SCÈNE XII
TOINETTE, GERVAISE, puis GONDRIN.
GERVAISE, bas. il elle-même, ne revenant pas de sa stupéfaction.
Denise!... [Haut, eu descendant en scène parla droite.) C'est Denise!... iElle met sur la table la lanterne, le côté lumineu.r tourné vo's la di'oite, et court à la porte de la cuisine qu'elle veut ouvrir.) Ah ! la poil' est fermée. {Elle l'ébranlé en la secouant ) Fermée !... {Avec rage, en tapant sur la porte à coups de poing.) Fermée ! fermée !...
Gondrin. effrayé, accou)'t par la porte du fond en titubant toujours. Il porte un vieux sac à pommes de terrée.
GONDRiN, rfescendanf- aa-dessiia de la table. Ah ! cà, quy-a-i-y donc i'
GERVAISE, liors; d'hnlehie, se tournant rers lui sar place.
Y a... y a-ijuc j 'viens d'voir Denise ! GO'NJ)Rm,stapr/'a/t, laissant fomliei' le sac sw le sol.
De... Denise !... Haussant les épaules.) Allons donc, t'es folle !
GERVAISE, ricement, oi allant à. la. table.
Folle!.,, folle !... {^Elle saisit la lanto-ne et braque la lumière sur Toineite en allant sur le devant de la scène jusqu'au coin gauclie de la fable.) Regarde '
GONDRIN, descendant ii gauclie, ju'ès du lit, et pDUSsani un o'i teri'ible en voyant Toineite.
Ah!... [Subitonent dcgj'isé, il fait un pas en arrière en se prenant la tète ii deux mains. Arec f/éscspoi)-, au comble de la désolation.) Ah ! qu'avons-nous fait ?...
GERVAISE, avec emportement.
T'as tué ma fille !
FÂle met la lanterne sur la table, la lumii'rc toujours tournée vers le lit.
GONDRIN, lions de lui, en allant à (ier/aise.
C'est toi qui l'as tuée !
GERVAISE, cba/iie et menaçante.
Moi!.,.