FIGURE
Ovaire présentant de nombreux amas jaunes, « formations lipoïdiques »
Grossissement 2/1
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ne VS - ©
voir reproduites et décrites « les vésicules jaunes » ou « Ja matière concrète jaune » du parenchyme ovarien. Elles étaient connues avant lui de Ph. Béclard (1). Home les qualifiait de « vésicules jaunes ascendantes de Vallisnieri », parce qu'il les croyait en voie d'évolution vers le corpus luteum.
Plus tard, Wallart (2) décrit les mêmes éléments sous le nom nouveau de « glande interstitielle de la femme ». Il la trouve notamment développée chez l'enfant et chez Ja femme enceinte et il soutient, en 1907, son existence contre Fraenkel.
Nous n'admettons pas cette dénomination, parce qu'elle implique l'homologie entre ces formations de l'ovaire humain et la glande interstitielle de l'ovaire des rongeurs.
Or, cette homologie nous paraît, encore aujourd’hui, purement hypothétique.
Mile de Jong (3) les étudie sous le nom de « corps jaunes lutéiniques atrétiques » (voir p. 20 de sa thèse et planches I, IT et IT). Ce nom nous parait impropre, parce qu'il fait intervenir deux facteurs qui nous sont inconnus : la lutéine, d’une part, dont nous ignorons la nature et les réactions (4); leur origine attribuée au mécanisme de l’atrésie folliculaire dont il est impossible de faire la preuve.
Il vaut mieux adopter une dénomination qui ne pré-
(x) Béclard. — Thèse inaugurale, 1820, Paris. (2) WazLarT. — Arch. f. Gyn., 1907, tome Sr, page 271. (3) L. de Jong. — Thèse de Paris, 1913-14, n° 200 et Ann. de
gyn. et Obst., 1914, p. 277-355.
(4) Voir, à ce sujet, Mulon, C. R. Soc. Biol., 1900, tome I, p. 535.
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juge pas de leur origine ni de leur valeur. Nous proposons le terme de formations lipoïdiques de l'ovaire. Il est assez compréhensif pour désigner des organes dont l'aspect est variable et il ne prétend à la solution d’aucun problème histogenétique.
= La description que nous venons de donner, vaut pour l'ovaire de femme adulte quel que soit le stade de l'évolution génitale ; elle est valable pour l'ovaire de la femme gravide. Nous reviendrons dans un chapitre spécial, sur la structure de l'ovaire pendant la gravidité ; mais, en ce qui concerne son aspect à l'œil nu, il ne se distingue guère de l'ovaire normal. On ne peut noter que deux détails : le corps jaune, au début de la grossesse, est de couleur vive se rapprochant de l'orange ; les formations lipoïdiques sont souvent nombreuses. Pottet (1) les considère comme caractéristiques de l'ovaire pendant la gravidité et croit que c'est là un aspect pathognomonique. Nous verrons que, sous cette
forme catégorique, pareille affirmation est inexacte.
(x) Pottet. — Th. Paris, rgro-11, n° 6.
Etude Microscopique
Nous avons pratiqué l'étude microscopique de tous nos cas ; soit 75. De ces examens nous tirerons d’abord la conclusion suivante : l'étude microscopique ne permet pas de découvrir d'importantes formations glandulaires qui auraient échappé à l'œil nu. Jamais nous n'en avons rencontré de telles et nous noterons donc que l'étude soigneuse, sur coupes macroscopiques, de l'ovaire de la femme permet de prendre une notion déjà très exacte de sa richesse en éléments glandulaires. Cette constatation est importante parce qu'elle est propre à faciliter l'étude pratique de la physio-pathologie de l'ovaire.
Ce n’est pas là, évidemment, conclure que l'examen microscopique n'ait pas d'utilité et qu'il ne nous ait pas donné de renseignements.
Lui seul, en effet, permet de juger de l’activité des formations de la glande ovarique et cette activité est assurément très variable. Toutes ces formations glandulaires sont transitoires et, suivant la phase de leur évolution, elles ont une structure différente. À ces variations de structure doivent correspondre des variations d'activité. Il faut tenter d'apprécier cette dernière en
fonction : 1) du nombre des cellules glandulaires ; 2) de la richesse de chaque cellule en produit de sécrétion.
