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breux amas jaunes d’or, d’une belle couleur vive. Chaque coupe mince de l'ovaire en montrait environ six, d'où l’on peut calculer que l'organe entier en renfermait une trentaine.
Sur d'autres pièces ces amas ont une couleur plus pâle (ig. 2, voir planche I). Ils sont ivoire jauni ou presque blancs et, dans ce cas, il y a difficulté à les distinguer des cicatrices nacrées des corps jaunes flétris, des corpora albicantia.
La forme de ces amas est variable. Tantôt c'est une traînée presque sans épaisseur, comme un filon entre les fibres du stroma. Tantôt, et le plus souvent, c'est un triangle aux angles effilés. Parfois c'est un disque. Le centre de ces formations est tantôt de même nature que la périphérie, tantôt il est différent : c’est un point hémorragique, ou bien un nodule gris, de même aspect que le stroma ovarien ; parfois c'est un kyste minuscule.
Ces formations sont-elles de même nature que le corps jaune et ne représentent-t-elles que le reste de corps jaunes vieillis, extrêmement rétractés? C'est un point d’histogenèse que nous ne croyons pas que l'on puisse trancher d’une manière formelle et que nous réserverons.
Ces formations, que nous désignerons sous le nom de FORMATIONS LIPOÏDIQUES, n'avaient pas échappé aux vieux auteurs qui tiraient si souvent des moyens d'étude précaires dont ils disposaient, des résultats qui étonnent aujourd'hui.
IT suffit de consulter le livre de Négrier (1) pour y
(1) Négrier, — Recherche anat. et phys. sur les ovaires dans l'espèce humaine, Paris, chez Béchet et Labé, 1840.
Pl:
FIGURE 1 Ovaire présentant de nombreux amas Jaunes, « formations lipoïdiques »
Grossissement 2/1