THAÏS
à Henri de Manneville.
Alexandros, V épique enfant de Zens Ammon, Mange et boit et s' 'enivre après la ville prise Dans le palais taille dans le marbre et le mont ;
Et les hommes-lions, sculptés de pierre grise, Inutiles gardiens des murs et du trésor Regardent le héros boire aux coupes qu'il brisey
Cependant que la fauve avalanche de Vor Splendidement s abat sur la massive table Comme un or and oiseau roux au fui cruranl essor .
La rauque orgie et la clameur épouvantable Hurlent et le troupeau des Hellènes vainqueurs Mugit : tels les taureaux dans la nocturne étable ;
Et parmi les péans discordants et les chœurs, Et les parfums de la Sabée et le cinname, Et la vapeur des vins et des chaudes liqueurs,
La torche en main, Thaïs, la bacchante qui clame, La courtisane blanche et droite comme un lys Revêt de pourpre ardente et couronne de flamme
La ville antique aux toits d'argent, Persépolis.
Maya Sj
O ville, amas ancien de rêve et de superbe, Dressée en moi sur tes inébranlables fûts, Qui te rabaissera jusqu'au niveau de V herbe ?
Monceau de souvenirs étranges et confus,
Peuple mystérieux de muettes images,
Qui donc rendra la plaine au chant des bois touffus ?
Qui chassera de moi les rites et les mages Et sur les noirs débris du temple renversé Fera monter des cris d'oiseaux et de ramages ?
Quelle torche, 6 mon cœur, sur ton marbre glacé Etendra des lueurs sanglantes et sur Vâme Lâchement assoupie et sur V esprit lassé
Dardera la splendeur de ses langues de flamme ?