SUCRE DU SANG
MOMENT
de l’examen.
njectionî
» clé morphine.
Avant la narcose.
Après la narcose.
Avant la narcose.
5 min. apr. la narcose.
20min. apr. la narcose.
Avant la narcose.
5 min. apr. la narcose.
20 min. apr. la narcose.
Avant la narcose.
5 min. apr. la narcose.
20 min. apr. la narcose.
30 min. apr . la narcose.
Curarisation.
Avant la curarisation .
30 min. après la curar.
Avant la curarisation.
25 min. apr. la curar.
Avant la curarisation.
Après la curarisation .
Avant la curarisation.
15 min. apr. la curar.
2 heures apr. la curar.
Immédiatement après
la curarisation.
Au bout de 30 minutes.
Après 1 heure.
Après 2 heures, ani-
mal absolument ex-
ténué.
A de rares exceptions près le sang était toujours plus riche en sucre pendant la narcose ou après la curarisation qu’auparavant. La possibilité d’une suractivité de la fonction glycogénique du foie était exclue par des expériences précédemment mentionnées (p. 76). Il résultait même de ces expériences que spécialement la chloroformisation ralentissait notablement la glycogénie hépatique, puisque la différence des teneurs en sucre du sang hépatique et du sang de la veine porte était plus faible que la moyenne donnée par mes autres expériences.
Dans quelques-unes des expériences mentionnées dans le tableau ci-dessus j’ai, outre le dosage du sucre du sang carotidien, pratiqué, après la narcose, le dosage du sucre contenu dans les veines sus-hépatiques, et je constatai dans quelques, cas que le sang carotidien prélevé pendant la narcose était plus riche en sang que le sang veineux pris au même moment. Ainsi, dans Inexpérience XI, la teneur du sang carotidien s’était élevée de 0,144 à 0,204, tandis que le sang des veines sus-hépatiques ne contenait que 0sr,186 de sucre. Dans un autre essai la quantité de sucre contenue dans le sang carotidien s’éleva de 0,128 p. 100 avant la narcose morphinique à 0,278 p. 100 après elle, tandis que le sang hépatique prélevé dans la narcose n’en renfermait que 0,196 p. 100. Le fait de l’accroissement du sucre dans les échantillons de sang prélevés pendant l’anesthésie ou après la curarisation ne peut donc s’expliquer qu’en admettant que les anesthésiques employés ou le curare entravent la décomposition du sucre du sang.
J’ai vu, antérieurement, après ligature delà veine cave dans l’abdomen (1), la teneur en sucre du sang s’élever comme par l’anesthésie morphinique ou chloroformique et par la curarisation. Effectivement, dans toutes mes expériences antérieures sur la glycogénie, je me procurais le sang des veines sus-hépatiques par l’introduction d’une canule dans l’une des veines, par l’intermédiaire de la veine cave, au-dessus du diaphragme, et après ligature de la veine cave dans l’abdomen et dans le thorax.
Je constatai par l’effet du hasard que le sang carotidien recueilli après l’extraction du sang des veines sus-hépatiques est plus riche en sucre qu’avant et même qu’il contient plus de sucre que le sang hépatique.
Je m’assurai que ce n’étaient pas les saignées faites antérieurement qui avaient amené cet accroissement du sucre dans le sang carotidien prélevé en dernier lieu, car un essai direct me fit reconnaître qu’en faisant trois à quatre saignées de 40 gram-
(1) Seegen, Zucker im Blute, seine Quelle und seine Bedeutung. Pffliiger's Archiv f. Physiol., Bd. XXXY.
QUATORZIÈME LEÇON
mes chacune sur une carotide, les différences des teneurs en sucre constatées entre ces divers échantillons ne dépassent pas la limite des erreurs possibles. Je passai ensuite en revue toutes les opérations que nécessitait l’extraction du sang hépatique, et je les éprouvai toutes au point.de vue de l’augmentation de la production de sucre. La respiration artificielle, thorax ouvert, resta sans action ; la ligature de la veine cave ascendante dans le thorax n’accrut que faiblement la proportion de sang contenue dans le sang de la carotide ; en revanche la ligature de la veine cave ascendante dans l’abdomen exerça une grande influence sur l’augmentation du sucre, comme le montre le petit tableau ci-dessous, dans lequel carotide I désigne l’échantillon de sang tiré immédiatement après que l’animal a été lié sur la table, et carotide II l’échantillon prélevé après application de la ligature dans l’abdomen au-dessus des veines rénales.
Carotide I
Carotide II
Sang en centim. cub.
Sucre p. 100.
Sang en centim. cub.
Sucre p. 100.
Cet accroissement du sucre ne pouvait être interprété comme une conséquence d’une exagération de la fonction glycogénique déterminée par les manœuvres opératoires, car dans les quelques expériences où je me procurai le sang des veines sus-hépatiques par une ponction directe du foie ou par l’introduction d’une canule dans l’une des veines par l’intermédiaire de la jugulaire, le sang sortant du foie était également riche en sucre, tandis que celui de la carotide, prélevé avant et après l’extraction du sang hépatique, n’accusait que peu ou point de différence quant à la proportion de sucre, comme le montre le tableau suivant :
Seegen.
N03 D’ORDRE des -
expériences.