LES PRÉCÉDENTS, LE MARQUIS, BLAISE VERDET, LAUTREC
LE MARQUIS. Il entre avec Biaise Verdet, par la droite.
Je suis gâteux, mon cher, je le sais, je me reconnais dans vos dessins.
Tous les gâteux que vous faites, je leur ressemble... D'abord, j'absorbe cinq litres de boisson par jour...
Champagne, grogs, et cœtera. Puis, entre nous, je m'amuse trop. Certaine
débauche qui est une chose distrayante pour la jeunesse, à mon âge...
LAUTREC, venu par la porte du fond ; à Rhodel.
Tiens I vous étiez dans la salle?
RHODEL
Nous causions ici, tous deux.
LAUTREC
Je ne vous dérange pas. Adieu.
THÉRÈSE
Pas du tout, restez donc... Nous dirons du mal de moi.
Rhodel, Thérèse, Lautrec, causent doucement près de la cheminée.
VERDET, saluant familièrement de la tête Thérèse Ra'ia, au marquis qui, lui, salue de la main.
Elle n'apas une toilette bien riche, votre idole, mais elle s'habille avec goût. Du chic... Décidément, je la peindrai volontiers.
LE MARQUIS
Oui, oui... elle n'est pas mal.
n<5 LA GOMME
VERDET
Comment? Pas mal?.. Vous êtes mou!.. Pas mal! Vous la trouviez crevante, sur la scène, lorsqu'elle est en cavalier.
;, LE MARQUIS
Parfaitement. Mais il faudrait que je la revoie ainsi par la pensée. C'est fatigant. Plus de mémoire, depuis le collège, plus d'imagination... Je suis gâteux, mon cher, je suis gâteux, je vous assure.