CHAPITRE Xll
Bien d’autrui ne convoiteras.
Dans une obscure prison, humide, et ne recevant de jour que par une étroite lucarne, au-dessous de laquelle, à quelques pieds de distance, coulait le Guadalquivir, étaient deux hommes, couchés sur la, paille de maïs qui leur servait de lit, rongeant silencieusement le pain noir et les oignons qu’on venait de leur jeter, tout en les arrosant, de temps en temps, de rasades d’eau très-pure, contenues dans un pot de terre, lequel pot ils se passaient alternativement.
— Que tu es heureux, José, d’être sobre par nature ! Tu te contentes au moins de cette détestable et puante liqueur.
— ' L’eau du ciel ! Tu es dégoûté !
— C’est bien celle du fleuve, je ne la connais que trop !
— Comment cela, monseigneur ?
— Imagine-toi, mon cher, qu’un jour, en passant sur le pont.... ma foi, je ne sais plus trop lequel c’était.... il y a quelque dix ans de cela.... je fus dévalisé psr des gitanos qui, après m’avoir entièrement dépouillé, me jetèrent à l’eau ; les imbéciles ne pouvaient penser qu’un seigneur sût nager.... je n’étais pas très-fort, il est vrai, mais je pus m’en tirer, non sans avoir avalé bon nombre de gorgées, dont, toute ma vie, je t’assure, j’aurai souvenance... pouah !
— Ce ne sera pas long, dit José.
A ces mots, prononcés avec un certain flegme, le comte de Mosquira, car c’était lui, laissa tomber la cruche à terre, sans faire attention aux malédictions que sa maladresse lui soulevait de la part de son compagnon.
José et don Juan, les deux espions dont nous avons déjà fait faire au lecteur la connaissance peu flatteuse, avaient commis une sottise qui pouvait assurément les mener loin si leur protecteur, don Luis, ne venait à leur secours ; aussi joignaient-ils son nom à celui de tous les saints dans les prières qu’ils adressaient chaque soir à Dieu. Voici le fait :
Depuis longtemps, José avait un désir de s’enrichir subitement et à peu de frais, qui assiégeait sans cesse son esprit : il priait tous les jours son patron de lui fournir une bonne occasion, en remercîment de laquelle il fonderait en son honneur une messe quotidienne à perpétuité, tout en promettant à ce bénin patron de gagner un pays étranger, si la nature du gain pouvait compromettre quelque peu sa moralité de saint.
Il s’était dit souvent, en regardant une petite maison basse et délabrée, qu'on savait habitée par un vieil usurier, que là certainement était le nid de la poule aux œufs d’or ; jugeant sagement qu’un homme qui prête, depuis trente ans, de l’argent à cinquante, soixante et même davantage ; qui, de plus, mène une vie retirée et misérable, doit être immensément riche.
Cela devint une idée fixe pour notre gars. Enfin, un jour, il ne put tenir à la tentation, il alla trouver don Juan, lui conta l’afîaire, |en lui proposant de partager les bénéfices s’il consentait à l’aider dans son entreprise.
Le gentilhomme, déjà sans sou ni maille, et qui n’était pas fàché> peut-être, d’aller faire l’opulent en France, en Portugal ou ailleurs, accepta de grand cœur, et les deux amis se concertèrent sagement.
Leur bonne étoile voulut précisément que le vieil avare avait besoin de se rendre à Cadix, pour surveiller le débarquement de plusieurs navires.
Le soir même de son déjpart fut donc fixé, par les deux associés, pour le couronnement de leurs souhaits; c’est pourquoi ils s’introduisirent dans la demeure du vieillard pendant la nuit, et se mirent à fureter ni plus ni moins que s’ils se fussent trouvés dans leur propre domicile.
Ils ouvrirent les meubles avec ou sans clefs ; mais au milieu de leurs vaines investigations une pensée leur vint, pensée profonde ; c’est que les vrais avares n’ont point coutume de serrer leurs richesses dans des meubles ordinaires.
