ANSE PP
TR
La thèse d’Anglada est des plus intéressantes à se
point de vue.
Puis ce furent H. Roger, E. Gaujoux, Bousquet, dans une série de recherches faites en collaboration avec Mestrezat et publiées au cours de l’année 1909, qui fixe définitivement l’importance, on pourrait même dire la règle que suivent les fluctuations de la glycorachie dans les méningites aiguës.
La disparition de la glycose, presque constante, ou en tous Cas sa très grosse diminution dans le- L.C.R., dès l’envahissement des méninges par le méningocoque, est un fait acquis désormais.
Sa réapparition progressive au cours de l’évolution est un des meilleurs signes de la marche vers la guérison.
MM. Netter et Dobré, en 1911, dans leur excellent traité de La méningile cérébro-spinale, confirment que la teneur en sucre est abaissée aux environs de 0 gr. 20 dans toutes les méningites cérébro-spinales, alors que normalement :elle oscille entre 0 gr. 50 et 0 gr. 60. É
MM. Ardin et Delteil, dans une communication
A la Société de Médecine d'Alger, en 1912, relèvent
l'importance de la diminution du sucre, des chloru- : res et de l’augmentation de lalbumine dans les irri-
tations méningées.
Ils soulignent aussi les variations de la glycose : «Toute augmentation du sucre au delà de 0 gr. 60 sans modification d’autres éléments est l'indice d’une maladie infectieuse générale ou d’une intoxication marquée de l’organisme.
« Toute diminution du sucre au-dessous de 0 gr. 48 - correspond à une infection méningée. » Te
M. J. Pignot, chargé de l’organisation d’un service de méningites cérébro-spinales dans un hôpital de l'avant, en 1915, rapporte que la disparition com-
; plète du sucre a été constatée souvent, et cela dès les premières heures.
Il faut encore mentionner tout spécialement le travail de MM. Guy Laroche et J. Pignot, Le sucre
du L.C.R. dans les méningites aiguës, article paru dans Paris-Médical, en 1917, qui offre le plus grand intérêt. de
Ces auteurs mettent en lumière l'importance pratique, au point de vue du diagnostic et du pronostic, de la recherche du sucre et de son dosage au début et au cours de l’évolution des méningites aiguës.
Ils insistent avec observations à l’appui sur l’intérêt primordial de la glycose, qui leur permet à elle seule, dans certains cas, de trancher un diagnostic.
De même que l'apparition de la glycorachie ou son maintien au voisinage de zéro leur fit porter un
pronostic confirmé ultérieurement par l’évolution clinique.
Dans les cas de réinfection ou d'accidents sériques, ces auteurs ne sont pas moins affirmatifs pour conclure que la courbe représentative du pouvoir réducteur du L. C.R. guide la thérapeutique.
Dans les méningites aiguës non méningococciques, à pneumocoques, à streptocoques ou autres, même constatation : l’hypoglycorachie est la règle, Ja disparition totale du sucre est fréquente, surtout au début. ge
Dans les méningites tuberculeuses aiguës également, la diminution de la glycose est marquée; toutefois, la disparition complète est plus rare, les oscillations de la teneur en glycose sont moins grandes souvent et aussi moins constantes.
Il est possible cependant que les variations soient en rapport avec les poussées bacillaires et que les résultats de l'analyse dépendent du moment de la ponction. S
Ce sont là les conclusions de plusieurs auteurs, en particulier celles de MM. Guy Laroche et J. Pignot, sur ce point.
Dans les syphilis nerveuses, il y a toujours retentissement sur le L. C.R.; l'augmentation de la glycose peut aider à dépister une réaction organique.'
Dans les états méningés, l'étude du sucre rachidien n’est pas moins intéressante chez tous les malades observés, qu’il s'agisse de Ja réaction au couts de la pneumonie ou de la para-typhoïde A et B, le L.C.R. présente une réaction cellulaire variable, mais la glycose se maïintenait à la normale ou même était augmentée.
MM. Sicard, Hutinel, Vidal et Frouin ont également montré l’hyperglycorachie au cours des réactions méningées.
MM. Costa et Troisier, après eux, étudiant diverses réactions méningées chez des ictériques, n’ont pas signalé un taux anormal de sucre. Moussaut, en collaboration avec M. Weissenback, en 1915, signalent une augmentation de la glycose dans un état mé- . ningé aigu avec réaction puriforme aseptique.
- M. P. Weil a constaté une hyperglycorachie consi-
dérable dans le L. C.R. comme suite à une rachi- | anesthésie.
Dans les méningites syphilitiques, la glycose reste aux environs de la normale; on note quelquefois
une légère augmentation.
Quelques méningites syphilitiques aiguës vraies à spirochètes sé sont montrées avec une diminution de la glycorachie.
Sur 250 examens du L.C.R, M. Lochelongue vérifié l'hypoglycose dans les infections des méninges et l’hyperglycose dans les Cas de méningisme. Il n’eut qu’une seule exception dans un liquide clair méningococcique. Mr
Une thèse récente, bien documentée sur la chimie du L. C.R,., est celle de M. A. Lorot (Paris, 1919). Cet auteur fait une revision complète de l’histoire du L. C.R. au point de vue chimique, …
Il insiste d’ailleurs particulièrement sur l'examen du sucre et l'intérêt qu’il peut y avoir à suivre ses variations. |
Se basant sur d'assez nombreuses observations, il confirme les conclusions des auteurs qui l'ont pré-
cédé.
= M. Lorot considère qu’il y a hypoglycorachie entre 0 et 0 gr. 48 par litre. Il divise l'intervalle de ces deux chiffres en deux sections, la première dite de grande diminution s'étend de O0 à 0 gr. 35: elle comprend :
Les méningites aiguës;
Les poussées dans les affections chroniques.
La seconde a comme limite 0 gr. 35 à. 0 gr. 50: | elle englobe :