C'est ce que nous avons fait.
LES TECHNIQUES que nous avons employées sont :
1) Après fixation au formol à 10 %, l'inclusion à la paraffine et la coloration à l’hématéine-éosine et au van Gieson. ee
>) Après fixation au Flemming, l'inclusion dans la paraffine en passant par l’éther de pétrole, ou la coupe du bloc congelé. Les colorations employées ont -été, dans ce cas, le rouge neutre et la safranine.
3) Après fixation au formol à 10 % (1) la coupe à la congélation par le chlorure de méthyle et le traitement par les colorants des graisses associés, ou non, à la coloration des noyaux par l’hématéine. Nous avons employé le Soudan III, l'Ecarlate R, le Bleu de Nil, le Rouge neutre, l’acide osmique. Avec l'acide osmique nous avons toujours cherché la coloration primaire et la coloration secondaire par passage à l'alcool à 50°. Nos coupes ont été montées et conservées dans le sirop d’Apathy (gomme et sirop de sucre).
Nous avons recherché les réactions de solubilité des
corps gras, soit directement sur les coupes non colo-
(1) Les ovaires conservés dans le formol ne nous ont jamais paru s’appauvrir en lipoides pendant une conservation de quelques semaines. Cette constatation est en désaccord avec l'opinion de Ciaccio (Biologie Médicale, 1919, n° 3 et 8, voir p. »94). Nous devons cependant noter que les coupes fines faites à la congélation et conservées dans le formol faible, perdent assez rapidement leurs lipoïdes. Ce fait indique les précautions à prendre dans la technique de ces recherches.
Re
rées, soit après coloration par l'acide osmique. Nous adopterons les termes de graisse labile pour indiquer celle qui est soluble dans le xylol après osmiquation et de graisse stabile, celle qui est insoluble dans le xylol après osmiation.
Nous avons pratiqué la recherche du fer par la réaction de Perls.
Enfin, dans quelques cas, nous avons examiné directement, sur coupe à la congélation, les substances graisseuses soit au microscope ordinaire soit au microscope polarisant (1).
On trouvera, dans l'exposé qui suit, des précisions continuelles au sujet de la technique que, point par point, nous avons suivie. Si cette manière de décrire paraît fastidieuse, on voudra bien nous en excuser en cons:dérant que
1) Les aspects histologiques n'ont de signification que par rapport à la techniqueemployée, puisque ce sont toujours, au propre sens du terme, des aspects obtenus par des artifices de fixation, de coloration, etc..., des aspects artificiels.
>) Les descriptions données par un auteur n'ont de valeur que si chacun peut, en suivant la même techri
que, les vérifier.
Il suffit d’avoir un peu vécu dans les laboratoires pour
connaître la valeur de ces deux raisons.
(x) Nous tenons à remercier ici M. Feuillé de nous avoir montré l'emploi du microscope polarisant.
Sens Pier A) CORPS JAUNE.
L'étude en a été faite par Sobotta avec un matériel considérable chez la souris (1896), par Van der Stricht chez la chauve-souris, par Bouin et Ancel chez la chienne.
Prenant a, le premier, exposé clairement les raisons de le considérer comme une glande endocrine (1868).
Il confirmait et précisait ainsi les idées des anciens auteurs : de Graaf qui qualifiait le corps jaune de « matière glanduleuse » ; Malpighi qui le nommait « corpus glandulosum seu luteum » ; Buffon qui le disait une sorte de « glande transitoire » (x).
Chez la femme, la structure du corps jaune a été bien décrite par Rabl (2), puis par Mulon. Ces auteurs ont montré que la couche glanduleuse, seule partie importante et seule dont nous nous occuperons, était constituée par deux espèces de cellules (fig. 3).
a) Les unes sont dites cellules externes (3) ou cellules paralutéiniques (Pinto) (4). Elles sont disposées à la périphérie de la bande du corps jaune. Elles sont au contact même des éléments conjonctifs du stroma ovarien qui forment la thèque externe. Elles sont toujours logées dans de petits alvéoles qui les groupent nettement en amas.