Ils n’en continuaient pas moins, espérant que celui-ci réaliserait une exception dans l’espèce, et brisèrent sans vergogne les serrures trop rétives.
Une affreuse gitana, digne campagne de l’usurier, accourut, effarée, à ce bruit dont elle ignorait la cause, et se mit à jeter des cris perçants dès qu’elle eut aperçu les deux voleurs.
Heureusement pour les bandits, que la voix était cassée et les murs épais, sans quoi ils étaient perdus.
Ils n’hésitèrent donc pas à se débarrasser de ce fâcheux témoin, et après avoir éteint son faible souffle d’existence, au moyen de bonnes dagues, ils continuèrent leurs recherches.
Elles furent infructueuses.
Ils maudirent leur impatience, en pensant que, peut-être, la vieille leur aurait indiqué la cachette où le juif recélait ses précieux trésors.
C’est pourquoi José essaya de réveiller la ^fitana avec l’intention charitable, si elle donnait signe de vie, de lui appliquer une torture quelconque jusqu’à ce que ses aveux eussent pris une tournure satisfaisante.
Don Juan préparait même à cet effet une petite corde autour des pouces de la vieille et n’attendait que le signal de son compagnon pour les serrer, mais celui-ci secoua énergiquement la tète en signe que tout était inutile.
Le jour allait paraître, il fallait songer à la retraite.
Ils sortirent de la maison par-dessus les murs, en se promettant bien de revenir la nuit suivante, mais, cette fois, armés d’outils propres au défrichement d’un petit jardin qui semblait inculte.
Le lendemain, vers minuit, la lune, en se dégageant d’un nuage obscur, éclaira nos deux travailleurs, bêchant et piochant, que cela faisait vraiment plaisir. Nous allons voir comment ils furent interrompus dans leur besogne.
Convenons, en passant, que la richesse a toujours excité l’envie de bien des gens, et que le hasard a quelquefois de bien singulières fantaisies.
11 fallut que ce soir-là, messire Hasard et Notre-Dame l’Envie fussent en humeur de jouer quelqu’un de leurs tours et choisissent précisément nos deux défricheurs pour but de leurs attaques.
Celle-ci, — l’Envie,— minait depuis longtemps l’appétit d’un certain cousin du brave usurier, qui, s’ingérant aussi de voler son parent, arrivait précisément dans cette louable intention.
Il frappa à la porte de la maison, mais ce fut en vain ; personne n’ouvrit, comme bien vous pensez.
Celui-là, — le Hasard, — voulut qu’en s’en retournant il passa derrière la maison, et qu’il entendit distinctement le bruit que faisaient les larrons.
L’envie dès cet instant quitta le cœur de cet estimable cousin ; il courut chez l’alcade, tout en remerciant le hasard de lui avoir procuré un moyen honnête d’être utile à son parent, en lui sauvant sa fortune qui, en récompense de ce service, pourrait, quelque jour, lui échoir en héritage.
Le magistrat quitta son lit d’assez mauvaise humeur, et suivit le bon parent avec une escorte formidable de soldats de la Santa- Hermandad.
La maison fut cernée, et les deux rats capturés au moment où ils
découvraient dans les entrailles d un carri; d oignons un coffre dont la carrure les ravissait d’aise.
Comme, à la tentative de vol, il y avait accompagnement de meurtre, on les jeta au fond du cachot où nous venons de les voir, en attendant qu’on voulut bien les pendre.
Ceci se passait dix jours après le départ de Carlos.
Nous ignorons si le cousin fut récompensé de sa bonne action, mais nous avons tout lieu de croire que le hasard ne l’abandonna pas, après avoir commencé de le servir comme il avait déjà fait.
Je crains bien, dit don Juan, que le comte Luis ne nous oublie.
— Dans ce cas, répondit José, il n’y aurait pas grand mal, nous sommes deux coquins dont le sort est bien mérité.
