SCÈNE NEUVIÈME
DENISE, 1res émue, V attirant à elte et la faisant asseoir sur ses genoux.
Chère petite !... Vous m'faites pitié.
Elle car-esse sa chevelure.
TOiNETTE, tristement.
J'suis plus orpheline que vous, pas vrai ?
GONDRiN, // 1(1 cantonade, renver.'iant un meuble. Crénom !..
TOINETTE, avec effroi, en se levant, ainsi que Denise qui s'empresse de souffler la cluuulelle et qui pousse le tabouret sous la table. Xuit sio- (a scène.
Ah ! r' voici mrin père !... (Elle se Jette inslinctive- /jient SU)' le lit }Lo r' voici !... (Se cacliant sous la aniverture.) Le r'voici !,..
l'n temps. Denise regarde dans r obscurité vers l'escalier. Après avoir pu se rendre compte que personne ne vient, elle vu vers Toinette.
DENISE
Rassurez-vous, il n'vient pas.
TOINETTE, rejetant la couvertu/w Vous ('il es ben sûre ?
DENISE, regardant de nouveau vers la droite. Oui, oui.
TOINETTE
Alors, j"men vas Elle veut se lever.
DENISE, Volillfjeant ii resfo' couchée.
J'vous défends de vous lever. Vous êtes trop délicate pour coucher sur des bottes de foin. C'est moi qui irai dalis le fenil.
TOiNETTE, s'accoudant sur VorciUer.
Comme vous ét'bonne !
Be la main gauche elle lui prend la main dï'oite.
DENISE
^B\'s,T\oi\\Anricalemenl.) Allons, dormez bien.
Elle faii un mouvement pour re?uonler.
TOINETTE, la re/enant nerveusement par la )nain.
Fartez pas encore ! Ce soir... j'sais pas pourquoi... j'ai peur de rester seule... [Tremblant .) J'ai peur !...
Il n'faut pas vous agiter ainsi. lElle s assied sur le bord du lit et met sa main su9- le front de Toi)tette.) Votre front est bri^ilant.
TOINETTE, fiévreuse.
J'ai eu trop d'émotions aujourd'hui... Et puis, l'idée d'être chassée d'ici... de n'savoir où aller... tout ça., tout ça m'boul'verse.
DENISE
. Toinelfe, j'vais vous gronder ! [D'un ton matoniel.) Qu'est-ce qui m'a donné une vilaine fille comme ça (