(1) in Coste, — Ilistoire gén. et part. du développement des corps organisés. Masson, 1847, voir p. 265.
(2) Rabl. Anat. Hefle 1898, volume XI, p. 109 (consult. p. 176 et fig.…17, 281et 0).
(8) Pour Rabl ces cellules ne se rencontrent, ni dans le corps jaune de la souris, ni dans celui de la lapine. Il ne peut, cependant, affirmer qu'elles sont propres à la femme.
(4) Pinto. —- Annali di Ost. e Gyn., 1905, p. 456. Voir la fig. IX ct la p. 494.
FIGURE 3 (n° 6o8)
Corps jaune (inclusion, hématéine-éosine) Grossissement = 100/1 (réduit d'un tiers)
On remarquera le très grand développement des cellules externes ; leurs caractères morphologiques les font distinguer très facilement des cellules internes.
La quantité de cette espèce de cellules est variable.
Quan: elles sont en grand nombre, non seulement elles sont ainsi groupées en nids à la surface du corps jaune, mais encore elles pénètrent au milieu des cellules principales en suivant les cloisons de refend que la thèque émet par sa face interne et qui ébauchent le cloisonnement de l'organe en lobules.
Leur rapport est donc toujours intime avec le tissu
conjonctif et avec les vaisseaux sanguins qui rampent à
la surface du corps jaune et qui pénètrent, suivant une direction rayonnante, dans sa masse. Ces relations expliquent l'erreur de Nagel, qui les figure dans son Handbuch (édit. 1906, fig. 30 et 32) sous la dénomination de « sogennante Gefâsssprosser ». Il y a à tirer, de ces rapports avec le système vasculaire, une présomption de leur activité sécrétoire. C’est là l’archictecture typique des cellules de glandes à sécrétion interne ; nous verrons que l’étude de la structure de ces cellules confirme cette hypothèse.
Les cellules externes sont cubiques et de faible dimension. Leur noyau est à peu près rond ; il est le plus souvent granuleux et pourvu d'un nucléole sphérique ; mais ces aspects de structure nucléaire sont variables. Le protoplasma est très clair sur les coupes incluses à la paraffine. Il est extrêmement fragile et ne peut être étudié que sur des pièces parfaitement fixées.
C'est surtout après coloration des graisses que ces cellules externes sont remarquables. Si leur aspect après dissolution des graisses les caractérise déjà suffisamment, leur singularité est absolument frappante après coloration de leur contenu. Elles sont très riches en Iipoïdes ; ce sont, par la coloration au Soudan, de véritables blocs orangés (fig. 4, voir planche ID. Par le Bleu de Nil, elles sont violacées. L'acide osmique les colore en bistre ; la coloration secondaire de l'acide osmique les fait noires. C'est sur ces préparations qu'on peut le mieux étudier la morphologie de leur contenu Ce sont des gouttelettes et surtout des gouttes volumineu-
ses, “ouvent confluentes et masquant alors le noyau. La
cellule externe paraît, dans ce cas, comme une tache d’enre. |
Les graisses des cellules externes ont une solubilité parfaite dans le xylol après osmiquation ; elles sont entièrement labiles. Il s’en suit que sur les préparations osmiées, traitées par le xylol, la cellule externe est invisible (fig. 5 et €).
Mulon (1) a examiné au microscope polarisant « ces petites cellules à type spongiocytaire qui forment la périphérie du corps jaune » ; il y décrit de très nombreuses gouttelettes graisseuses anisotropes, c'est-à-dire biréfringentes. Nous avons vérifié l'exactitude de sa description et nous avons reconnu le grand intérêt de ce mode d'examen. Comme nous le verrons plus loin, la graisse biréfringente se trouve exclusivement contenue dans les cellules externes du corps jaune, il en résulte que le corps jaune, lorsqu'on l’examine au microscope polarisant, présente un aspect très particulier : les nicols étant croisés, le centre de la formation est complètement obscur, tandis que la bordure est parsemée de points et de masses brillantes.
Le nombre de ces cellules externes est toujours minime en regard de celui des cellules internes. De plus, fait qui nous paraît capital et sur lequel nous voulons revenir, ce nombre est très variable.
