SCÈNE XI
DENISE, TOINETTE, puis GERVAISE.
Denise, très pâte, les traits bouleversés, entre en se traînant à peine. On voit par son attitude qu'elle s'est évanouie et qu'elle vient de revenir à elle. Par-ci par-là, sur sa jupe, quelques brins de foin. Elle essaie de gagner lapo)'te du fond, dans le haut.
DENISE, d'une voix haletante, en s'appui/ant d'une main sur la toilette.
Ah !... ah !... je n'aurai pas... je n'aurai i)as la force do fuir...
Au moment où elle atteint la po)'te et va sortir, on entend crier Gervaise à la cantonade, à gauche.
GERVAISE, dehors.
Dépêchons ! dépêchons !
DENISE, a/folée, )'ccul(/nt Jusqu'il la table, au-dessus. Ah ! les voici !... les voici !.. [Elle tombe un genou en terre et .se relève aussitôt.) Comment leur ccha})pcr ?... (Clierclutnt une issue, elle fait un pas vers la gauche avec agitation.) Comment ?... (Se tournant vers la droite.) Ah ! j'me souviens ! Il y a là une fenêtre qui donne sur la campagne.
Elle se hàle de gagner par la droite la porte de la cuisine. A peine y est-elle arrivée que