INTRODUCTION INFRA-GRANITÏQUB DE L'EAU
par les roches, qui par infiltration centripète se sont pourvues de leur eau d'imbibition ou de carrière, tandis que la plus profonde (blanche) est faite de roches qui sont encore trop chaudes pour avoir cessé d'être anhydres. Ceci posé, on voit que le mécanisme mis en œuvre dans l'expérience fait toucher du doigt le procédé par lequel des fragments de roches pourvues d'eau pourront pénétrer dans des zones trop chaudes pour que l'eau y soit tolérée.
L'arrivée de cette eau dans un semblable milieu devra déterminer des effets variés dont nous allons mentionner les principaux. Mais auparavant il convient de préciser le fait lui-même, pour écarter des objections qui ont été parfois opposées à l'auteur.
Tout d'abord, il me faut noter l'étonnement profond que j'ai éprouvé, à l'époque de la première publication du travail sur le sujet qui nous occupe, de voir une des notabilités géologiques les plus considérées de ce temps, et qui s'est spécialisée dans l'étude des phénomènes volcaniques, opposer à l'ensemble de ces considérations une fin de non-recevoir basée sur ceci que la situation relative des objets contenus dans une enceinte close ne saurait faire varier la pression de cette enceinte. Dès lors, les roches hydratées avaient beau tomber dans les régions très chaudes, la pression de l'ensemble restant le même, les explosions volcaniques n'étaient pas expliquées. Cette objection était faite d'un ton sans réplique qui aurait été de mise très évidemment dans le cas d'une assertion démontrée. Or, des expériences qui, pour être involontaires,
n'en sont pas moins incontestables, suffisent à prouver que cet air supérieur n'était en rien justifié par la réalité des choses. Qui n'a présentes à Tesprit en effet les explosions de chaudières à vapeur déterminées I
simplement parle décollement d'un peu d'incrustation calcaire, dont la suppression met tout à coup en contact l'eau en ébullition et une surface métallique portée au rouge, et dont l'action avait jusque-là été paralysée par l'interposition de la matière pierreuse si peu conductrice pour la chaleur?
Le phénomène naturel, que l'expérience de M. Stanislas Meunier a la prétention de rendre facilement acceptable, ressemble d'autant plus aux cas des chaudières, que souvent sans doute les crevasses efficaces ouvertes à partir d'^n bas ne viennent pas s'ouvrir jusqu'à la surface du sol, et c'est là un point important.
Les résultats de la contraction horizontale de la croûte terrestre, pour un même refroidissement dans toute son épaisseur, doivent en effet avoir une énergie en rapport avec la distance du centre; il s'ensuit nécessairement une résultante verticale dirigée de haut en bas et qui s'ajoute à la pesanteur et au vide relatif interne, pour appeler dans les profondeurs les matériaux comprimés. 11 peut, dans ces conditions, se constituer comme des coins limités par des cassures voisines et à biseau supérieur, qui peuvent glisser vers le bas comme les « noyaux de cerise » dont M. Schardt a introduit la considération dans les phénomènes de géodynamique. Il suffit d'un déplacement peu considérable pour que