Ah ! si tu ne m’avais pas parlé de ce maudit trésor!...
— Eh bien !
— Je serais, à cette heure, à boire avec Luis et ses amis,
— Et moi, peut-être, en possession du coffre-fort.
— Comment ?
— Je ne voulais pas tuer la vieille, moi; c’est toi qui as porté le premier coup. Vois-tu, monseigneur, tu n’entends rien aux expéditions.
— Mais tu l’as achevée, la sorcière.
— Tiens ! dès qu’elle a senti le pointu de ta dague, elle a crié de plus belle... Je n’ai jamais aimé la musique.
— Pendus ! dit Juan avec désespoir ; si au moins on voulait me couper la tête, car je suis noble, après tout, je ne suis pas un chien de manant comme toi.
— Tout beau! monseigneur, ne t’emporte pas, cela ne te mènera à rien. Fais comme moi, dors et attends. Et puis, il faut te faire une raison, vois-tu; pendu ou décapité, c’est toujours même chose, à la jouissance près.
— Qu’entends-tu par jouissance?
— Je me suis toujours figuré que la pendaison procurait, par le balancement et la suspension, une sorte de volupté pareille à celle de l’ivresse.
— De l’ivresse? Bah !
— Assurément. Je ne me suis enivré qu’une fois en ma vie, la seule où j’aie goûté du vin. Ah! caramba l quel vin! Vois-tu, Juan, quand j’y pense... nos vins d’Espagne ne sont rien en comparaison. Il y a longtemps de cela, c’était en Hollande ; je me trouvais à bord d’un de nos navires, dans le port d’Ostende, et c’est là que j’ai bu de ce vin, dont on doit parler la tète découverte.
— Lequel donc?
— Le vin du Rhin.
— Je le connais et je suis de ton avis, c’est un maître vin, mais il ne vaut pas les nôtres... Ah! Dieu! si tu les connaissais!... Ah ! Xérès! Malaga! Alicante! ah! Moscatella, Tintilla de Rota, et tant d’autres!... José, tu n’es qu’un bélître de ne pas t’être... abouché, au moins une fois, avec ces véritables larmes du soleil !
— Chacun prend ses joies où il les trouve.
— Ceci est sensé ; mais revenons : Tu supposes donc que la pendaison...
— C’est mon idée. Mais j’ai bien autre chose pour me consoler, querido.
— Quoi ? Me le diras-tu ?
— Si don Luis n’avise pas à nous délivrer des griffes de la justice, je te le jure, je perdrai don Luis.
— Comment? fit Juan avec une avidité qui témoignait du peu de dévouement qu’il avait pour la personne du comte.
— Je possède un secret...
José ne put achever ; un bruit de verrous qu’on tirait l’en empêcha. Un jeune homme, qui servait de geôlier, leur ordonna de se lever et de sortir derrière lui.
Tous deux échangèrent un regard qui signifiait : Tuons cet enfant, et à l’aide de ses clefs, nous sommes libres.
Mais huit alguazils étaient dans le souterrain qui s’ouvrait devant eux, et les attendaient. Ils se résignèrent.
On les mena devant un tribunal, où, après leur avoir, pour la forme, adressé quelques questions, on les renvoya à leur cachot, en leur disant de se préparer à la mort. ^
Tout était donc fini pour eux.
Quand ils se retrouvèrent seuls, José s’approcha de son compagnon et lui dit :
— Juan, nous sommes perdus sans ressources.
— Hélas!
— Don Luis n’a plus besoin de nous et n’est peut-être pas fâché de trouver cette bonne occasion de se défaire de nos personnes.
— Je le crois.
— Ecoute, il faut nous venger de lui. Tu es gentilhomme et l’on t’écoutera plutôt que moi.
— Que faut-il que je fasse ?
— Tu vas demander à parler au marquis d’Aracena.
— Au gouverneur ?
— A lui-même. Et tu lui diras que son frère le trahit ! oui, le trahit, c’est-à-dire qu’il aime sa femme.