Tantôt les cellules externes forment une couche continue autour de la couche principale et s'insinuent pro-
fondément entre les lobules de cette couche principale
(1) Mulon. — Soc. Biologie C. R., 1912, tome 1, p. 204.
FIGURE 5 (n° 450) ‘Corps jaune (congélation, acide osmique, coloration secondaire. Apathy). Grossissement = 150/1 (réduit d'un tiers)
Les lipoïdes existent dans les deux zones, externe et interne. Ils sont plus nombreux dans la première.
FIGURE 6 (n° 450)
Corps jaune (congélation acide osmique, coloration secondaire xylol-baume). Même grossissement que la fig. 5 Les lipoïdes des cellules externes ont été entièrement dissous : ce
sont des lipoïdes labiles. Les lipoïdes des cellules internes sont dans le même état sur la figure précédente : ce sont des lipoïdes stabiles.
ms 27 CEE
-dans l'épaisseur des travées conjonctives ; elles peuvent même atteindre la surface interne du corps jaune.
Tantôt ces cellules sont éparpillées en petits alvéoles isolés ; il en existe seulement deux ou trois par coupe.
Tantôt ces cellules nranquent complètement.
Il y à, de ce fait, une différence de structure entre les différents corps jaunes qui est très importante et sur la- -quelle nous insisterons encore (1).
Disons tout de suite qu’il ne s’agit pas là d’une succession d’aspects dans le temps. Nous avons trouvé des -corps jaunes riches en cellules externes, aussi bien que des corps jaunes pauvres, à tous les stades apparents de leur développement. Les cellules externes ne disparaissent pas dans les corps jaunes rétractés qui montrent les apparences de la régression. Les caractères de leur contenu lipoïdique ne se modifient pas. Nous verrons que ce contenu est distinct de celui des cellules internes. Il n’y ‘a pas de passage d'une espèce de produit à l’autre.
Mulon, qui a donné une bonne description des cellules externes, dit qu'il y a « continuité et transition partiellé » (2) entre elles et les grandes cellules de la couche interne. C’est ce qui semble, en effet, sur les coupes par inclusion, après dissolution des graisses, mais c'est là une apparence trompeuse que l'étude du contenu de ces
-deux espèces de cellules dément formellement.
(x) Novak a remarqué ces grosses différences individuelles. Ann. de Gyn. et Obst., 1916-1977, tome 19, p. 487 et J. of Am. Med. Ass., 1916, vol. 67, p. 1285 (voir fig. 7 et 8). | © (2) In th. Pottet. — Corps jaune dans la grossesse, Paris 1910-1911» n° 6 (consulter p. 23). Toutes les coupes ont été faites après inclusion à la paraffine.
Sur les coupes à la congélation, traitées par l'acide osmique et montées au baume, les cellules externes sont vides, les cellules internes sont bourrées de leur contenu, teint en noir. Rien n'est plus net que les limites entre les deux zônes sur de telles préparations. C'est parce que nous avons constaté cette différence si nette, sans aucune transition, que nous croyons que les cellules externes, à contenu labile, ne se transforment pas en
cellules internes.
b) Cellules internes.
Elles forment une couche très épaisse. C'est elles qui constituent en totalité ce ruban godronné, plissé, tortueux, que nous avons décrit, à l'œil nu. Dans les replis de ce ruban pénètrent, en dehors, les cloisons émanées de la thèque, en dedans des cloisons analogues émanées du noyau conjonctif central qui s’est organisé en place du caillot primitif. On peut comparer cette disposition à celle d’un ruban plissé sur des lames très rapprochées, disposées en chicane.
Dans le ruban, les cellules internes sont au contact les unes des autres. Le tissu de soutien est extrêmement ténu ; il est constitué par quelques cellules fusiformes, très aplaties et par des fibres fines. Certains auteurs considèrent ces dernières comme formées aux dépens du réseau intra-cellulaire des cellules glandulaires. Ces fibres seraient constituées par de la substance collagène ou par une substance analogue. Les capillaires sanguins sont nombreux, mais très fins ; c'est à eux qu'appartiennent
les cellules fusiformes.qui s'interposent entre les cellu-
les glandulaires ; entre deux fins fuseaux se voient les éléments du sang en une mince coulée.
