste en une masse vitreuse, empâtant des cristaux de péridot çt de petits octaèdres de magnétite. Le produit, chauffé de nouveau pendant quarante-huit heures au rouge cerise, convertit presque tout son magma vitreux en un mélange microlithique de labrador, d'augite et de magnétite.
De même, la fusion du mélange d'anorthite et d'augite qui constitue Tophite, donne au rouge blanc la cristallisation de Tanorthite dans un culot vitreux; puis, au rouge vif, Taugite prend la structure qu'il a dans les roches ^ophitiques, c'est-à-dire celles de plages étendues englobant les grains feldspathiques.
D'autres imitations du même genre ont été réalisées, par exemple celles de la dolérite, de l'eukrite, etc.
Mais il faut le répéter, malgré l'intérêt de ces expériences, plusieurs détails essentiels des roches éruptives ne sont pas imités et spécialement, outre les particularités déjà mentionnées, les grenailles parfois filamenteuses ou lamellaires, engagées jusque dans les fissures de clivage des minéraux et consistant en fer oxydulé, en fer chromé ou même en métaux libres comme le fer carburé des dolérites d'Ovifak ou le platine ferrifère des ophites de l'Oural.
On verra plus loin comment l'intervention d'un réactif gazeux perfectionne dans une très large mesure la solution du problème.