— Oh Ile scélérat ! sa belle-sœur !
— Il n’y a pas grand mal, entre nous, mais si le marquis apprend cela, il prendra rage contre Luis, et, qui sait, si demain le traître ne sera pas à notre place ?
— Mais si on ne me croit pas ?
— Tu jureras sur ton honneur.
— Diable ! mon honneur... tu l’as bien compromis dans notre misérable échauffourée du coffre-fort.
— On peut être un voleur sans pour cela manquer à l’honneur et à la foi du serment.
— J’essaierai, dit le comte.
— Oh 1 mais de suite, caramba; nous n’avons pas de temps à perdre, c’est sans doute demain qu’on doit nous... et José fit le geste.
Don Juan se mit incontinent à frapper la porte de la prison, des pieds et des mains, jusqu’à ce que le geôlier, accourant, lui eût demandé ce qu’il voulait.
— Parler au gouverneur, répondit-il.
— Impossible !
— Il le faut, un secret d’Etat ; c’est pour lui de la dernière importance.
— Le marquis ne peut se déranger pour vous, bandits !
— Eh bien ! don Luis alors, cria José.
— Don Luis n’est pas au palais, ni dans la ville.
— Où donc est-il ?
— A Madrid.
Les deux condamnés se regardèrent.
11 paraîtrait alors qu’il ignore notre sort, dit Juan.
— Je le crois. ^
— H ne faut pas le trahir, alors.
— Au contraire : si nous ne disons rien, on nous pendra ; tandis qu’en parlant, nous aurons au moins huit ou dix jours devant nous.
— Tu as raison, dit Juan ; et comme il entendait le geôlier s’éloigner, il le rappela.
— Que voulez-vous ? dit celui-ci.
— Parler au gouverneur.
— Vous êtes fous !
— Non pas, non pas, mon bon geôlier... mon bon... Comment vous nomme-t-on ?
— Itùria.
Mon bon Ituria, faites-moi parler au marquis d’Aracena, il y va
de ma grâce ; — si vous m’obligez, je vous paierai grassement à ma sortie de prison.
Ituria sembla réfléchir ; enfin au bout d’un instant il dit à voix basse :
— Confiez-moi le secret et je l’irai révéler au marquis.
Oui-da, mon ami, tu es malin ! Et alors qu’est-ce qu’il nous en reviendra à nous, rien ?
— Comment vous appelle-t-on? demanda à son tour le geôlier, après un nouveau moment de réflexion.
— Don Juan, comte de Mosquira, cria le prisonnier.
— Je vais transmettre votre demande au geôlier en chef, qui agira à sa convenance.
— Allez, brave Ituria, souvenez-vous de ma promesse.
Deux heures se passèrent, pour les deux amis, dans les plus mortelles angoisses.; après lesquelles reconnaissant que tout espoir était perdu, ils s’accroupirent tristement chacun dans un coin, méditant sur la vanité des choses humaines et leur fragilité, mais repoussant avec effroi toute idée d’avenir.
José rompit ses réflexions subitement pour dire à son complice :
— Mosquira, je voudrais avoir un couteau.
— Pour te couper la gorge ?
— Pas à moi, mais bien à toi.
— Tu as donc peur de mourir, vieux loup, tu deviens absurde ?
Je n ai pas peur de mourir, mais je suis enragé de ne pouvoir exhaler ma haine, sans que personne me regrette; je grince des dents, rien qu en pensant à ce peuple imbécile qui, demain, assistera à notre supplice avec la même insouciance et la môme gaieté de cœur qu’à un combat de taureaux. Oh ! maudit sois-tu, hasard qui nous as fait découvrir, quand nous étions si près de la réussite !
L’espion accompagna ces paroles des jurons les plus épouvantables. La nuit arriva bientôt, et TAngelus se fît entendre dans leur solitude, avec un éclat inaccoutumé; il leur sembla que la faible cloche bourdonnait à leurs oreilles, comme si toutes celles de la Giralda se trouvaient en branle.
