SCÈNE PREMIÈRE
GOXDRiN, mwrfhii hi prrrle 'hi /oi/'f.
(Tosl-y toi. not" fille ?
7/.vor7 )in peu en levuni ht^mipe qu'il protctjv ff'uur mu ni contre la plate et le vent. Oer cuise le suit. Tous (i.euj' regm'<lenf sur lu -route, tournés rers lu droite. Profonde oltscurité (tell or s. Suit suj- la s ci' ne.
r.ERVAiSE. uppelant. en faisant un porte-voix de su )nain (juuctw.
Toinette!. . Toinette!...
Un coup de vent, plus fort que les autres, éteint la lampe déjà vacillante.
(ÎONDRIN.
Diabr ed vent !
// rentre, tandis que Gei^vaise continue ù regarder defiors. Il clierclie, en tâtonnant. C armoire sur laquelle il met lu lampe, f'n éclair, suivi d'an coup de tonnerre, illumine tout le pan sage.
GERVAiSE. saisie, faisant un pas en arrière.
Ah !... J'viens d'voir les ai'bres comme en plein jour. \ Elle se lui te de fermer la porte et de pousser le verrou.) Kn v'ià-t-y un orage ! Pourvu (ju'Toinellc tarde point à rentrei".
«lONDRiN, alluuuint la chandelle du flambeau avec Hue allumette qu'il u frottée cont)'e la l^oîte. Demi-jour sur la scène.
Y arriv'rait malheur à c' t'enfanl-là, c" s'rait la fin d'tout. .Sc^ 7nuin: .'remble en tenant te.zflambeim.) Ben sùi-, quand j'ai l»u un eoup d'irop. j'Ia rudoyé.
12 LA GEKVÂISE
{Arec <'mo/n>//, ru dcscciulanl en scène.] NV'in]iiM'li(' (in'c'csl ma [)'lioUv.. C'est tout c'ijui nous l'csle, (luoi !
Il se dlyfge vers la yt or le de droite, premier plan.
UERVAisE, descendant en scène par la yaiiche.
Pas b'soiii d'se montei- la tôle ! ToinetU; a pas la forêt à ti'a verser, pisqu'ell' est au village.
GONDRiN, entr'uuvranl la porte et regardai! tl'liea}-e. en s" éclairant, à une grosse Jiorloge dont on entend le tic-tac.
V'ià déjà neuf heures !
Il referme ta porte.
Si eir est en l'iard, c'est \) V et' ix)n signe.
GONDRIN, mettant le /himbeau snr ta laide.
.l'dis pas qu' l" as mal fait d' l'envoyei- chez nus l)ai'enls.
GERVAiSE, moacitant laclurndelle acec ses doigts.
Y avait pus (ju' ça à faire.
GONDRIN
Ah ! si l'oncle Piei're voulait lien nous pivler un peu d'argent, nous i)Ourrions rach'ter not' mobilier.
Et nous r'mettr' au travail.