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CHAPITRE III

Les filons métallifères.

Quant aux minéraux des filons, gangues et minerais, leur histoire, on peut le dire, a été complètement élucidée par l'application à leur étude de la méthode expérimentale et les résultats obtenus peuvent se répartir en deux grands groupes, suivant qu'ils résultent de la méthode de Gay-Lussac ou de la méthode de Sénarmont.

Les filons stanniféres.

L'expérience capitale de Gay-Lussac, dont nous avons parlé dans l'Introduction de cet ouvrage, est venue justifier les vues d'Elie de Beaumont sur la , parenté mutuelle des émanations volcaniques et des substances filoniennes. Déjà, nous avons insisté sur les conditions essentiellementgéologiques dans lesquelles elle a été établie, et Ton se rappelle qu'elle a eu pour résultat la synthèse du fer oligiste, par la réaction réciproque du chlorure de fer et de la vapeur d'eau.

LES PILONS CONCRÉTIONNÉS 235

Le gisement des a'mas de contact de Toligiste, la disposition des filons où ce minéral peut être exploité, s'accommodent aussi bien que les régions volcaniques du processus adopté par Fauteur. Et Ton sait que des variantes nombreuses en ont étendu la portée. Le problème relatif à la coque primitive du globe accentue encore ce point de vue. On verra en effet que le nombre des minéraux reproductibles par cette voie dépasse de beaucoup celui des espèces qui sont localisées dans les filons et qu'il comprend des minéraux remarquables par leur prodigieuse abondance dans les roches.

Les filons concrétionnés ou plombifères.

Pour ce qui est du travail de Sénarmont, il faut répéter, comme pour le précédent, qu'il est d'une fécondité illimitée : bien des auteurs ont borné leur activité propre à en développer des variantes.

On sait que l'appareil mis en œuvre consiste en un récipient assez solide pour lutter avec efficacité contre la tension de la vapeur à 300 ou 400 degrés, et apte à permettre la rencontre de réactifs convenablement choisis. Sénarmont employa les tubes d'acier dont on fabrique les canons de fusil et que James Hall avait déjà employés, mais il en perfectionna le mode de fermeture. Le grand progrès réalisé consiste dans l'admission de l'eau, à laquelle revient là part prépondérante dans les résultats. Pour cela, l'illustre auteur enferme des solutions salines dans un tube de verre vert fermé à la lampe et pouvant entrer aisément dans

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