‹ La glycogénie animaleChapitre 9 sur 53 · XL11I · texte numérisé non relu

XL11I

lu.

Moyenne de

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27 expériences :

33 expériences:

4 expériences :

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Diff. : d- 0.429

Diff. : -f 0.098

Diff. : + 0.130

Dans les soixante-quatre expériences que j’ai faites, le sang sortant du foie a été trouvé invariablement plus riche en sucre que le sang qui y arrive. Dans de rares expériences, . celles

LA CLYGOGÉNIE ANIMALE.

particulièrement qui portent les nos XVII, XVIII et XX, la différence est faible en apparence. Ce sont précisément celles qui ont porté sur des animaux abondamment nourris avec de la dextrine et du sucre. Dans ces conditions le sang de la veine porte renferme déjà du sucre en abondance. Il n’est pas douteux, comme nous le verrons du reste plus loin, qu’une partie de ce sucre se dépose dans le foie sous forme de glycogène. La faible différence qui a été notée entre les deux sangs ne donne pas l’expression exacte du sucre parvenu dans le foie, car une partie de ce sucre a remplacé le sucre d’alimentation retenu dans cet organe et naturellement cette quantité n’est pas exprimée dans le chiffre différentiel. Cette différence, dans les vingt-sept expériences exécutés d’après la première méthode, oscille onze fois entre 0,02 et 0,2 grammes, onze fois entre 0,1 et 0,15 et cinq fois entre 0,2 et 0,26 grammes. Dans les essais faits d’après la seconde méthode l’accroissement de sucre resta dix-sept fois inférieur à 0,1 gramme, oscilla quinze fois entre 0,1 et 0,15 grammes et fut une fois seulement de 0,02 grammes. Il ne m’est pas possible d’expliquer cette variabilité de l’excédent du sucre. Probablement des facteurs variés interviennent, la taille, l’âge, l’état de nutrition de l’animal, peut-être aussi la phase de la digestion au moment de l’expérience, car il ne saurait être douteux que l’activité de la fonction hépatique, comme celle de toutes les fonctions organiques, varie d’intensité selon les circonstances.

En moyenne, les vingt-sept expériences faites selon la première méthode donnent :

Proportion de sucre dans le sang de la veine porte = 0,155

Proportion de sucre dans le sang des veines sus-hépatiques = 0,284 p. 100.

Différence en faveur du sang veineux hépatique -[-0,129 = 83 p. 100 de la proportion contenue dans le sang de la veine porte.

Les trente-trois expériences exécutées d’après la seconde méthode donnent :

Proportion de sucre dans le sang de la veine porte = 0,136

CINQUIÈME LEÇON. 73

Proportion de sucre dans le sang des veines sus-hépatiques = 0,234 p. 100.

Différence en faveur du sang veineux sus-hépatique -f- 0,098 = 72 p. 100 de la proportion contenue dans le sang de la veine porte.

Dans cette série d’expériences la différence est moindre, parce que dans un assez grand nombre de cas, la canule, en pénétrant dans l’une des veines sus-hépatiques, la déchirait et était lancée au dehors par le flot sanguin qui se répandait dans la cavité abdominale, et c’est ce sang qui alors était recueilli et dosé. Or, du sang de la veine cave pouvait se trouver mélangé à ce sang dont la teneur en sucre se trouvait abaissée d’autant.

Enfin, les quatre dernières expériences faites conformément à la troisième méthode donnent en moyenne :

Proportion de sucre dans le sang de la veine porte=0 , 1 04 p . 1 00.

Proportion de sucre dans le sang des veines sus-hépatiques = 234 p. 100.

La différence en faveur du sang des veines sus-hépatiques est de 0,130 et par conséquent dépasse de plus de 100 p. 100 la teneur en sucre du sang de la veine porte.

On a objecté que la plus grande teneur en sucre du sang des veines sus-hépatiques pouvait tenir à la perte d’eau que le sang veineux porte subirait dans le foie, d’où il résulterait que le sang qui sort du foie serait plus concentré et par conséquent donnerait au dosage un chiffre plus élevé pour le sucre, sans qu’il fût question de sucre nouveau ajouté à ce sang dans le foie. L’invraisemblance de cette explication saute aux yeux. L’excédent de sucre dans le sang des veines sushépatiques est de 60 à 100 p. 100, or il n’y a pas à songer aune perte d’eau telle que le sang de la veine porte se trouvât réduit à la moitié de son volume. Du reste deux séries d’expériences ont été faites pour déterminer la quantité d’eau contenue dans les deux sortes de sang. Ce sont d’abord quatre expériences de G. Flügge (1) qui prouvent qu’il n’y a pas de différence cons-

(1) Flügge, Nackweis des Stoffwechsels in der Leber. Zeitschr. f. Biologie,

Bd. XIII.

tante entre les proportions d’eau contenues dans les deux sangs, que la différence de toutes manières est insignitlante, et il arriva dans trois des expériences sur quatre que ce fut le sang des veines sus-hépatiques qui renferma un léger excès d’eau, soit quelques dizièmes en plus. Flügge a également dosé l’hémoglobine des deux sangs, d’après la méthode de Preyer, et a trouvé de petites différences qui sont loin d’être constantes D’autre part les recherches de Drosdorff (1) ont prouvé que le sang de la veine porte est plus riche én principes fixes, donc plus pauvre en eau, que le sang des veines sus-hépatiques; mais la différence est à peine de 2 p. 100. J’ai entrepris de mon côté quelques expériences à cet égard sur le sang des chiens non narcotisés qui avaient servi à mes expériences de dosage du sucre. On recueillait le sang de la veine porte à l’aide d’une canule introduite dans le tronc de cette veine à travers la veine splénique. Quant au sang des veines sus-hépatiques, je m’en procurai deux fois par une ponction directe dans l’une d’elles et trois fois par introduction d une canule dans la veine cave inférieure liée au-dessus des veines rénales et immédiatement au-dessus du diaphragme. Sur le sang non battu, destiné au dosage du sucre, je prélevai 40 à 60 grammes pour y déterminer la proportion d’eau. Je le fis évaporer dans de petites capsules en verre, au bain-marie, jusqu’à siccité, puis dessécher à l’étuve sèche à 100° jusqu’à ce que deux pesées successives donnassent le même chiffre. On trouvera dans le tableau suivant les résultats de ces expériences :

Proportion d’eau p. 100.

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