— C’est le dernier que nous entendons, pensèrent-ils.
Tout à coup ils virent briller sous la solide porte une faible lueur, qui augmentait d éclat, au fur et à mesure que la torche qui devait la projeter s’approchait.
Plus de doute pour eux, c’était la liberté, la délivrance.
Ituria ouvrit la porte et remit le comte au pouvoir de quelques alguazils, qui le conduisirent devant le gouverneur.
José, resté^seul, allait se livrer bientôt au sommeil qui commençait à le gagner, lorsqu’il se leva et s’approcha de la porte du cachot, sous laquelle d voyait encore une lumière fîltrer avec peine.
Il aperçoit deux hommes marchant avec précaution, tout en se hâtant, et qui, au grand étonnement de notre bandit, s’arrêtèrent devant son cabanon, en tirèrent les verrous et entrèrent.
La subite transition de l’obscurité à l’éclat de la torche éblouit d’abord José ; mais quand il se fut fait à ce nouvel état de lumière, il resta immobile de surprise, en reconnaissant dans les deux hommes qui se trouvaient devant ses yeux, fray Tomaso et don Luis.
— C’est vous, monseigneur ; Dieu soit loué !
—Fray Tomaso vient de m’en apprendre de belles sur votre compte, mécréants ! ^
— Monseigneur, pardonnez-moi ; je suis un maladroit...
J arrive à 1 instant de Madrid, et la première personne que je rencontre est le révérend père, qui m’a raconté votre aventure. Tu mérites bien d’être pendu !
— Je le serai demain, si votre grâce ne me sauve pas.
— Fray Tomaso m’a encore dit que Mosquira était, à cette heure
en audience particulière avec mon frère. ^
Ah ! mon Dieu ! c’est vrai... et moi qui... monseigneur, je suis un gueux, un vaurien, un chenapan, écrasez-moi la tête avec votre botte, je ne mérite pas davantage !
— Voyons, qu’y a-t-il ? Parle.
Mais aussi, j ignorais votre départ pour Madrid ; dans ces maudites prisons, on ne peut rien savoir; je croyais que vous m’aviez oublie, ou que vous m’abandonniez à mon malheureux sort, et alors...
— Achève.
— Je vous ai trahi.
— Trahi ! répéta don Luis en fronçant le sourcil. Explique-toi, misérable.
— Je n’oserai jamais.
Hàte-toi, ou je te ferai pendre à l’instant.
Eh bien ! oh ! mon Dieu 1... j’ai dit à Mosquira....
— Parleras-tu, bourreau ? * *
— Que vous aimiez doîïa...
— Tais-toi !
L’espion attendit quelques minutes, entre la vie et la mort, pendant que le comte d Aracena pesait et calculait les ressources qui lui restaient pour faire face à l’orage menaçant.
- Que Mosquira ignore que tu m’as vu, dit le comte en relevant la tete. Je vais trouver mon frère. Cette nuit vous serez libres Ecoute, José, je te pardonne parce qiie j’ai besoin de toi. Ouant à don Juan... je vais te donner un conseil ; si tu tiens à là vie, ne bois pas de vin au souper qui vous attendra au sortir de prison.
Don Luis sortit précipitamment avec le moine qui, avant de le suivre, avait pressé cordialement la main de son confrère en espionnage.
Ma foi ! tant pis pour don Juan, se dit José à part soi. C’est TO i
sot qui n a jamais rien su mener à bonne fin. Cela vient de la faiblesse I
naturelle de son caractère; s’il avait résisté à mes insinuations, et n eut pas demande a cor et à cri d’être entendu du gouverneur, il serait heureux comme je de suis à présent. Diable! je l’ai échappé elle.... Il paraîtrait que don Luis veut nous traiter ce soir, c’est fort plant do sa part... Ce pauvre Mosquira... N’importe, malgré tout, je préférerais le coffre-fort !....