‹ La GlycorachieChapitre 6 sur 16 · MIT · texte numérisé non relu

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Enfin, plusieurs chimistes, en tête desquels se trouve Deniges, démontrent que la réduction de ia . liqueur de Felhing est bien due, pour la plus grande part tout au moins, au glucose.

La chose est admise actuellement par tous.

M. Sicard, -dans son Traité du L.C.R., en 1902,

de l’examen chimique en ces termes: « Il est pos-

sible qu’il y ait encore une petite quantité de glycose dans le L.C.R. ; en tous cas, même chez les sujets normaux, le L. C.R. peut réduire la liqueur cHpro pou »

M. Gillard (Thèse de Lyon, en 1904) fait une revue générale des travaux faits jusqu'alors et conclut à la présence du sucre.

La rachicentèse, entrée dans le domaine de la pratique courante, permet l'étude systématique du liquide issu de la ponction lombaire chez les individus vierges de toute affection nerveuse.’

M. Mestrezat, en 1909 (Thèse de Montpellier), étudie à fond la composition chimique du L. C. R. normal et fixe définitivement à 0 gr. 53 par litre sa teneur en glucose.

Il établit la limite des variations à \ Pétat physiologique entre 0 gr. 48 et 0 gr. 58.

Anglada (Montpellier, 1909), dans sa thèse :

Le liquide céphalo-rachidien; bilan actuel du diagnostic par la ponction lombaire, conclut dans le même sens.

De la Glycorachie

DE sa VALEUR. — Il n’est pas douteux que les discussions sur la présence ou l'absence de la glycose dans le L. C.R., de même que celles au sujet de sa présence à un taux plus ou moins élevé, sont dues en grande partie à ce que nombre des analyses furent faites sur des L. C. R. prélevés au cours d’états pathologiques.

Aussi la présence de la glycose admise à l’état normal, la diversité des constatations au point de vue de son absence ou dé ses variations ne pouvait que mettre en évidence l’importance de sa recherche qualitative et quantitative.

HISTORIQUE DE L'ÉTUDE DE SES VARIATIONS. — M. Sicard a, un des premiers, attiré l’attention sur les variations du pouvoir réducteur du L. C.R. dans les états pathologiques.

«Au cours du diabète, dit-il, Achard et Loeper ont trouvé dans le L. C.R. de deux diabétiques 5 gr. 10 et 5 gr. 20 de glycose. »

Cet auteur cite également deux analyses faites par Deniges et Sabrazes, par Sabrazes et Binaut, au

cours de méningites tuberculeuses classiques, confirmées par l’autopsie et dans lesquelles on note l’absence de corps réducteurs. |

M. Gillard, dans sa thèse, signale une variation marquée de la glycose dans le liquide issu de la ponction lombaire dans les états pathologiques.

M. Mestrezat, qui a si bien étudié les modifications chimiques du L.C.R, souligne l’hypoglycorachie dans les méningites aiguës et souvent sa disparition complète dans ces affections, considération dont le relief s'accroît quand il la met en parallèle avec l'hyperglycorachie apparaissant, au contraire, dans les états méningés de la fièvre typhoïde, de Malte, des fièvres éruptives, voire même des angines.

Ainsi la valeur diagnostic de la recherche et de l'évaluation du taux de la glycose du L.C.R n'échappe pas à l’auteur, qui résume ses observations en disant que les syndromes méningés méningococciques sont totalement différents des états mé- - ningés observés dans nombre de maladies infectieuses. î |

L’inflammation bactérienne des méninges se traduisant par la formule devenue aujourd’hui elassique : hyperalbumine, hypoglycose et diminution des chlorures. :

Tandis que dans le « méningisme », la constatation d’un taux normal d'albumine et d’hyperglycose est de règle.

Depuis ces constatations, dont nul ne conteste plus l'importance, les auteurs se succèdent, vérifiant et ajoutant quelques observations nouvelles à appui: des travaux de Mestrezat.

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