SCENE PREMIERE
(iONDRiN, allant à l'armoùx.
Ah ! c'est des inonL'ries !... (-U oatrra Ui poi'ie-il^^alle (le Icirmoire, prend une houteièie d'alcool, anteéreis quarls jtleine, caclice derrière un pot à café, ei- la fait voir de loin ii GermUse^. Ell€--(t-faU umfwtti^eiueul- en le voyant découvrir la bouteille et- S€ déloiwne an peu.) G'matin, qui c'est qu'a rapporté ça il'] a ville, en cachette'^
GERVAiSE, se toinnuint vers lai.
Eh ben 1 là, c'est moi.
Bile descend sur le devant de la table, coin gauche.
GONDRiN, triomphant.
Ah! ah!... mH^neé^-kt-èeuieUle-sar^ l'aï'tnoire et /iesiiend en scène.) J'suis pas seul à boire.
GERVAISE, d'un tun découragé.
Vois-tu, Gondi'in, d'puis qu'on est dans l'guignon, j'ai pus d'cœur à l'ouvrage.
Elle s'appuie contre la table.
GONDRIN, soupirant.
Oui, à quoi bon s'esquinter, (juand Qa n'avance à l'ien ? (Il se laisse tombe)' sur le tabouret, a droite ileMi table). A rien !
C'est à n'pas croire d'avoir perdu par la maladie une belle jument d'six ans, plein' ed santé, et des bestiaux comm' y en a pas.
iO LA GERVAISK
GONDRIN
Pour sûr, un r'bouteux, en passant par les Ardennes. nous a j 'lé un soi't. {D'ui^4m^'<u»^<-fM/ré, en ne l('.r<uil' el eu moiU-raul U'xpoltigs.) Ah ! si j' h^ t'nais ! si j' le l'nais !..
GERvAisE, arce colère, en allant à lai.
Sais-Ui qui j'voudrais l'nir, moi ^ (]'esl rcoinl' cd Vaudrey. Cominnl peul-y faire vend' not' pauv' mohiiiei-. parc' qu'on l'y doit deux termes ?
Elle (jagne la çiauclte.
GONDRIN
Ça roule su' l'or, ça entretient des catins, et c'est pus dur que ça !
GERVAISE, qal a. fait un pas vej's le fond, écoutant. Chut!... Ecoule!
G0An)RiN, écoutant.
ou'y a-t-y ?
Y m'semble (lu'on marche su' la t>-rand'rout(î.
GONDRIN, acecjoie.
P't'êt ben qu' c'est Toinette.
// prend- la Uiinpe-dcJa main (jauclie etrenionte à droite de la tahle.
GERVAISE. rononlant par ta (jauclie.
Ah ! tant mieux !