Les cellules internes du corps jaune- sont de grande taille ; elles sont de couleur sombre, réfringentes, compactes. Leur protoplasma prend bien les colorants acides. Leur noyau est volumineux, ovalaire, souvent excentrique. Il est régulièrement cendré par de fins grains de nucléine, au milieu desquelles il y a un ou deux nucléoles. On n'y voit jamais de figures de karyokinèse, si l'on en croit la plupart des auteurs.
Après coupe à la congélation, les cellules internes apparaissent chargées de graisse (1). C’est par l'acide osmique qu'on obtient les meilleures images. Sur des coupes minces, la cellule est ponctuée de points extrêmement fins, rangés en couronne autour du noyau, de telle façon que le centre de la cellule est clair et, qu'autour de lui, se voit un anneau régulier, pointillé noir. Sur des coupes épaisses, telles que celles obtenues souvent par congélation, on voit aisément que cette disposition annulaire est une apparence de la coupe mince et, qu'en réalité, les graisses forment une sphère, au centre de laquelle est le noyau, dans un protoplasma dépourvu d'enclaves.
Ce qui est très important à noter, c'est que la quantité de graisse contenue dans ces cellules internes du corps jaune, est très différente suivant les cas.
Parfois toutes sont chargées de gouttelettes, telles que
(x) Nous n'avons pas cherché à mettre en évidence les mitochondries, ni les formations osmophiles de Mulon. La description donnée par cet auteur se trouve dans la thèse de Pottet et dans la thèse de Mme Mulon. Paris, 1916-17, n° 45, consult. p: 18.
nous venons de les décrire et, même, il est des cas où ce contenu est aussi abondant et aussi compact que dans. les cellules externes du corps jaune. Parfois, les cellules internes sont très différentes les unes des autres et, seules, certaines sont chargées de graisse, les autres en étant complètement dépourvues. Ce sont les cellules de la périphérie qui contiennent les graisses, tandis que les cellules voisines du centre en sont dépourvues ; la transition se fait d’un bord à l’autre insensiblement. Parfois, enfin, ces cellules sont entièrement vides de graisse. Nous voulons dire que, dans ce cas, nous n'avons pu les mettre en évidence par aucun colorant.
Nous n'acceptons donc pas l'opinion de Mulon, que la graisse existe constamment, sinon sous forme de gouttelettes, du moins à l'état d'imprégnation diffuse du protoplasma et qu'elle est alors décelable par le Scharlach. C’est un état que nous n'avons pas rencontré.
Quand elles existent, les graisses des cellules internes sont toujours des graisses stabiles ; elles sont colorées en brun foncé par l’acide osmique, elles noircissent peu par le passage dans l'alcool à 70° après l'osmiquation ; elles ne sont pas solubles dans le xylol après osmiquation (1).
(x) Nous devons cependant signaler un aspect que nous avons rencontré sur deux pièces. Au pourtour d'un kyste et sur une grande épaisseur, des cellules analogues aux cellules internes du corps jaune étaient remplies de lipoïdes labiles. Nous ne chercherons: pas à interpréler ces formations rares. Est-ce une étape entre le corps jaune et la formation lipoïdique, résidu de corps jaune, ou bien est-ce un stade très évolué d'une formation atrétique ressemblant à un corps jaune ? Pour nous elles ont l'intérêt de démontrer l'analogie de nature de ces formations diverses; nous ferons état de l’unicité de la glande ovarique en étudiant sa physiologie.
Par le Soudan III, la coloration des cellules internes se fait de façon plus ou moins franche, elle est toujours un peu diffuse et ce réactif est moins favorable que l'acide osmique. Par le Bleu de Nil, la coloration est également diffuse, habituellement faible, de teinte bleuä- ‘tre. Par le rouge neutre, il n'y a pas de coloration des: lipoïdes du corps jaune.
Sur les coupes non colorées la solubilité des graisses du corps jaune est aisée à démontrer dans les solvants usuels : éther, alcool fort, acétone. Il nous a semblé qu'elle était à peu près la même pour les graisses des cellules externes et pour celles des cellules internes : résultat un peu surprenant étant donnée la différence de leur
solubilité après osmiquation.