‹ La gommeChapitre 48 sur 59 · TOUS · texte numérisé non relu

TOUS

Oui.

TRÉSEL, redisant après les autres.

Oui.

THÉRÈSE

Je porte donc un toast à Tamour gommeux, à l'amour fantaisiste, échappé des sens, sur les lèvres, en paroles légères ; à l'amour capricieux, confondant en un même dédain la Vierge qui s'est livrée ardemment dans l'exaltation de sa jeunesse et dans sa foi confiante , la mondaine pécheresse, comme les filles à l'encan... A l'amour qui rit ! Au baiser qui passe !

LYONNETTE

A l'amour qui rit.

SAVINEL

Eh bien, duc, à vous.

TRESEL, timidement

Au baiser qui passe.;

Voudriez-vous boire dans cette coupe?

TRESEL, craignant soudain que ce soit du poison.

Vous êtes folle.

l8.} LA GOMME

THÉRÈSE

Et vous... prudent... Déjà vous n'osiez pas me regarder. Ne craignez rien. . . Au mépris qui passe I (EUe boit.)

GERMAINE DE ROSAY, qui s'amusait à déboucher une bouteiUe de Champagne et semblait en caresser le goulot d'or.

Mépris avalé... (Le bouchon saute, elle précipite ses lèvres sur la mousse qui jaillit.)

BÉRAUD

Est à moitié pardonné.

LA FOLATIÈRE

Des gros mots!,.. Tiens! ô petite

L)OUC]ie!(Il embrasse Louise Trémouille. Béraud lui fait signe qu'il ne sait pas se tenir),

TRÉSEL,selevant.

On ne peut pas blaguer... Moi j'ai soupe.

GONTARD, tragiquement, avec un léger accent méridional.

Quand Auguste avait bu, la Pologne était ivre.

LOUISE TRÉMOUILLE

Ah non! tu nous embêtes avec ton clown de l'Hippodrome!

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