‹ La Glande à Sécrétion Interne de l'Ovaire Humain Étude Anatomique et Physio-PathologiqueChapitre 8 sur 23 · PI · texte numérisé non relu

PI

C'est sur les coupes traitées par’ le procédé- de l’hématoxyline au fer lent, que les détails de structure de cette cellule peuvent être bien étudiés.

Sur des coupes par congélation, ces cellules apparaissent Comme des amas de lipoïdes en gouttes et en gouttelettes.

Ces gouttes de graisse, petites et grosses, : sont tassées et accumulées les unes sur les autres et masquent complètement le noyau. Elles empêchent de distinguer les limites cellulaires, parce qu’il n’y.a aucun intervalle entre le contenu d’une cellule et celui de la cellule voisine. Toutes deux sont gonflées et boursoufflées.

Sans préparation, ces gouttes réfringentes ont une légère teinte jaune clair.

Ce sont des graisses labiles. Elles sont bistres par l'acide osmique en coloration primaire, noires d'encre par la coioration secondaire ; solubles très aisément, presque instantanément, dans le xylol après osmiquation. La solubilité de ces graisses est telle, qu'elles ne peuvent pas être étudiées par la méthode de la fixation au Flemming et de l'inclusion à-la paraffine. Même si l’on emploie comme dissolvant de la paraffine l'éther de pétrole, ces graisses sont en ‘partie emmenées et la structure de la cellule est altérée. Sur de telles préparations, les gouttes lipoïdiques sont baveuses et leur contenu noirâtre s’est épandu en tache d’huile ; c'est dire qu'il faut ici, de toute nécessité, employer les techniques à l’eau, la congélation notamment (fig. 8 et 9).

Par le Soudan III, ces cellules apparaissent comme des blocs orangés, d’une belle couleur. Par le Bleu de Nil la

: FIGURE 8 (n° A3)

Amas de cellules spongiocytaires à noyau pycnotique (Congélation. Acide osmique, coloration secondaire, Apathy Grossissement = 100/1 (réduit d’un tiers)

Il s’agit ici d'une formation rubannée autour d'un centre hémor-

ragique en voie d'organisation.

FIGURE Q (n° 447)

Même point que celui de la figure 8 (Congélation, Acide osmique, colcration secondaire, xylol-baume) Les lipoïdes très labiles ont entièrement disparu.

couleur varie du lilas au rose ; le plus souvent il y a des nuances voisines dans la gamme des violets.

Le Rouge neutre ne colore pas ces graisses le plus souvent. Parfois, cependant, il donne à certaines gouttes une teinte jaune plus franche que le jaune pâle qu'elles ont naturellement. Nous ne savons pas à quoi correspond cette coloration, que nous n'avons pas vu signalée dans lés précis de microchimie que nous avons consultés. Les préparations au Rouge neutre sont, en tous cas, des plus favorables pour l'étude de ces formations lipoïdiques qui y sont très bien mises en évidence par contraste et très belles.

La méthode de Perls, au ferro cyanure de potassium, pour la recherche du fer, ne les colore généralement pas. Cependant, sur certaines de nos préparations, il y a, sur toute leur surface, une teinte bleue très pâle. Nous signalons cette réaction sans pouvoir l'expliquer et sans avoir fait sur elle de recherches complémentaires.

Il y a souvent, au voisinage des formations lipoïdiques de l'ovaire, des dépôt ferrugineux qui sont assurément d'origine hématique. Quel est le rapport entre les deux dépôts martial et graisseux ? Nous ne savons pas ; mais nous voulons faire remarquer ici, que la présence du fer à côté de la formation lipoïdique, et parfois même l'existence à son centre d’un foyer hémorragique, ainsi que nous l’avons déjà signalé et figuré, ne sont pas du tout en faveur de son origine par le mécanisme de l'atrésie folliculaire. C’est une raison de plus pour ne pas accepter le nom de corps jaune atrétique, que nous avons déjà critiqué.

LNSES

Par l’acide sulfurique (réaction de Salkowski), on n'a aucun coloration.

Le microscope polarisant manifeste très aisément la biréfringence de, ces lipoïdes, on y voit quelques croix de polarisation. Ge sont des graisses anisotropes, voisines, sans doute, de la cholestérine.

Enfin nous avons étudié sommairement, sur les coupes, la solubilité de ces graisses lorsqu'elles n'ont été soumises à aucune autre action qu’à celle du formol. Elles sont très solubles dans tous les solvants usuels, y compris l’acétone.

En résumé, ces amas, extrêmement riches en lipoïdes, sont caractérisés par 3 propriétés principales

L'aspect spongiocytaire extrêmement marqué de leur protoplasma.

Leur richesse en lipoïdes labiles, voisins de la cholestérine et sans doute formés, comme le dit Mulon, de mélanges variables de phosphatides et de cholestérine.

Leur noyau petit, contracté, en voie de pycnose.

Ce dernier caractère nous paraît très important, parce qu'il permet de présumer de la signification de ces cellules. Ce sont des cellules sénescentes, parvenues au terme de leur évolution et transformées en réserve de lipoïdes. Elles sont surchargées et détruites par leur contenu. Ce caractère morphologique a, de plus, l'intérêt de pouvoir être retrouvé sur les coupes traitées par les méthodes courantes de l'inclusion à la paraffine et, comme il est très typique, il permet d'identifier ces formations sur de telles préparations où les lipoïdes sont détruits.

C’est ïe qui nous incite à proposer le terme de cellu-

ie

les spongiocytaires à noyau pycnolique, pour désigner ces éléments ; et le terme d’amas de cellules spongiocytaires à noyau pyCnolique, pour désigner les formations -qui en sont constituées.

L'aspect de ces formations permet de les décrire sous deux types

Tantôt c'est un amas homogène et compact. Quand il y à une cavité centrale ou un noyau conjonctif, il est petit et n'apparaît que sur quelques coupes, et la plupart du temps, la formation se présente comme un pavage régulier de-grandes cellules claires. Il n’y a pas de tissu de soutien entre elles, elles sont au contact par leurs pans respectifs.

Tantôt c'est une formation rayonnée où le tissu conjonctif occupe une place notable et où les cellules claires ne sont plus en contact. Au centre il y a un noyau fibreux où convergent des fibres radiées. Au milieu de ces fibres, séparées par elles, les cellules sont tout à fait semblables aux précédentes, mais elles ne se touchent plus.

. À l'œil nu, déjà, ces deux types de formation se distinguent par leur couleur ; les premières sont jaune vif, les secondes très pâles, presque blanches.

Le nombre de cellules contenues dans Îles amas du second type est naturellement beaucoup moins moindre.

Il y a même des cas où les cellules glandulaires sont rares ; on a alors l'impression d’un organe usé, destiné à n'être, sous peu, qu'une cicatrice fibreuse. Dans ces

formations sénescentes, les cellules spongiocytaires à

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