‹ La géologie expérimentaleChapitre 78 sur 132 · LES PILONS MÉTALLIFÈRES · texte numérisé non relu

LES PILONS MÉTALLIFÈRES

de soude et un sel de fer : un sable cristallisé dont chaque grain est un rhomboèdre transparent inaltérable à l'air est extrait du tube. Le carbonate de manganèse ou diallogite et le carbonate de zinc ou calamine, résultent de réactions calquées sur la précédente. Et il en est de même, ce qui complète Tensemble, pour les gangues carbonatées, calcite, giobertîte et dolomie. Même, dans cette direction, la méthode expérimentale s'est montrée entre les mains de Sénarliiont capable d'attaquer des questions de minéralogie pure et on lit avec le plus vif intérêt les considérations qui portent l'auteur à se demander si, étant donnée l'influence directe de la température sur la proportion relative des deux carbonates calcique et magnétique engendrés ensemble dans la même liqueur, la dolomie a bien une existence réelle.

Parmi Jes synthèses les plus remarquables de cet ensemble incomparable, il faut faire une place à part à celles qui concernent les sulfures. Le contraste est absolu entre les substances cristallines extraites du tube et les matières amorphes auxquelles donne lieu le mélange des sulfures alcalins avec les sels métalliques dans les conditions ordinaires de l'analyse chimique. La galène, la blende, le réalgar, la stibine, la bismuthine, le kermès, la pyrite, l'hauérite, la millérite, le chalkopyrite, bien d'autres encore, manifestent des caractères identiques à ceux des échantillons extraits de la masse des filons.

Enfin, des composés plus compliqués se soumettent à cette synthèse sans manifester par aucun détail qu'ils

•n^w m 1 •» >"• f I I ■»-" I ^m- ^-->^»'.>-r— i—w i» ni jww ^ » ■•■^»^^— .^i.aBM»a^»^.^^

LA KAOLINISATION ET LA SBRPENTINISATION 239

ne sortent pas directement du laboratoire de la nature : le sulfo-arséniure de fer ou mispickel, la proustite ou sulfo-arséniure d'argent, rargyrithroBe ou sulfo-anti • moniure du même métal sont dans ce cas, témoignant avec une éloquence décisive du caractère hydrothermal des gîtes où ils se sont produits sponta-* nément.

La kaolinisation et la serpentinisation.

Nous ne dirons qu'un mot de résultats expérimentaux obtenus dans l'étude de l'hydratation dont sont susceptibles certains silicates à base d'alumine, comme les feldspaths, ou à base de magnésie, comme l'olivine, les pyroxènes ouïes amphiboles. Cette question de la kaolinisation et de la serpentinisation a une importance extrême au point de vue des plus hautes questions géologiques; mais les résultats ne sont pas encore complets.

M. Daubrée a produit une espèce de kaolin mal défini par le séjour de verre artificiel dans l'eau suréchauffée, mais des résultats plus nets ont été obtenus par M. G. Barus *, qui a fait des expériences nombreuses et sur une grande échelle, dont le but principal était d'éclairer l'histoire du célèbre filon argentifère de Gomstock.

Pour l'olivine, M. Stanislas Meunier en ayant maintenu une certaine quantité en fine poussière dans

1. Geology of the Comstock Iode and the Washoe district by (rcorge- F, Becker, Washington, 1882.

Page 1